Médias publics

Radio Gabon et Gabon 1ère toujours pas des médias nationaux... même 60 ans plus tard !

Radio Gabon et Gabon 1ère toujours pas des médias nationaux... même 60 ans plus tard !
Radio Gabon et Gabon 1ère toujours pas des médias nationaux... même 60 ans plus tard ! © 2022 D.R./Info241

Plus de 60 ans après leur création, les médias publics sont toujours à la traine en ce qui concerne la couverture de l’ensemble du territoire. Que l’on parle de la pionnière Radio Gabon ou Gabon 1ère, les médias d’Etat ne couvrent toujours pas l’ensemble du territoire gabonais. Ce, malgré les fortes sommes allouées à cet effet. Des soupçons de détournements de fonds publics en perspective qui n’émeut toujours pas la justice.

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Bien que les gabonais aient depuis tourné le dos aux médias d’Etat en raison de leur ligne éditoriale pro-pouvoir et la qualité de ses programmes, il n’en demeure pas moins que le pays qui a célébré le 17 août dernier ses 62 ans d’indépendance, n’est toujours pas capable de porter l’information officielle à l’ensemble des 9 provinces du pays. Des disparités à l’accès aux médias publics visiblement assumées par le gouvernement sauvé par l’avancée du numérique.

Inégalité dans l’accès aux médias publics

La situation est telle que dans les localités telles que Ndéndé, Lebamba, Malinga dans la Ngounié, Doussala (Nyanga) ou encore Mekambo (Ogooué-Ivindo), il n’est pas anodin d’y voir les gabonais soit mieux baignés par l’actualité des pays limitrophes que de celle de leur propre pays. La faute à des moyens détournés de leur objet par de nombreux responsables qui visiblement n’ont toujours pas été inquiétés par la justice. Le tout avec la bénédiction des autorités judiciaires qui ont mieux à faire que se s’employer à vérifier l’utilisation de fonds publics.

Radio Gabon créée le 28 novembre 1959 ne couvre toujours pas tout le pays 63 ans après

On se souvient qu’en prélude à la CAN 2012 de football que devrait abriter le Gabon, Ali Bongo et son gouvernement de l’époque avaient annoncé des milliards de francs pour parachever cette couverture nationale défaillante. Des fonds confiés à la Télédiffusion gabonaise (TDG) et à l’Agence nationale des infrastructures et des fréquences (Aninf) rattachée à la Présidence gabonaise. Des années plus tard, les deux structures publiques n’ont pas mené à leur terme ledit projet.

Des milliards pour aucun résultat ou presque

La TDG n’a pu réhabiliter et redéployer les équipements que dans 2 des 9 provinces comme initialement prévu, soit un taux de réalisation de 22,22%. Idem pour l’Aninf qui était en charge de remettre en état les équipements de 25 départements les moins nantis par le signal des médias publics. Seuls 3 de ces 25 départements concernés ont finalement été réhabilités par l’Aninf soit un taux d’échec de 88%. Mais depuis cette date, plus aucun effort n’a été commis par les autorités.

Idem pour Gabon 1ère, 59 après

Heureusement pour le gouvernement, le déploiement des opérateurs satellites privés sont venus quelque peu sauver les zones les plus reculées du pays de ce naufrage médiatique. A Mouila et Tchibanga, deux capitales provinciales, il faut obligatoirement souscrire à un abonnement payant pour accéder aux médias d’Etat. De quoi laisser songeur sur cette fracture qui fait finalement de Radio Gabon et de Gabon 1ère des médias très peu nationaux. Face ces lacunes, ils ont facilement été submergés par la forte concurrence internationale qui elle ne connait pas de limite.

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