Confinement prolongé

Afrijet et son personnel victimes à leur tour des mesures restrictives du gouvernement

Afrijet et son personnel victimes à leur tour des mesures restrictives du gouvernement
Les agents devant leurs locaux, ce vendredi © 2021 D.R./Info241

La grogne qui couvait depuis un certain temps au sein du personnel de la compagnie privée Afrijet est désormais officielle. Le personnel rejette la coupe des primes que tente d’imposer sa direction. Conséquence d’une baisse d’activités liée aux mesures gouvernementales anti-Covid-19.

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Plus le gouvernement gabonais s’obstine à ignorer les cris de ses populations face aux mesures restrictives liées à sa lutte contre la Covid-19, plus l’impact économique se fait sentir. C’est ce qui semble être à l’origine du mouvement d’humeur qu’observe le personnel d’Afrijet, une compagnie de navigation aérienne proche de la Présidence de la République gabonaise depuis ce vendredi matin.

La grogne des agents

Dans la première phase du confinement que le gouvernement avait imposé l’an dernier, plusieurs salariés, dont ceux de cette compagnie, s’étaient vu imposer le télétravail ou le turn-over. Ce qui induisait que, baisse de rendement oblige, les entreprises durent prendre en charge, que 70% voire 50% des charges salariales ou d’indemnités de leurs personnels. Ce fut le cas à Afrijet.

Dans un premier temps, ceux-ci ont vu leurs primes tronquées de 30%. Ils ont accepté malgré eux les 70% restants. Lorsque le gouvernement revient à la charge avec un durcissement des mesures le mois dernier, la direction de l’entreprise qui peinait déjà à assurer ces 70%, y a vu une brèche dans laquelle il fallait s’engouffrer pour ramener cette prime à 50%. Sans aucune négociation préalable avec son personnel, nous a t-on appris. Un constat sur leurs fiches de paie qui n’a pas été du goût de ces derniers. Contactée pour en savoir ce qu’il en était, la direction est allée jusqu’à menacer de supprimer totalement ladite prime. Elle se justifie clairement en brandissant la baisse considérable de son activité depuis un an que le gouvernement gabonais a imposé le plus long confinement du monde sans jamais déconfiner.

Entre menace d’un personnel qui n’entend pas perdre sa prime et la justification d’une direction qui craint la faillite, il apparaît une fois de plus que la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 fait plus de victimes économiques qu’humaines. Mieux encore, l’obstination du gouvernement ne fait pas de victimes qu’au sein de la classe pauvre du pays. Mais aussi dans les affaires appartenant aux décideurs.


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