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Justice internationale

Crimes contre l’humanité : Hissène Habré fixé sur son sort ce lundi à Dakar

Crimes contre l’humanité : Hissène Habré fixé sur son sort ce lundi à Dakar
Crimes contre l’humanité : Hissène Habré fixé sur son sort ce lundi à Dakar © 2016 D.R./Info241

L’ancien président tchadien, Hisseine Habré, est poursuivi à Dakar devant les chambres africaines extraordinaires pour crimes contre l’humanité, actes de torture et crimes de guerre commis lorsqu’il dirigeait le Tchad d’une main de fer entre 1982 et 1990. Ce tribunal exceptionnel est le fruit d’un accord entre le gouvernement du Sénégal et l’Union africaine.

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Amené de force à l’ouverture de son procès à Dakar (Sénégal) en février dernier, le procureur de la cour avait requis la perpétuité. C’est la première fois qu’un chef d’Etat africain sera jugé dans un autre pays que le sien sur le continent. C’est historique aux yeux des dirigeants du continent, très remontés contre une Cour pénale internationale (CPI) perçue comme de moins en moins légitime en Afrique.

De juillet 2015 à février dernier, 93 témoins à charge ont défilé à la barre, à la demande du parquet qui, pendant sept mois, a tenté de démontrer que Hisseine Habré était directement impliqué dans l’assassinat de plus de 40.000 personnes.
Des assassinats attribués à sa police secrète, la Direction de la documentation et la sécurité (DDS), par une commission d’enquête mise en place au Tchad après son départ forcé du pays en 1990.

Hissène Habré a toujours nié son implication directe dans les présumés crimes qu’aurait commis la DDS. Pour cette raison, il refuse de reconnaître les chambres africaines extraordinaires qu’il accuse de travailler pour ceux qu’il appelle « les colonisateurs occidentaux ».

Un des faits marquants de ce procès a été son refus de collaborer et son silence stoïque face aux questions des juges. Hisseine Habré a vécu au Sénégal pendant plus de 20 ans sans être inquiété, malgré les multiples interpellations des organisations de défense des droits humains et des associations de victimes présumées.

En 2013, il est arrêté à Dakar, une décision que le gouvernement sénégalais justifie par l’obligation de le juger ou de le rendre à la Belgique, dont la justice voulait l’entendre. Finalement, un accord entre Dakar et l’Union africaine aboutira à la création des chambres africaines extraordinaires pour, dit-on, éviter qu’un autre dirigeant africain ne soit jugé sur le sol européen.

Avec BBC Afrique et 24heures Suisse

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