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Scandale gouvernemental

Massassagate : Ali Bongo a toujours du mal à se débarrasser de son ministre « corrompu »

Massassagate : Ali Bongo a toujours du mal à se débarrasser de son ministre « corrompu »
Massassagate : Ali Bongo a toujours du mal à se débarrasser de son ministre « corrompu » © 2021 D.R./Info241

Le gouvernement gabonais continue de loger en son sein les plus grands ennemis de la bonne gouvernance de nos deniers publics. L’exemple est une nouvelle fois donné par le scandale de sacs d’argent envoyés par le ministre du Pétrole, du Gaz, des Hydrocarbures, et des Mines Vincent de Paul Massassa à la Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda. Une affaire que tente toujours d’étouffer l’exécutif et Ali Bongo qui disait pourtant pratiquer une « tolérance zéro » contre la corruption des agents de l’Etat.

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Si l’hebdomadaire Jeune Afrique ne l’avait abordé dans ses colonnes la semaine dernière, l’affaire n’aurait certainement pas été connue du grand public. Et pour cause, Vincent de Paul Massassa aurait tenté le mois dernier de corrompre sa supérieure, Rose Christiane Ossouka Raponda. La Première ministre avait pourtant révélé l’affaire à Ali Bongo et aux autres membres du gouvernement solennellement lors du conseil des ministres du 11 août.

Depuis c’est silence radio. Ni Ali Bongo ni la Présidence gabonaise n’ont daigné faire ce qui s’imposait dans un tel cas de figure. Au contraire, le présumé ministre-corrupteur qui serait proche du fils d’Ali Bongo, Noureddin Valentin, continue son train-train quotidien de patron des mines et des hydrocarbures sans inquiétude. Une situation inconfortable pour les autorités gabonaises et plus singulièrement pour Ali Bongo qui chantait pourtant sa haine de la « corruption ».

Il faut dire que pour sa défense, Vincent de Paul Massassa a indiqué que cet « argent de poche » envoyé à la Primature, l’était pour aider la Première ministre à s’imposer dans la province de l’Estuaire. Une défense là encore alambiquée qui semble avoir eu raison de son éviction plus d’un mois après la révélation du scandale. La fameuse « tolérance zéro » à la corruption d’Ali Bongo serait alors qu’un vain mot, comme les nombreuses fausses promesses présidentielles ?

Un acte de corruption que la Première ministre a tenu à laver en famille avec le gouvernement et Ali Bongo. Sinon comment comprendre qu’elle n’ait pas saisi depuis tout ce temps la justice ou encore qu’en tant que chef du gouvernement, elle ait pesé de tout son poids pour l’envoyer sur orbite ? Un scandale gouvernemental qui a le chic de montrer la passivité à géométrie variable contre la corruption qui gangrène l’élite politique gabonaise.

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