Parlement

Les sénateurs du PDG font adopter la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon

Les sénateurs du PDG font adopter la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon
Les sénateurs du PDG font adopter la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon © 2020 D.R./Info241

Alors que l’on croyait les sénateurs du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) divisés sur la question de la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon, il n’en est rien. Après un long week-end de tractation où les hiérarques du parti au pouvoir ont fait pression, la discipline militante l’a emporté sur le vote tenu ce lundi après-midi. Le texte controversé a été adopté par le Sénat gabonais par 59 voix du PDG contre 17 voix de l’opposition et du centre et 4 absentions.

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C’est officiel ! La dépénalisation de l’homosexualité est officiellement adoptée en République gabonaise, ainsi que l’a voulu le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale qui a défendu en personne, le texte devant les deux chambres du parlement en lieu et place de la ministre de la Justice. Le Sénat a en effet adopté à une large majorité le texte qui faisait pourtant bondir l’opinion. Le suspens tant attendu par les concitoyens opposés à la dépénalisation de l’homosexualité n’aura pas finalement eu lieu.

Et pour cause, les députés du parti au pouvoir ont largement entériné le texte querellé, sonnant ainsi la fin du débat qui agite depuis une semaine la société gabonaise. Selon plusieurs sources, le Sénat appelé à se pencher sur ledit texte, l’a adopté grâce à la volonté des sénateurs PDG qui ont plébiscité le texte par 59 voix « pour » contre seulement 17 voix opposées des sénateurs du Front-Uni et les centristes. Avec ce vote, le Gabon dépénalise la pratique homosexuelle qu’elle avait introduit dans son Code pénal 11 mois plus tôt.

Une victoire en règle pour le parti d’Ali Bongo qui contrôle les deux chambres parlementaires du pays. Une victoire aussi pour les homosexuels du Gabon qui pourront désormais vivre leur orientation sexuelle sans être inquiété de représailles de la justice gabonaise. Jusque-là, ils encouraient une peine de prison de 6 mois et 5 millions d’amende pour une pratique rangée parmi les « atteintes aux mœurs » dans la précédente mouture du Code pénal gabonais.


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