Discours de candidature : Oligui Nguema rappelle le bilan laissé par le régime déchu aux gabonais
Lors de son allocution lundi à la Cité de la démocratie annonçant sa candidature à la présidentielle du 12 avril, le président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, n’a pas mâché ses mots à l’égard de l’ancien régime d’Ali Bongo. De nombreuses critiques ont émaillé son discours, mettant en exergue la gestion jugée défaillante du pays avant la transition.
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Dès le début de son allocution, Oligui Nguema a dénoncé les failles structurelles laissées par ses prédécesseurs : {"Lors de notre prise de pouvoir, nous avons trouvé un pays en difficulté structurelle. Nos richesses n’ont longtemps profité qu’à quelques-uns, laissant le peuple dans la précarité".} Il a ainsi mis en avant la mauvaise redistribution des ressources nationales sous l’ère Bongo.
{{Une dette accablante et des infrastructures laissées à l’abandon}}
Parmi les reproches les plus marquants, l’actuel chef de l’État a souligné le lourd héritage financier du Gabon : {"J’ai payé par anticipation l’eurobond de 370 milliards de francs CFA, une dette héritée de l’ancien régime. Tout comme je continue à payer leur dette publique de 7 500 milliards de francs CFA".} Une critique implicite mais cinglante envers l’ancienne administration, accusée d’avoir plombé les finances du pays.
{Un autre moment de son discours}
Il a également fustigé l’état des infrastructures laissées à l’abandon, citant la reconstruction de la Cité de la Démocratie, qu’il présente comme un symbole de renouveau : {"Cette belle Cité de la Démocratie que vous voyez ici avait été dynamitée et détruite il y a 15 ans par l’ancien régime".}
{{Un appel à la rupture avec le passé}}
Enfin, Oligui Nguema a appelé les Gabonais à tourner la page d’un système qu’il juge obsolète : {"Nous devons viser encore plus haut, rêver plus grand et travailler dur pour sortir notre pays de cet état. En sept ans, personne ne sera oublié".}
Ce discours offensif, bien que n’attaquant jamais directement Ali Bongo, a clairement dessiné une ligne de rupture avec l’ancien pouvoir. Alors que la campagne présidentielle va désormais s’intensifier, ces critiques marquent une stratégie assumée : celle d’un leadership en opposition franche avec l’héritage politique du passé.
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