Réactions

Ali Bongo est le « premier promoteur de la corruption » au Gabon, tacle un patron d’ONG

Ali Bongo est le « premier promoteur de la corruption » au Gabon, tacle un patron d’ONG
Geoffroy Foumboula Libeka (gauche) et Ali Bongo © 2019 D.R./Info241

Le discours à la nation d’Ali Bongo prononcé hier, continue de susciter des réactions diverses. Pour le président de l’ONG Educaf, Geoffroy Foumboula Libeka, particulièrement attentif au volet lutte contre la corruption de ce discours présidentiel, Ali Bongo demeure le « premier promoteur de la corruption » en ne montrant toujours pas l’exemple en matière de bonne gouvernance. Selon lui, le président gabonais « ne peut parler de lutter contre la corruption quand lui-même refuse » de déclarer sa fortune.

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Dans son discours à la nation du 8 juin, prononcé à l’occasion des 10 ans de la disparition de son père, Ali Bongo a dit vouloir en finir avec la corruption qui gangrène le Gabon. Des mots qui n’ont pas laissé insensible le leader de la société civile qu’est Geoffroy Foumboula Libeka. Dans un post publié sur sa page Facebook, cet ambassadeur leadership et engagement jeunesse du Gabon donne la réplique à Ali Bongo.

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Pour le président d’Educaf, Ali Bongo a manqué « de sincérité dans son discours ». Il justifie sa position en rappelant que « du Président de la République à l’ensemble des dépositaires de l’autorité de l’Etat, aucun ne doit être en fonction du fait de ne pas se conformer à loi ». Citant la loi n°007/2003 du 07 mai 2003 portant lutte contre l’enrichissement illicite, ce leader de la société civile souligne que le « Gabon dispose d’un cadre législatif et juridique au niveau national et même international pour lutter contre la corruption ».

Le post de réaction de Geoffroy Foumboula Libeka

Ainsi, en refusant de conformer à cette loi, Ali Bongo « se positionne non seulement en violeur du cadre juridique et législatif en matière de bonne gouvernance au Gabon, mais aussi en premier promoteur de la corruption » dans le pays. Avant de prévenir : « 1000 discours ne changeront rien tant que la loi refusera d’être appliquée dans toute sa rigueur ». Beau joueur, Geoffroy Foumboula Libeka termine son analyse en esquissant des pistes pour lutter véritablement contre la corruption qui, selon Ali Bongo, gangrène nos institutions.

Pour sauver le pays de la corruption, Foumboula Libeka décline quelques étapes. La première par passe par la réalisation « avant août d’un audit de fortune de tous les dépositaires de l’autorité de l’Etat ». Cet audit devra être « réalisé par des auditeurs indépendants proposés par des pays jugés modèles de bonne gouvernance ». Ensuite, « que les bailleurs de fonds qui disent lutter contre la mauvaise gouvernance exigent le rapport de l’audit de fortune avant tout accord de prêt à l’Etat gabonais ». Enfin, « rendre publiques conformément à la loi, les déclarations de fortunes des futures membres du Gouvernement ».

Voilà qui devrait ainsi aider Ali Bongo dans la guerre qu’il dit désormais déclarer à l’impunité et à la corruption au Gabon.


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