CORONAVIRUS

Situation au Gabon
par Info241

En savoir +

Situation épidémiologique

Nouveaux cas Covid-19 rencensés 19/72h
Nombre de décès depuis mars 2020 157+1

Situation vaccinale

Première dose 26 430
Seconde dose 11 458

% de la population

0,012%
0,005%

Situation globale

688 -151 11 458 24 755 +40
Cas actifs Covid-19 Personnes vaccinnées Nombre total de cas
Covid-19 Covid-19
Drame familial

Pour avoir fait une fellation à son fils, une belle-mère tue sa jeune belle-fille à Port-Gentil

Pour avoir fait une fellation à son fils, une belle-mère tue sa jeune belle-fille à Port-Gentil
Pour avoir fait une fellation à son fils, une belle-mère tue sa jeune belle-fille à Port-Gentil © 2021 D.R./Info241

La cour criminelle de Port-Gentil (Ogooué-Maritime) a statué jeudi sur une affaire plutôt délicate. Une gabonaise de 43 ans, Nadia Iwenga Sona, a été condamnée pour la mort trois ans plus tôt de sa belle-fille de 5 ans. Cette belle-mère était entrée dans une colère noire en surprenant la victime faisant une fellation à son jeune frère d’un an. La gamine succombera à la correction excessive de sa belle-mère, le tout en l’absence du père, parti à une partie de chasse. Elle a été condamnée à 10 ans de prison dont 5 avec sursis.

Moov Africa

Quand les corrections domestiques conduisent à la mort. C’est le dossier jugé cette semaine par le tribunal de la ville du sable. Une belle-mère, jetée en prison depuis les faits, comparaissait pour les coups et blessures ayant entrainé la mort de sa belle-fille Princesse Mouayombet Ambourouet, âgée de seulement 5 ans. A l’origine de ce drame familial : une fellation.

L’origine du drame

Les faits remontent au 10 mai 2018 aux environs de 11 heures. Dame Nadia Iwenga Sona (gabonaise, 40 ans aux moments des faits) a surpris la jeune Princesse Mouayombet Ambourouet entrain de sucer le pénis de son fils cadet, Ezéchiel, d’un an. Prise de colère, elle s’est armée de trois brindilles épineuses afin de donner une correction à la fille de son concubin.

Une vue de l’audience de jeudi

Cinq heures plus tard, la fillette s’est plainte auprès de sa belle-mère de douleurs au niveau de la tête. Cette dernière lui avait administré de l’Efferalgan avant de lui frotter du menthol sur tout le corps. Le lendemain au réveil, voyant que la fillette avait des problèmes respiratoires, elle l’emmenait au centre hospitalier régional de Ntchenguè où le médecin constatera son décès.

L’enquête préliminaire

Informée de ce que sa fille venait de passer de vie à trépas, dame Moutsinga Wora, mère de la victime, déposait une plainte contre l’accusée Nadia Iwenga Sona à l’antenne provinciale de la police judiciaire de Port-Gentil. Au cours de l’enquête préliminaire, la belle-mère déclarait qu’elle avait porté des coups à la petite fille car elle l’avait surpris entrain de faire la fellation à son fils.

Inculpée et interrogée, la mise en cause ajoutait avoir appelé Anastasia Ipivia Igamba, la sœur de son amant, pour l’informer que sa nièce était malade. Elle lui demandait de l’emmener à l’hôpital et qu’elles devraient se retrouver là-bas. Une fois sur les lieux, elle constatait avec l’un de ses frères que la fillette était fatiguée et avait les yeux légèrement ouverts. Quelques minutes plus tard, le médecin constatait le décès de l’enfant.

Traduite devant la justice

Après sept mois de relation, sieur Ivon Mouayombet va s’absenter pour huit jours où il ira pour une partie de pêche dans l’optique de subvenir aux besoins de sa famille. C’est de là-bas qu’il apprendra la macabre nouvelle du décès de sa fille. Le juge du troisième cabinet a conclu l’affaire en ordonnant la transmission de la procédure au parquet.

Devant la cour criminelle, la prévenue a reconnu avoir donné plusieurs coups à l’enfant avec trois chocottes épineuses et ce, sur tout le corps. Et qu’elle avait arrêté de corriger la gamine lorsque l’enfant se cogna la tête sur le mur. Interrogé à la barre, le médecin généraliste à l’hôpital régional de Ntchenguè, Ovili Anguilet, n’a fait que conforter les conclusions de son rapport médical sans toutefois affirmer que le décès de la jeune fille était la résultante des coups portés et autres hématomes qu’aurait subis l’enfant.

Les plaidoiries

Le procureur général représentant la partie civile dans sa plaidoirie, a requis dans tous ces éléments établis, le crime de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de la jeune fille. Il s’est également appuyé sur les articles 230,232 et 235 du nouveau code de procédure pénale afin d’asseoir la culpabilité de l’accusée.

La défense de l’accusée, représentée par Me Chansel Guissiga, a plaidé coupable a titre principal pour le délit de coups et blessures volontaires. À titre subsidiaire, l’acquittement au bénéfice du doute pour le crime de coups mortels du fait de l’absence de cause à effet. Et à titre infiniment subsidiaire, les circonstances atténuantes et le sursis en application des articles 41 et 46 du Code pénal nouveau.

La cour criminelle dans sa délibération finale n’a pas tremblé face à ce dossier brûlant. A cet effet, elle déclare la nommée Nadia Iwenga Sona coupable du crime de coups et blessures mortels sur la personne de Princesse Mouayombet Ambourouet. Et lui reconnaît des circonstances atténuantes. En répression, l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle dont 5, assortis du sursis.

Moov Africa

Newsletter de Info241.com

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


Info241.com s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Si vous changez d'avis, vous pourrez vous désabonner de cette newsletter à tout moment.

Commenter l'article