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Scandale judiciaire

Coup d’état manqué : Kelly Ondo Obiang et ses hommes torturés au Palais présidentiel

Coup d’état manqué : Kelly Ondo Obiang et ses hommes torturés au Palais présidentiel
Coup d’état manqué : Kelly Ondo Obiang et ses hommes torturés au Palais présidentiel © 2021 D.R./Info241

Scandale judiciaire dans le désormais Kellygate. Alors que le second jour de procès des auteurs du coup d’état manqué du 7 janvier 2019 n’a pas finit d’étonner, les révélations ne manquent. Outre les mobiles de leur action impliquant le demi-frère d’Ali Bongo, patron des renseignements présidentiels, l’on a également appris que Kelly Ondo Obiang et ses hommes avaient été torturé au palais présidentiel de Libreville. Le procureur adjoint, Wilfried Adjondo, est nommément cité pour avoir instigué des actes de torture sur le commando du 7 janvier.

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Lire aussi >>> Kelly Ondo Obiang et ses hommes ont agi pour contrer l’arrivée au pouvoir de Fréderic Bongo

Les ennuis de santé d’Ali Bongo en Arabie Saoudite ont transformé le palais présidentiel en lieu de torture, bien que plusieurs allégations en ont toujours fait état. C’est en substance ce que déclareront à la barre ce 21 juin, le lieutenant Kelly Ondo Obiang et l’adjudant Dimitri Nzé. Deux des militaires de la Garde républicaine poursuivis dans le cadre du coup d’état manqué du 7 janvier 2019. Le second de l’histoire du pays après celui de février 1964 de bien plus grande importance.

La mise à mort du commando « fantaisiste » plutôt que la case procès

De leurs aveux à la barre, il ressort de leurs propos rapportés par l’ONG SOS Prisonniers Gabon, que Fréderic Bongo aurait demandé aux gendarmes ayant donné l’assaut de la Maison George Rawiri où se trouvaient les putschistes de pas faire de prisonniers et de tuer à vue notamment sur le lieutenant Kelly Ondo Obiang. Ce alors que ce putsch était qualifié par le gouvernement gabonais de « fantaisiste ». Une mise à mort sans procès qui a couté la vie à deux des membres du commando emmené par Kelly Ondo Obiang.

Mais le scandale touchant le palais présidentiel ne s’arrête pas là. Les locaux présidentiels ont servi à la torture des survivants de l’assaut meurtrier contre les putschistes. Le lieutenant Kelly raconte : « J’ai été conduit à la présidence de la République. Le directeur des services de renseignement (Fréderic Bongo, ndlr) et ses gars m’ont conduit après dans une pièce isolée (de la présidence gabonaise, ndlr). J’étais attaché et torturé pendant plus d’une heure ». L’adjudant Dimitri Nzé a notamment indiqué à la barre lundi, avoir été torturé au B2, le service de contre-ingérence rattaché à la présidence gabonaise.

Une seringue infectée au VIH et des brulures au dos

« Il (Fréderic Bongo, ndlr) m’a montré une seringue avec du sang à l’intérieur. Il m’a dit que ce sang est contaminé du VIH et qu’il va m’inoculer si je ne parle pas. C’est ainsi que le procureur de la République, Olivier N’zahou, a fait irruption dans la salle où j’étais torturé », raconte à la barre le lieutenant Kelly Ondo Obiang sur les actes de tortures et d’intimidation ayant eu cours dans les locaux du palais présidentiel.

Le même manège s’est poursuivi au B2 où là, le procureur adjoint Wilfried Adjondo aurait même ordonné les actes de tortures pour « faire parler » notamment l’adjudant Dimitri Nzé. Des sévices corporels subis de la part de la justice gabonaise et du parquet, le militaire torturé indiquera que les hommes du putsch raté « ont même été brûlés au dos ». Pour étayer ces accusations, l’adjudant Nzé indiquera devant la cour spéciale militaire de Libreville avoir toujours ces hématomes au dos. De quoi jeter le froid sur le type de « justice » rendue au nom du « Peuple gabonais ».

Rappelons que bien que le Gabon ait adhéré le 15 septembre 2004 à la Convention des Nations-Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, plusieurs actes de tortures sont dénoncés régulièrement dans les services de justice notamment ceux militaires, de police, de gendarmerie ou autres pénitenciers. Des actes inhumains sans cesse battus en brèche par les autorités. Or, cette fois on apprend même que c’est le parquet de Libreville qui était à la manœuvre dans le Kellygate.

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