Kevazingogate

Traité de « chef de gang », Maganga Moussavou s’en prend à un journaliste

Traité de « chef de gang », Maganga Moussavou s’en prend à un journaliste
Traité de « chef de gang », Maganga Moussavou s’en prend à un journaliste © 2019 D.R./Info241

L’après-midi d’hier a été cauchemardesque pour les Maganga Moussavou. En effet, quelques heures avant d’être évincé de son trône de Vice-président du Gabon, Pierre-Claver Maganga Moussavou a tenté de faire remonter les bretelles à un confrère pourtant proche du palais présidentiel. Le futur chômeur d’Etat a même menacé de faire arrêter le journaliste pour l’avoir traité de « chef de gang » du Kevazingogate, le scandale de corruption à haute échelle lié à la disparition de 353 containers qui continue de faire des victimes dans l’appareil d’Etat gabonais.

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« Stive, tu veux te faire arrêter ? » c’est par cette phrase tranchante que Pierre-Claver Maganga Moussavou s’en est pris au patron du média en ligne Kongossanews pour avoir commis un article à charge contre le futur ancien vice-président. Dans son article intitulé « Kévazingogate : Maganga Moussavou chef de gang », notre confrère évoque clairement la culpabilité de Pierre Claver Maganga Moussavou dans le Kevazingogate.

« Maganga Moussavou, le vice-président de la République serait le cerveau d’un vaste réseau de détournements, ce avec la complicité de Guy Bertrand Mapangou un membre du gouvernement », écrit notre confrère en ligne. Avant de charger : « Maganga Moussavou, le vice-président de la République est bien trempé jusqu’à la moelle, dans l’épisode de la disparition des 353 conteneurs de Kévazingo ».

La conversation téléphonique entre Maganga Moussavou et le journaliste

Des propos durs qui n’ont pas été du goût de l’intéressé qui a saisi son téléphone pour réprimander le directeur de la publication Stive Romeo Makaga. Non sans le menacer de représailles. « On vous a expliqué, parce que vous êtes tous des nuls, que le vice-président n’a rien à voir là-dedans », a pesté en colère Manganga Moussavou. « Comme tu as voulu te montrer, moi je vais te porter plainte. Je vais déjà appeler la DGR (direction général des recherches) pour qu’on aille te chercher », a-t-il menacé.

Des menaces que le vice-président n’a pas pu mener à bien vu que dans la même journée de mardi, Ali Bongo a mis fin à ses fonctions de vice-président du Gabon. Fait curieux tout de même, les deux personnalités incriminées par notre confrère ont toutes été limogées de leur fauteuil incluant le ministre des Eaux et forêts Guy Bertrand Mapangou. Pur hasard ou article commandité par des forces tapies dans l’ombre du palais du bord de mer ? Affaire à suivre.

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