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Un ancien ministre d’Ali Bongo risque 5 ans de prison pour des rétrocommissions présumées

Un ancien ministre d’Ali Bongo risque 5 ans de prison pour des rétrocommissions présumées
Un ancien ministre d’Ali Bongo risque 5 ans de prison pour des rétrocommissions présumées © 2021 D.R./Info241

Quelques semaines seulement après la condamnation de Brice Laccruche Alihanga (BLA), ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, la justice gabonaise s’est penchée vendredi sur le cas de l’ancien ministre des Travaux publics Justin Ndoundangoye. L’ancien député de Franceville et lieutenant de BLA avait été jeté en prison en même temps que lui en décembre 2019. Son procès d’hier qui a été mis en délibéré pour ce 10 décembre, porte sur des rétrocommissions présumées qu’il aurait perçu du patron de la PME Ingerail, Jean-Aimé Nziengui, contre un marché public.

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L’on sait plus en détail depuis hier les griefs ayant conduit à l’incarcération du célèbre ministre en disgrâce des Travaux publics Justin Ndoundangoye. Comparaissant devant le tribunal correctionnel de Libreville, l’ancien bras droit de BLA risque à son tour jusqu’à 5 ans de prison pour des rétrocommissions présumées de 145 millions qu’il aurait reçu en deux virements de la part du directeur général d’Ingerail contre un marché portant sur la réfection de la voie ferrée. Un marché d’un montant total de 3,6 milliards confié à la PME.

L’ancien ministre et soutien d’Ali Bongo en disgrâce

Justin Ndoundangoye et Jean-Aimé Nziengui devant tribunal ont battu en brèche ces accusations en évoquant une toute autre version : celle de la vente de deux terrains entre les deux hommes ayant conduit au versement des 145 millions en deux tranches. Jean-Aimé Nziengui a notamment renié la version donnée au cours de l’instruction et en enquêtes préliminaires pour se ranger sur cette version de transactions foncières à Akanda et Owendo pour y bâtir le siège social d’Ingerail. Un revirement qui a eu le chic d’irriter le ministère public qui a requis 5 ans de prison et 10 millions d’amende chacun contre les deux comparses.

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Pour leur part, les avocats des mis en cause n’ont pas manqué d’afficher leur optimisme devant l’issue de cette affaire de concussion et de prise illégale d’intérêts présumées. « Je suis confiant, d’autant plus que nous avons déconstruit l’accusation, en rapportant la preuve de ce que l’accusation était d’une grande faiblesse. Parce qu’il revenait à l’accusation de rapporter la preuve de ce que les prévenus avaient accompli, réalisé des actes de concussion ou de complicité de concussion et/ou de prise illégale d’intérêts », s’est réjoui Me Charles Henry Gey Bekale, avocat de Jean-Aimé Nziengui.

Avant d’afficher son optimisme sur le verdict avenir : « Nous avons le droit de penser que nos clients seront relaxés et que, par conséquent, ils seront déclarés non coupables. Au regard de ce que dans le dossier, rien ne permet d’envoyer Justin Ndoundangoye et Jean Aimé Nziengui au pénitencier. Et c’est d’ailleurs la substance des demandes que nous avons formulées. Aussi, appartient-il au juge du tribunal correctionnel de prendre en compte les déclarations des prévenus, en se fondant sur les preuves et sur son intime conviction ». Rendez-vous ce 10 décembre !

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