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Bonne gouvernance

La cour des comptes relève l’inefficacité des dépenses santé du Gabon


Santé
  • L’une des principales structures sanitaires de Libreville © 2016 D.R./Info241
Publié le 13 avril 2016 à 15h41min

La cour des comptes gabonaise a rendu public lundi à Libreville, ses conclusions sur l’audit qu’elle a mené sur les dépenses liées à la santé en lien avec le VIH-Sida et le paludisme sur la période 2000-20014. Le moins que l’on puisse dire est que le verdict est plus qu’accablant pour le gouvernement gabonais puisque les juges financiers les trouvent inefficaces et inefficients.

Selon le conseiller-maître Nathalie Zuedzang qui a lu les conclusions de cet audit, le VIH-Sida et le paludisme demeurent encore au Gabon des obstacles majeurs au développement socio-économique du pays.

Des problèmes de santé majeurs sous-financés

Ces deux calamités sociétales prospère grâce à la gestion opaque des deniers publics pour laquelle les gouvernement gabonais successifs depuis 2000 ont échoué à endiguer malgré des financements d’organisations internationales pourtant consentis.

Dans le détail, la cour a relevé malgré tout, d’importants moyens financiers déployés inférieurs aux résultats attendus sur le terrain santé. Contrairement à l’engagement pris par le Gabon au sommet de l’Union africaine (UA) de 2001 à Abiuja (Nigéria) invitant les pays du continent à consacrer 15% de leur budget à la santé, le Gabon fait figure de mauvais élève. Sur la période étudiée, les dépenses santé du Gabon varie uniquement de 1,3% à 6%. Bien en dessous des engagements internationaux pourtant pris.

Les mauvais points de la performance santé du Gabon ne s’arrêtent pas là. Malgré des moyens financiers extérieurs conséquents, la Cour relève que l’Etat peine à assurer la coordination des politiques de santé publique contre ces deux principales endémies meurtrières.

Des détournements massifs de deniers publics

Concernant les crédits alloués à la lutte contre le paludisme, les juges financiers les trouvent insuffisants en valeur absolue. Ce qui n’a pas empêché les détournements de deniers publics. Sur les 17 centres budgétisés à cet effet par le Gabon sur la période, 7 ont été construits mais restent inopérants. Les 10 autres sont de parfaits éléphants blancs car jamais construits bien que leur budget ait été dépensé.

La situation des Centres de traitement ambulatoires (CTA) n’est guère reluisante. Loin s’en faut. Ces centres spécialisés sur le VIH-Sida présentent de graves insuffisances tant sur le plan biomédical que sur celui des ses équipements. Là aussi, la Cour n’a pas obtenu la justification des fonds alloués par l’Etat à ce secteur endémique.

Malgré une organisation administrative qui a connu des améliorations notables le Gabon, bien qu’ayant placé son budget santé en deçà des normes internationales, aurait pu obtenir des résultats mesurables. Ce qui est loin d’être la cas, conclut l’audit. Une parfaite illustration des dessous de la gestion des finances publiques au Gabon de ces dernières années, laissant libre cour à une république de l’impunité où l’argent public peut prendre des destinations inconnues le plus librement du monde.

La Cour des Comptes est au regard des dispositions de l’article 76 de la Constitution, la plus haute juridiction de l’Etat gabonais en matière de contrôle des finances publiques. Elle est également l’Institution supérieure de contrôle des finances publiques (ISC) du pays.


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