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Violences faites aux femmes : les magistrats de Port-Gentil en campagne de sensibilisation

Violences faites aux femmes : les magistrats de Port-Gentil en campagne de sensibilisation
Violences faites aux femmes : les magistrats de Port-Gentil en campagne de sensibilisation © 2022 D.R./Info241

Sous le patronage du ministre de la Justice, Garde des sceaux chargé des droits de l’Homme, la juridiction de la province de l’Ogooué-Maritime en partenariat avec l’ONG Aurore, a organisé ce vendredi un séminaire de vulgarisation de la loi nº006/2021 du 6 septembre 2021, portant éliminations des violences faites aux femmes. Le thème principal de cette rencontre était : l’Ogooué-Maritime dit non aux violences faites aux femmes.

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« Il est clair qu’au Gabon, il n’y aura plus d’injustice faite sur le genre. Désormais la femme est élevée au même rang que l’homme. Au niveau des décisions qui engagent le couple, ces décisions se prennent dorénavant ensemble. Toute violence qu’elle soit physique, morale ou financière à l’endroit de la femme ne sera plus permise dans notre pays », a prévenu Édouard Boubeya Sossi, premier président de la Cour d’appel de Port-Gentil.

Une vue de l’assistance

C’est sous la coupole de la Première dame qu’une loi a été promulguée et publiée au Journal officiel. Il s’agit de la loi nº006/2021 du 6 septembre 2021, portant éliminations des violences faites aux femmes. Une loi qui a été fortement soutenue et acclamée par le gouvernement, les membres des deux chambres du parlement gabonais mais surtout par les femmes des ONG et autres associations. La présente loi a pour objet : la promotion des femmes en République gabonaise.

Cependant, la rencontre avec les femmes de la capitale économique, la 3e du genre, était essentiellement axée sur la sensibilisation afin de permettre encore et toujours à celles-là qui hésitent à dénoncer ce types de phénomène, à prendre leur courage afin de rompre le silence. C’était également l’occasion de leur informer sur les différentes étapes leur permettant de briser le tabou.

In fine, ce séminaire qui a duré cinq heures d’horloge fait suite il faut le dire, à la première audience de jugement qui a eu lieu à Port-Gentil, capitale économique du Gabon. En effet, sieur Aymar Foubou, un frère gabonais a récemment été condamné à trois mois d’emprisonnement assortis de deux avec sursis et un mois ferme, et à verser 100 000 FCFA comme amende pour avoir exercé des violences sur une femme. Pour le cas de la victime dame Eléonore Azouaki, gabonaise également, la cour dans sa délibération a ordonné à Mr Aymar à verser la bagatelle somme de 3 000 000 de FCFA comme dommages.

Les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, est un fléau mondial à l’ampleur méconnue et ne connaissent pas de frontières géographiques ni culturelles. Toutefois, le risque est plus élevé pour les femmes pauvres ou marginalisées. Car, elles sont fréquemment exposées à la violence de leur conjoint. Ces actes prennent des formes très diverses : violences domestiques, harcèlement ou agressions sexuelles, mariage précoce et forcé, exploitation sexuelle, crimes dits « d’honneur » et mutilations génitales féminines etc. Elles trouvent leur origine dans les inégalités auxquelles les femmes et les filles font face toute leur vie, de l’enfance à la vieillesse.

En général, les auteurs de ces violences croient que brutaliser les femmes et les filles est un comportement normal ou approprié, approuvé par la société. Ils estiment donc pouvoir les commettre sans aucune réprobation. Grâce à cette loi, il est temps de dire « ça suffit ! ». Au Gabon, 90% des femmes sont victimes de violences sexuelles, 83% d’entre elles sont victimes de violences économiques et 64% des violences physiques. De ce fait, que vous soyez victimes ou témoins de violences, le 1404 est le numéro d’urgence national anonyme et gratuit.

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