Makanga vs Maganga Moussavou

Procès Kongossanews : les 4 vérités de Stive Roméo Makanga sur l’ancien vice-président

Procès Kongossanews : les 4 vérités de Stive Roméo Makanga sur l’ancien vice-président
Procès Kongossanews : les 4 vérités de Stive Roméo Makanga sur l’ancien vice-président © 2021 D.R./Info241

Alors que l’audience en diffamation s’est ouverte hier à Libreville, le journaliste Stive Roméo Makanga et patron du média en ligne Kongossanews, a tenu à livrer ce vendredi, sa part de vérité dans l’affaire l’opposant à l’ancien vice-président Pierre-Claver Maganga Moussavou. Pour le mis en cause, son article jugé diffamatoire s’appuyait bien sur des informations solides obtenues auprès de la Présidence gabonaise appuyant l’implication du plaignant dans le scandale du Kevazingogate, à l’origine de son éviction.

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Alors que le verdict de cette affaire de diffamation présumée ne sera connu que ce 3 février, Stive Roméo Makanga a décidé de se livrer enfin sur les contours de son article qui aurait provoqué la chute de l’ancien vice-président. Au cours d’un point de presse tenu ce vendredi, le journaliste s’est défendu contre les poursuites portées contre lui. Pour le directeur de la publication du média mis en cause, le plaignant "Pierre Claver Maganga Moussavou est une personne dangereuse. C’est un “assassin” de la liberté de la presse".

Un rapport des services spéciaux

Concernant son article intitulé “Kévazingogate : Maganga Moussavou, chef de gang” publié sur le media en ligne le 21 mai 2019, le journaliste a indiqué que "Kongossanews avait obtenu d’un informateur à la présidence de la République, au travers d’un rapport détaillé des services spéciaux, des conclusions d’une enquête qui impliquait directement l’ancien vice-président, et que ce dernier, m’avait confié ma source, devait par un décret du chef de l’État lui même, être limogé". Ecartant donc toute velléité de diffamation manifeste.

Stive Roméo Makanga s’est défendu d’avoir appartenu à complot visant à nuire au vice-président limogé. "C’est donc sur la base de ces éléments que j’ai rédigé mon article et non sur la base d’un complot, comme le chantait dans tous les médias, l’ancien vice-président", s’est-il dédouané. Quant au lien avec l’ancien directeur de cabinet présidentiel, Brice Laccruche Alihanga Fargeon, le mis en cause a répondu par une boutade : "Si Pierre Claver Maganga Moussavou est si convaincu comme il l’a affirmé devant le juge, que l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État serait le grand manœuvrier, pourquoi n’avoir pas porté plainte contre ce dernier ?".

La "contestation" de l’éviction

Quant au fait que son papier serait la cause de l’éviction du plaignant de "son confortable fauteuil de vice-président", Makanga là aussi s’est interrogé à haute voix : "Qui est Stive Roméo Makanga pour dire au chef de l’État de limoger l’un de ses collaborateurs ?". Avant de renchérir : "Cela tombe sous le sens, lorsqu’on sait que ce dernier [Ali Bongo, ndlr], pour nommer ou limoger, prend appui de rapports des services spéciaux". Pour le journaliste, c’est bien l’implication de Pierre Claver Maganga Moussavou dans ce scandale, scellée par un rapport des services spéciaux de la présidence, qui lui aurait valu son éviction.

Derrière ce procès en diffamation, Stive Roméo Makanga y voit une volonté de l’ancien vice-président de contester "sans le dire ouvertement, la décision du chef de l’État. Il a en tête un adversaire, et se sert d’un “petit” journaliste dans une affaire dont lui seul connait les profondeurs". Enfin, plaçant sa foi en la justice de son pays, le patron de Kongossanews a martelé que "la décision de justice qui interviendra le 3 février prochain sera représentative de la réalité et de la vérité". Voilà qui est dit !


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