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11 ans après, l’école supérieure de commerce de Port-Gentil l’autre mort-née d’Ali Bongo

11 ans après, l’école supérieure de commerce de Port-Gentil l’autre mort-née d’Ali Bongo
11 ans après, l’école supérieure de commerce de Port-Gentil l’autre mort-née d’Ali Bongo © 2021 D.R./Info241

Le 4 mars 2010, soit près d’un an après sa prise de pouvoir à la magistrature suprême en tant que président de la république, Ali Bongo tenait un conseil des ministres délocalisé à Port-Gentil, capitale économique et pétrolière du Gabon. Celui-ci portait essentiellement sur la construction de l’École supérieure de commerce de Port-Gentil. Un projet prévu sortir de terre au bout de 36 mois soit 3 ans. Depuis plus décennie après l’annonce tonitruante, l’établissement supérieur n’est toujours pas livré.

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Désireux de doter le pays de feu Léon Mba et d’Omar Bongo d’un système éducatif gabonais orienté vers l’excellence, Ali Bongo n’avait pas lésiné à faire des promesses de lendemains meilleurs dans le secteur de l’enseignement supérieur. Il avait ainsi mis au point un système de communication impressionnant sur le sujet afin de faire aboutir celui-ci. C’est ainsi que plusieurs membres du gouvernement et même les élus locaux avaient été mis face à leurs responsabilités.

Un éléphant blanc dans les hautes herbes

Sauf que voilà aujourd’hui plus d’une décennie plus tard que ce vaste projet de construction n’est toujours pas achevé. Le projet de construction d’une école supérieure de commerce de renom dans la sous-région et particulièrement dans l’Ogooué-Maritime se retrouverait dans un tourbillon puisque les travaux démarrent, s’arrêtent et vice-versa, sans jamais rien comprendre.

Un projet de 3 ans qui a déjà atteint 11 longues années

Pour ce qui est du matériel de construction, il est livré à la merci des populations qui ne se font pas prier. Dès la lueur de la nuit, elles se faufilent dans les herbes dans l’optique de s’approvisionner en outil de construction afin de bâtir leurs habitations. Implanté sur 20 hectares au quartier N’tchengue, dans le 4e arrondissement de la cité pétrolière, plus exactement en face du lycée Turiaf Batsantsa, ce projet a bel et bien dépassée les délais de finitions annoncés dès l’entame de celui-ci.

Un projet aux 50 milliards décaissés délaissés

Suscitant des débats et des commentaires, il donne à ce jour le sentiment d’être un éléphant blanc qui ne verra jamais le jour au regard des grands des détournements financiers dans le pays. Le projet avait occasionné la fermeture temporaire d’une banque quelques années en arrière après un prêt faramineux de près de 50 milliards de nos devises.

Une vue du chantier, ces derniers jours

Tout compte fait, les près de 24 000 candidats au baccalauréat session 2020-2021 se demandent bien où aller après l’obtention de ce précieux sésame puisque certaines des grandes écoles et universités du pays rencontrent des problèmes de saturation. L’État a-t-il failli à ses responsabilités ? Le débat reste ouvert.

Toutefois, rappelons à toutes fin utiles que ce projet de construction devrait comprendre près de 30 bâtiments devant abriter des salles de classe et amphithéâtres, laboratoires, bureaux administratifs, réfectoire, dortoirs et logements du personnel d’encadrement mais aussi, des aires de sport. S’il ne s’agit pas, à proprement parler d’un éléphant blanc comme les populations commencent à le qualifier, le chantier ressemble en tout cas à un mort-né bien que fini à près de 70%.

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