Projet de loi

Révision de la Constitution : l’opposition appelle à une « mobilisation nationale » contre le projet

Révision de la Constitution : l’opposition appelle à une « mobilisation nationale » contre le projet
Révision de la Constitution : l’opposition appelle à une « mobilisation nationale » contre le projet © 2020 D.R./Info241

Leur réaction était attendue. Ils se sont prononcés hier en fin d’après-midi au siège du RPM à Libreville. C’est au moyen d’un point de presse que les leaders des partis politiques de l’opposition, des personnalités politiques et de la société civile ont lu une déclaration commune rejetant en bloc le projet de révision constitutionnelle envisagé par le gouvernement lors de son dernier conseil des ministres.

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Lue par par Laurent Angue Mezui, président du Rassemblement pour le Gabon (RPG) et par ailleurs président de la PG41, une coalition de partis politiques de l’opposition, la déclaration de ce 22 décembre, comme il fallait s’y attendre, était sans concession au projet gouvernemental visant une énième modification de la Constitution gabonaise.

Hughes Alexandre Barro Chambrier, Guy Nzouba Ndama, Jacques Adiahenot, Georges Mpaga, Louis Gaston Mayila, Raphaël Bandega Lendoye, Leyama Jean Valentin, entre autres signataires de cette déclaration commune, ont d’entrée fustigé « la banalisation de la Constitution, laquelle est normalement le socle de (notre) société et de sa structure institutionnelle ». Avant de condamner « la malignité d’un processus de révision décidé en interne pour un temps très court, à la fin de la session parlementaire, pour limiter et appauvrir le débat au sein des assemblées et surtout éviter l’ouverture d’un débat national ».

Aussi sur le plan formel, les signataires ont relevé que « l’ampleur d’une telle réforme exige une large consultation populaire comme le référendum pour amener au niveau du peuple l’arbitrage qu’elle exige ». Ils ont relevé que sur le fond, cette révision constitutionnelle "dévoile enfin la réalité de l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba qui n’est plus en mesure d’exercer les fonctions de chef de l’État qu’il a confisquées au mépris des suffrages du peuple". Toutes choses qui ont amené ce groupement politique à exprimer la "crainte d’une transition sous la menace des armes", ont-ils souligné.

Face donc à tous ces constats qui, selon eux, sont par ailleurs l’expression de sourdes rivalités entre les factions au sein du pouvoir doublé d’une immixtion du pouvoir exécutif dans le pouvoir législatif, cette faction de l’opposition gabonaise a cru bon d’inviter chaque gabonais et chaque gabonaise à protéger le pays et la Constitution. Appelant à une mobilisation nationale pour, ont-ils précisé, barrer la route au plan machiavélique qui transparaît de ce tripatouillage de la Constitution.

Un appel à agir qui a par ailleurs été formulé à l’endroit de la communauté internationale quant aux « risques d’instabilité et de troubles sociopolitiques que peut engendrer à court, moyen et long termes l’application de cette révision constitutionnelle », ont-ils conclu.

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