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Jean Remy Yama : « l’opération scorpion est un règlement de comptes entre personnes d’une même mafia »

Jean Remy Yama : « l’opération scorpion est un règlement de comptes entre personnes d’une même mafia »
Jean Remy Yama : « l’opération scorpion est un règlement de comptes entre personnes d’une même mafia » © 2019 D.R./Info241

Le président de la puissante confédération syndicale Dynamique unitaire, Jean Remy Yama, est formel : « l’Opération Scorpion est un règlement de comptes entre personnes d’une même mafia ». Le responsable syndical s’est ainsi exprimé à la faveur d’une interview accordée ce lundi à nos confrères de l’hebdomadaire L’Aube. Une interview dans laquelle, le leader syndical se livre sur les dossiers brûlants de l’actualité gabonaise de ces dernières semaines.

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Lire aussi >>> « Ali Bongo est soit mort ou incapable de diriger » le Gabon, selon Jean Remy Yama

Rentré au Gabon le 8 novembre dernier au terme d’un séjour médical en France, Jean Remy Yama a conservé son franc-parler qui lui déjà valu des levers de boucliers des autorités gabonaises. Dans une interview parue dans la livraison n°265 de l’hebdomadaire L’Aube, Ali Bongo et son régime en prennent pour leur grade.

Concernant l’annonce d’éventuelles poursuites judiciaires du gouvernement gabonais à la suite de propos tenus lors d’une assemblée générale de Dynamique Unitaire le 2 juillet, Jean Remy Yama hausse le ton. « Il faut dire que dès notre déclaration du 2 juillet dernier, le Gouvernement a agi dans l’esbroufe, l’intimidation et le mensonge, car notre déclaration n’enfreint aucune disposition du Code pénal ». Le leader syndical tient pour preuve que depuis cette date, le gouvernement « n’a jamais porté plainte contre ma personne, encore moins contre la confédération syndicale Dynamique unitaire ».

Embrayant sur l’affaire de la signature barbouillée d’Ali Bongo lors du sommet de la CEEAC, Jean Remy Yama soutient « que la personne qui a signé ce document n’est pas Ali Bongo Ondimba ». Avant d’ajouter sans ambages : « Nous avons ainsi la preuve que la personne qui nous a été présentée pendant ce sommet est un sosie. Le vrai Ali est où ? ». Et de déplorer : « Dans un pays de droit où il y a séparation des pouvoirs, la signature non-conforme d’Ali Bongo Ondimba ce 18 décembre devrait être un motif pour l’ouverture d’une enquête ».

Brossant un tableau plutôt sombre de la « mal gouvernance » au sommet de l’Etat à l’origine des mesures d’austérité mises en place par le gouvernement contre les fonctionnaires, le patron de Dynamique unitaire dénonce « le braquage de l’Etat par une mafia qui s’est installée aux commandes du pays ». Pour lui, l’opération mains-propres mise en place en novembre, « est un règlement de comptes entre personnes d’une même mafia. Avant-hier, c’était Mamba, hier, Kevazingo et aujourd’hui, Scorpion. Tout ceci n’est qu’une guerre des gangs ».

Et M. Yama de conclure, « le seul fait réel, c’est que nous avons à la tête du pays une mafia qui braque indirectement les travailleurs et leurs familles par le vol de nos richesses, et directement par des prélèvements fiscaux et sociaux qui croissent et qui en fait atterrissent dans leurs poches ». Voilà qui devrait encore faire bondir les autorités gabonaises en attendant l’assemblée générale convoquée par cette confédération syndicale pour le 8 janvier prochain.

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