Putsch militaire

Tchad : Après le décès de son père, Mahamat Idriss Déby prend les rênes du pays

Tchad : Après le décès de son père, Mahamat Idriss Déby prend les rênes du pays
Le nouvel homme fort du Tchad, le jeune général Mahamat Idriss Déby © 2021 D.R./Info241

Sitôt la mort du président tchadien Idriss Déby Itno (68 ans) officialisée ce mardi, son fils le général Mahamat Idriss Déby (37 ans) a immédiatement pris les rênes du pays à travers un Conseil militaire de transition (CMT). Le maréchal tchadien, allié de la France et des Etats-Unis au Sahel contre les djihadistes, serait décédé lundi au cours d’un affrontement avec des rebelles au nord du pays. Le CMT a dissout la Constitution et l’Assemblée nationale avant d’annoncer la fermeture des frontières et un couvre-feu de 18h à 5h.

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Au pouvoir depuis 30 ans, le président Idriss Déby Itno aurait succombé aux blessures reçues ce week-end au combat contre des rebelles, a annoncé ce mardi le porte-parole de l’armée le général Azem Bermandoa Agouna. Celle-ci a pris le pouvoir au travers d’un putsch militaire tout en promettant des élections libres et démocratiques dans 18 prochains mois. Au sein du Conseil militaire de transition (CMT) trône désormais le fils du président tué le général Mahamat Idriss Déby.

Le président défunt lors de son intronisation en tant que maréchal

Le fils du défunt président dirigera ce conseil pour une période de 18 mois, a annoncé l’armée. Une charte nationale de transition sera promulguée à la place de la Constitution qui a été unilatéralement suspendue. Mahamat Idriss Déby dirige depuis 7 ans la Direction générale de service de sécurité des institutions de l’Etat (DGSSIE), le corps d’élite des forces armées de ce pays allié stratégique de l’Occident dans son combat contre les djihadistes du Sahel.

Mahamat Idriss Déby prend les rênes du pays au lendemain d’une incursion des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), un groupe armé basé en Libye voisine. C’est au cours de combats avec ce groupe que le président Déby a été mortellement blessé près de Nokou, à 300 kilomètres au nord de ­ la capitale du pays, N’Djamena, toujours selon le porte-parole de l’armée.

Selon la Constitution dissoute, c’était au vice-président qui n’a jamais été nommé qu’aurait dû revenir la conduite des affaires du pays jusqu’à de nouvelles élections présidentielles à défaut de revenir à l’Assemblée. Un vide que vient de combler l’armée et son CMT composé de 11 généraux. Le putsch militaire semble pour l’heure, entériné par la France et les Etats-Unis, deux soutiens indéfectibles du régime Déby.


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