Bras de fer

Giflé par le Copil citoyen, le gouvernement gabonais concède la suspension de ses mesures impopulaires

Giflé par le Copil citoyen, le gouvernement gabonais concède la suspension de ses mesures impopulaires
Giflé par le Copil citoyen, le gouvernement gabonais concède la suspension de ses mesures impopulaires © 2021 D.R./Info241

Après avoir été saisi de la suspension le 15 décembre de son arrêté instituant ses nouvelles mesures controversées de riposte contre la Covid-19 par la cour constitutionnelle, le gouvernement Ossouka Raponda a pris son temps. C’est finalement ce samedi soir qu’il a daigné annoncé officiellement la suspension administrative de ces mesures concédant ainsi sa défaite face à la société civile vent debout et devant le Copil citoyen, vivement opposé à ces mesures dont la fin de la gratuité des tests PCR et l’obligation du pass sanitaire pour accéder aux lieux publics.

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Le gouvernement gabonais a pour le moment perdu son bras de fer avec la société civile qui appelle toujours à l’annulation pure et simple de l’arrêté l’arrêté n°559/PM du 25 novembre 2021 instituant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures de prévention, de lutte et de riposte contre la propagation de la Covid-19 initialement prévues pour ce 15 décembre. Contrarié par une saisine de la cour constitutionnelle, le gouvernement a pris plus de 48h pour conceder officiellement sa défaite.

Le communiqué gouvernemental de ce 18 décembre

C’est tardivement hier soir que le gouvernement a dépêché le conseiller en communication du ministère de l’Intérieur pour annoncer 3 jours après la décision de la cour, sa déculottée face à deux citoyens membres du Copil citoyen. Dans son communiqué de renoncement provisoire en attendant la décision de la cour sur le fond, le gouvernement gabonais a naturellement tiré le drap de son coté justifiant la restriction des libertés collectives et individuelles au nom « du principe de précaution visant à protéger les populations gabonaises » contre la Covid-19.

Concernant particulièrement l’arrêté querellé par la société civile, le gouvernement a défendu que lesdites mesures étaient moins restrictives que les précédentes déjà mises en place. Des mesures qui instaurent pourtant le pass sanitaire et une obligation vaccinale déguisée et non assumée par les autorités qui ont rendu payant et onéreux les tests PCR entre 20 000 à 50 000 FCFA pour contraindre à la vaccination. Une contrainte contre laquelle s’insurge le Copil citoyen qui après avoir demandé une ville morte mercredi, obtient par la suspension forcée de ces mesures et la totale reddition du gouvernement.

Dans son communiqué télévisé du 18 décembre soir, le gouvernement gabonais s’est évertué à rappeler que les anciennes mesures en vigueur avant cet arrêté suspendu de la Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda restaient de mise. Il s’agit de :
- l’interdiction des rassemblements de plus de 30 personnes :
- l’obligation du port du masque ;
- le couvre-feu en vigueur de 21 heures à 5 heures du matin ;
- l’ouverture des commerces (bars, restaurants, snack-bars) jusqu’à 21 heures ayant un personnel vacciné et libre accès aux personnes vaccinées ;
- l’obligation d’un test PCR, non payant mais négatif, valable 14 jours ou d’un test PCR VIP payable 20 000 FCFA, valable 14 jours, plus l’autorisation spéciale délivrée par le ministère de l’Intérieur pour les déplacements à l’intérieur du pays ;
- l’obligation faite à tout voyageur en provenance de l’étranger de se soumettre à un test PCR payant de 20 000 FCFA ;
- le confinement obligatoire dans un établissement hôtelier agréé pour une durée de 24 heures pour les personnes non vaccinées en provenance de l’étranger jusqu’à l’obtention des résultats du test ;
- l’exemption du confinement pour les passagers vaccinés ;
- la libre circulation des personnes vaccinées, exemptées du respect du couvre-feu.

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