Logements sociaux

Malgré 26 milliards injectés, la Cité 3 dorades à l’abandon à Port-Gentil depuis 9 ans !

Malgré 26 milliards injectés, la Cité 3 dorades à l’abandon à Port-Gentil depuis 9 ans !
Malgré 26 milliards injectés, la Cité 3 dorades à l’abandon à Port-Gentil depuis 9 ans ! © 2021 D.R./Info241

La construction de logements sociaux continue d’être le pied d’argile de la politique d’Ali Bongo. À Port-Gentil, capitale économique et pétrolière du Gabon, plusieurs bâtiments inachevés surplombent la ville et retardent son développement. Ces éléphants blancs sont entre autres les annexes des agents de la CNSS, mais aussi l’école internationale de commerce situées tout les deux au quartier N’tchengué. À ce tableau sombre s’ajoute surtout la Cité des 3 dorades (3D). Un abandon qui se poursuit depuis 9 ans, malgré les 26 milliards injectés et les promesses gouvernementales de relance des travaux.

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Implanté dans le quartier appelé communément Sogaresse, plus précisément dans le département de Bendjé jouxtant le stade Michel Essongué, le chantier de construction de 1 000 logements initié en 2012 par l’État gabonais est à l’abandon neuf ans après l’entame des travaux. Il avait été lancé dans l’optique d’accroître l’offre en logements sociaux dans la ville de Port-Gentil. C’est ainsi que l’État gabonais a mis en place ce vaste projet immobilier.

Une autre vue du projet à l’abandon

D’un montant global de 26 milliards de francs CFA, ce projet ambitieux n’est plus que l’ombre de lui-même. Conséquences : plusieurs familles au chômage, le matériel technique acheté par l’Etat à coup de millions il y a plusieurs années maintenant, reste à ce jour non utilisé. Stockés, ces précieux matériaux ont été exposés à la merci des vandales qui ne se sont pas fait prier. Devenu un repère des bandits dès la nuit tombée, les habitants de cette zone ne savent plus à quel saint se vouer du fait de la recrudescence du braquage et autre.

« Ici, ils nous prennent pour des victimes quotidiennes. Chaque jour c’est le braquage parce-que cette zone n’est pas éclairée même jusqu’au stade. Ce projet occupait nos enfants. Là ils n’ont plus rien à faire et le chômage frappe. C’est dur ! », se lamente Caroline Bignoumba, riveraine. Il faut dire que la réalisation des travaux avait été confié auparavant à la Société Nationale Immobilière (SNI) dès son lancement. Pour plus de clarté et de suivi, celle-ci avait finalement été octroyée au Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS).

C’est à cet effet, que la société adjudicataire (EGCA) de l’homme d’affaires Mohamed Ben Ali, avait été choisie pour conduire le projet à terme. Sauf que quelques années plus tard, ce sont à peine près de trois cents habitations qui sont sorties de terre. Arrêtés au niveau des linteaux, il se murmure dans la cité pétrolière que ces logements ne pourraient dorénavant plus répondre aux exigences de développement puisqu’ils ne sont pas aux normes édictées par le gouvernement.

« Les chambres sont plus petites que les dortoirs d’un étudiant. Le salon ressemble à une douche (2×2), la cuisine encore pire. Et certaines maisons sont comme ça. On a dû arrêter les travaux à cause de ça. Et parce-que certains des chefs de chantier nous disaient que l’argent a été détourné. On n’était plus bien payé », s’est exprimé Guy-Roland un des anciens employés du chantier. Pour finir, le lotissement de ce vaste projet immobilier s’étend sur une superficie de plus de 800 000 m² et devrait compter 827 villas dont près de 300 déjà construites et 10 immeubles de trois étages abritant 140 appartements.

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