Rétorsion

Marcel Libama interdit de quitter le Gabon après une plainte contre le fils d’Ali Bongo

Marcel Libama interdit de quitter le Gabon après une plainte contre le fils d’Ali Bongo
Marcel Libama (gauche) et le fils d’Ali Bongo, Noureddin Valentin © 2020 D.R./Info241
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Le Gabon est une état de droit où règne la justice, aime à clamer une rengaine des autorités. Pour avoir osé introduire une plainte contre le fils d’Ali Bongo, Marcel Libama qui tentait de rallier le Congo par avion ce dimanche, pour une conférence en sa qualité d’acteur de la société civile, s’est vu notifié une interdiction de quitter le territoire par la Haute autorité de sûreté. Une décision politique que judiciaire, à en croire l’intéressé.

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Le régime d’Ali Bongo continue de réprimer avec des moyens d’Etat ses adversaires politiques ou plutôt ceux du fils d’Ali Bongo, Noureddin Valentin. Marcel Libama, l’une des quatre personnalités a avoir introduit une requête devant les juridictions gabonaises vient d’en faire les frais ce dimanche. Devant se rendre au Congo, le leader syndical a tout bonnement été refoulé par les services de la police des airs.

C’est sur Facebook que le président du mouvement « Ça suffit comme ça » a annoncé la décision en guise de « représailles » des autorités pour avoir touché aux cheveux du fils prodige du couple Sylvia Valentin-Ali Bongo. « Je viens d’être pour une énième fois, empêché par les plus Hautes Autorités de quitter le Territoire en raison de la plainte que nous avons porter contre le Prince de Consort », a-t-il déploré sur sa page Facebook.

Le post de dénonciation de l’acteur de la société civile

Le 13 janvier dernier, plusieurs acteurs de la société civile avaient introduits des plaintes pour « corruption active et passive, corruption d’agents publics étrangers, blanchiment des capitaux, de criminalité financière en bande organisée ou
encore d’association de malfaiteurs
 » contre le fils aîné d’Ali Bongo, bombardé coordinateur des Affaires présidentielles le mois dernier à la Présidence gabonaise. Les activistes interrogent la justice à travers ces plaintes sur l’enrichissement fulgurant de Noureddin Bongo Valentin.

Des plaintes qualifiées de « calomnieuses » par les avocats du mis en cause alors que le Gabon vibre depuis plusieurs mois sous l’opération mains-propres baptisée Scorpion. Une opération anti-corruption qui a déjà mis sous les verrous plusieurs anciens collaborateurs d’Ali Bongo dont quatre ministres. Avec cet « énième interdiction de quitter le territoire », le régime montre ses muscles dans une affaire pourtant privée d’enrichissement et de corruption présumés.


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