Descente aux enfers

BLA, l’ancien bras droit d’Ali Bongo poursuivi pour sa « frauduleuse » nationalité gabonaise

BLA, l’ancien bras droit d’Ali Bongo poursuivi pour sa « frauduleuse » nationalité gabonaise
BLA, l’ancien bras droit d’Ali Bongo poursuivi pour sa « frauduleuse » nationalité gabonaise © 2021 D.R./Info241

Après son report jeudi dernier, le procès pour faux et usage de faux de l’ancien directeur de cabinet présidentiel et ministre gabonais, Brice Laccruche Alihanga (BLA), a repris hier. L’ancien bras droit d’Ali Bongo est poursuivi pour s’être fait établir en 2004, un faux certificat de nationalité gabonaise bien que sa mère ait été naturalisée gabonaise en 1984. Un procès sous haute tension qui devrait reprendre ce mardi après-midi, après une première journée d’audience houleuse où les avocats du mis en cause ont soulevé plusieurs préalables tous rejetés par le tribunal correctionnel de Libreville.

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On en sait désormais un peu plus des griefs de la justice gabonaise à l’encontre de l’ancien homme fort du palais présidentiel de Libreville. Brice Laccruche Alihanga qui est né de parents français, ce serait fait établir un faux certificat de nationalité gabonaise en 2004. C’est pour cette « obtention d’un document administratif sur la base d’une déclaration frauduleuse » que le parquet s’emploie ces derniers jours à le faire comparaitre.

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Lors de l’audience de ce lundi au palais de justice de Libreville, le procès a failli une nouvelle fois tourner court. Et pour cause, les avocats du nouveau paria du régime Bongo ont notamment soulevé la prescription des faits datant de plus de 20 ans tout comme la qualité de la cour à juger cette affaire. Des objections qui ont conduit à une suspension d’audience de plusieurs minutes, avant le rejet pur et simple de ces requêtes de la défense.

L’audience devrait donc reprendre ce mardi à 13h. Un procès à l’issue incertaine car les avocats de Brice Laccruche Alihanga ont déjà prévus de court-circuiter l’affaire si jamais ils n’obtenaient pas une audience équitable. De l’autre coté, bien qu’une enquête du B2 (contre-ingérence militaire) ait disculpé l’accusé en 2019 sur ce "faux document", le ministère public tient mordicus pour obtenir une condamnation de cet enfant chéri du régime Bongo, tombé en disgrâce. Deux positions inconciliables.


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