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Scandale des antirétroviraux périmés

Les autorités gabonaises accusées d’offrir des antirétroviraux périmés aux malades du VIH

Les autorités gabonaises accusées d’offrir des antirétroviraux périmés aux malades du VIH
Les autorités gabonaises accusées d’offrir des antirétroviraux périmés aux malades du VIH © 2021 D.R./Info241

C’est par le biais de témoignages diffusés vendredi par nos confrères de GabonActu que le scandale a été révélé. Le Gabon distribue des médicaments périmés à ses malades atteints et vivant avec le VIH. Des révélations saisissantes qui ont contraint le ministre de la Santé à réagir en reconnaissant ces dysfonctionnements via un communiqué, tout en faisant part de sa « consternation ». Avant de promettre l’ouverture d’une « enquête interne » au sein des Centres de traitement ambulatoire (CTA) de Libreville et de l’Office pharmaceutique national (OPN). Un OPN sur lequel se défausse déjà le ministère de la Santé.

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Ainsi donc le gouvernement gabonais via ses différents institutions sanitaires dédiées distillerait des antirétroviraux périmés aux personnes vivant avec le VIH. Ces accusations graves sont celles de la responsable du Réseau de personnes vivant avec le VIH-SIDA (Regap+), Fatou Moussounda Nzamba, qui témoignait de l’inconfort sanitaire dans lequel vive ces patients à travers le pays.

L’intégralité de l’émission "Ligne directe" où témoignent les deux personnes vivant avec le VIH

« Ça nous donne des grati-grata, des insomnies, des boutons (…) ça nous provoque des maladies opportunistes  », a témoigné la responsable de Regap+. "La péremption c’est depuis le mois de juillet, et on nous les donne nous sommes au mois de septembre. On nous dit que c’est encore valable 6 mois, 7 mois. On peut encore les prendre et les consommer", ont témoigné en cœur Fatou Moussounda Nzamba et Antoine Ebane, une autre des 48 000 personnes vivant avec le VIH/SIDA au Gabon.

De quoi faire bondir le ministre de la Santé lourdement incriminé par ce scandale. Surtout que les doses de médicaments distribuées le sont pour 3 mois. "Le ministre de la Santé condamne avec la dernière énergie cet acte qui ne reflète pas l’éthique et la déontologie médicale", souligne le communiqué du ministère parvenu hier à la rédaction d’Info241. Avant de conclure que "les coupables de tels agissements seront sévèrement punis conformément à la règlementation en vigueur".

Un scandale des antiviraux reconnu par les autorités qui disent avoir engagé une reforme de l’OPN visant "d’une part une meilleure efficacité dans la gestion des stocks des médicaments, consommables et autres produits de santé et d’autre part, une meilleure accessibilité et disponibilité du médicament à toute la population". Vivement donc les conclusions de cette "enquête interne" que déclare avoir "diligenté en urgence" le ministère de la Santé.

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