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Affaire Jalil Bongo à la GR : la Présidence gabonaise menace « La lettre du continent »

Affaire Jalil Bongo à la GR : la Présidence gabonaise menace « La lettre du continent »
Le dernier né de la famille Bongo-Valentin, Jalil Louis Bongo Ondimba © 2020 D.R./Info241

Le torchon brule depuis mercredi entre les tenants du pouvoir présidentiel et la presse étrangère spécialisée. En effet, dans sa livraison du 25 novembre, l’ex Lettre du continent a évoqué l’interruption des études dans une prestigieuse université aux Etats-Unis du fils du couple Sylvia Valentin et Ali Bongo, Jalil Louis Bongo Ondimba, pour renforcer l’armée présidentielle : la Garde républicaine (GR). Une information qui a mis le feu aux poudres puisque la Présidence gabonaise s’est fendue hier d’un communiqué pour mettre en garde la presse contre « des actes portant atteinte à l’honneur et à la dignité des institutions ». Avant d’annoncer des poursuites judiciaires contre le média panafricain Africa Intelligence.

Moov Africa

Le quotidien confidentiel pourtant très bien introduit dans les arcanes des palais présidentiels africains, Africa Intelligence, pourrait se voir poursuivre en France pour un article peu élogieux sur la famille Bongo-Valentin. Pour avoir évoqué mercredi l’arrêt des études universitaires de Jalil Bongo aux Etats-Unis pour intégrer la Garde républicaine, chargée de la sécurité du palais du bord de mer, le palais présidentiel a bondi pour brandir des poursuites judiciaires.

La famille Bongo-Valentin

Dans un communiqué parvenu ce vendredi à la rédaction d’Info241, la présidence gabonaise préfère y voir un « Gabon bashing » plutôt qu’un Bongo bashing bien qu’il s’agisse d’une affaire familiale. Pour le palais du Bord de mer, Africa Intelligence en aurait fait « son fonds de commerce » contre le Gabon depuis de longues années. Dénonçant un article mensonger, la famille Bongo dit encore s’interroger « sur les motivations réelles de son ou de ses auteurs, manifestement très éloignées du noble travail journalistique consistant à informer l’opinion en rapportant des faits avérés et non fantasmés ».

Avant de promettre que face à « la diffusion d’informations à caractère mensonger et diffamatoire visant notamment les institutions de la République et les personnes qui les incarnent, des poursuites judiciaires seront désormais engagées systématiquement contre toute personne auteure ou complice de cette diffusion, au Gabon et à l’étranger, conformément aux textes en vigueur ». Et la Présidence gabonaise d’indiquer que « Ce sera le cas en l’espèce » contre Africa Intelligence.

S’il est facile pour le pouvoir gabonais de sévir sur la presse nationale via la Haute autorité de la communication (HAC), c’est quasi mission impossible pour ce qui est de la presse étrangère. On se souvient de pareilles menaces de représailles de la Présidence gabonaise contre le média américain Bloomberg qui avait révélé l’hospitalisation d’Ali Bongo à Londres en septembre 2019. Des poursuites dont on ignore toujours l’issue à ce jour, plus d’un an après.

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