Contrôle technique

Le SPTU dénonce l’anarchie qui règne autour des visites techniques au Gabon

Le SPTU dénonce l’anarchie qui règne autour des visites techniques au Gabon
Serge Bertrand Bekale devant le site de la gare routière © 2020 D.R./Info241

Les responsables du Syndicat des professionnels des transports urbains (SPTU) ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme sur les conditions de délivrance des visites techniques dans notre pays. Une société agréée par le ministère en charge des Transports brillerait par la vétusté de ses installations.

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Les membres du SPTU se sont retrouvés ce 10 août 2020 sous les feux des projecteurs pour de nouveau décrier les conditions dans lesquelles les visites techniques sont établies. C’est le site de Bessieux appartenant à la société Auto Bilan qui été le théâtre de cette énième interpellation des syndicalistes.

Le bureau de ce syndicat interpelle depuis plusieurs mois déjà les autorités du ministère en charge des transports sur la vétusté des installations de l’opérateur visité. Mais aucune issue favorable à la cause défendue n’a été trouvée. Les missives envoyées aux responsables desdites structures sont restées lettres mortes car ayant reçu une fin de non-recevoir. La recrudescence des accidents de la circulation dû aux problèmes techniques des véhicules est le leitmotiv de ses usagers de la route soucieux de la sécurité des personnes et des biens.

Serge Bertrand Bekale, le président de ce syndicat, a rappelé que le ministre en charge des transports en effectuant une visite des centres de visites techniques agréés, il y a 3 mois, ne reconnait qu’un seul centre adapté pour les véhicules poids lourds. C’est celui situé à Owendo et appartenant à Gabon Autosur. « Le site de la gare routière est une station mobile » a-t-il précisé. « Cette station mobile s’est transformée en centre sous un badamier et délivre des visites techniques frauduleuses. Depuis 4 mois, je décrie cela. J’ai écrit au ministre des transports, au directeur général des transports terrestres. Jusque-là, personne ne bouge le petit doigt  ».

Ce syndicaliste et son équipe disent ne pas lâcher du lest tant que cette situation mettant en danger la vie d’autrui ne trouve pas un épilogue favorable. Sous d’autres gestions, des mises en demeure et des arrêts d’activité ont été prononcés contre des sites appartenant à cet opérateur à travers le pays. Les transporteurs urbains s’interrogent sur cette forme d’impunité qui se fait prévaloir à travers le silence des autorités compétentes.


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