Révélations

En colère, Raymond Ndong Sima balance des secrets sur son soutien à Ali Bongo en 2016

En colère, Raymond Ndong Sima balance des secrets sur son soutien à Ali Bongo en 2016
En colère, Raymond Ndong Sima balance des secrets sur son soutien à Ali Bongo en 2016 © 2022 D.R./Info241

Raymond Ndong Sima qui a séjourné durant quelques jours à l’hôpital militaire du PK9 de Libreville pour cause de Covid-19, n’a pas apprécié la campagne de dénigrement que lui ont livré les « journalistes fantômes » de la galaxie présidentielle d’Ali Bongo. L’ancien Premier ministre gabonais a, dans un message publié mercredi sur sa page Facebook, répondu à ses détracteurs en révélant comment il avait été approché par le pouvoir gabonais pour calmer les tensions nées de la réélection controversée d’Ali Bongo en 2016.

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Les premiers mots de l’ancien candidat à la présidentielle d’août 2016 ont été pour le personnel médical et sa famille. "Je voudrais adresser mes remerciements au corps médical qui a pris soin de moi avec professionnalisme et diligence et m’a permis de retrouver rapidement ma santé", a déclaré d’entrée Raymond Ndong Sima requinqué du coronavirus. Avant de s’en prendre à ceux qui ne donnaient plus chère de sa peau. "Quant aux autres qui avaient commencé à préparer des couronnes et à envoyer des messages ironiques de satisfaction pensant déjà être débarrassés de moi, qu’ils prennent patience", a-t-il vertement réagi.

La colère de Ndong Sima

Mais l’ancien candidat à la présidentielle s’en est plus ouvertement pris aux "journalistes fantômes de la présidence" qui ont selon lui "la mémoire courte, très courte". Une référence faites aux nombreux médias tels que LaLibreville ou LaRepublique qui avaient durant son séjour à l’hôpital pondu des articles très orientés contre l’ancien collaborateur d’Ali Bongo devenu opposant après son passage à la primature.

Des moments cordiaux entre les deux hommes

"Quatre premiers ministres ont été nommés après moi depuis janvier 2014, mais c’est moi qui continue à ressasser un mécontentement qui retient l’attention et pourrit l’ambiance générale du pays", a réagi exaspéré Raymond Ndong Sima accusé d’être derrière les actions du Copil citoyen par ces médias. Avant de faire des révélations sur ses prises de positions pro-Ali Bongo durant la crise post-électorale née de la présidentielle d’août 2016.

Des révélations sur son "soutien" à Ali Bongo

"C’est à moi « le mécontent » qu’ABO (Ali Bongo Ondimba, ndlr), qui semble les envoyer désormais raconter des inepties à mon sujet, a envoyé à mon domicile une forte équipe de sa garde rapprochée lourdement armée", raconte-t-il. "N’est-ce pas Hervé Patrick Opiangah début septembre 2016 lorsque la ville était en ébullition pour me demander de venir faire un appel à l’apaisement à la télévision devant le représentant de l’Union européenne", a lâché Raymond Ndong Sima.

Ndong Sima et d’autres "opposants" à l’investiture d’Ali Bongo en 2016

Avant d’ajouter : "C’est aussi à « ce même mécontent » qu’ABO a téléphoné pour l’inviter à dépasser les tensions du moment et à faire preuve d’esprit républicain en venant assister à son investiture". Et de conclure : "6 ans plus tard, malgré les injures que tout cela m’a valu, il n’a jamais trouvé une seule fois un mot pour saluer cet esprit républicain et rétablir les faits. O tempora, o mores ! C’est cet esprit qui anime ses artificiers quoi de vraiment étonnant ?".

Des arrangements pour sauver Ali Bongo

Voilà qui a le mérite d’être dit. Ali Bongo avait ainsi envoyé "sa garde rapprochée lourdement armée" pour convaincre Raymond Ndong Sima d’appeler au calme durant la crise post-électorale et les émeutes y étaient légion. Ce qu’il acceptera sans broncher affirmant même à l’époque que les "manifestants étaient instrumentalisés" par l’opposition gabonaise de l’époque. Une prise de position pour Ali Bongo qu’il regrette aujourd’hui visiblement.

Le long post de Ndong Sima sur Facebook

Et ce n’est pas tout. Le représentant de l’Union européenne avait pris part à ces arrangements entre Ali Bongo et Raymond Ndong Sima. De même, pour assister à l’investiture d’Ali Bongo, Raymond Ndong Sima avait reçu un appel téléphonique d’Ali Bongo l’invitant à "faire preuve d’esprit républicain". Ce que là encore, acceptera son ancien Premier ministre. Sauf qu’après toutes ces bonnes actions, Ali Bongo "n’a jamais trouvé une seule fois un mot pour saluer cet esprit républicain et rétablir les faits".

Et Raymond Ndong Sima de prévenir : "Voulant faire du zèle, ces guignols de la présidence passent le clair de leur temps à claquer inconsciemment des allumettes dans les poudrières de la République. Un jour ils la feront sauter sans même faire exprès. Je ne sais pas entre peur et animosité ce que j’inspire. Mais ceux que j’inquiète ont raison. 2023 ne sera pas 2016". Voilà qui est dit !

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