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Justice

L’affaire dite des « cafards » suspendue au paiement des frais de procédure


Société
  • Le clash judiciaire entre les deux hommes pourrait prendre plusieurs semaines © 2016 D.R./Info241
Publié le 18 juin 2016 à 11h38min

L’affaire des « cafards » intentée par l’Etat gabonais et Ali Bongo contre l’opposant Jean Ping pour diffamation et d’incitation à la haine promet d’être épique. Hier, lors d’une première audience, le tribunal de Libreville a fixé le montant des provisions financières à verser au greffe par les plaignants. Ce sera donc un demi-million pour le gouvernement et Ali Bongo, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature.

Le double procès de l’affaire des « cafards » promet d’être épique et feuilletonesque. On se souvient que le gouvernement gabonais était monté sur ses grands chevaux pour déplorer le 19 mai lors d’un conseil des ministres, la teneur des propos tenus par Jean Ping lors d’une tournée en mars dernier à Oyem.

Lire aussi >>> L’affaire des « cafards » s’ouvre devant les tribunaux les 17 et 20 juin prochains

L’Etat Gabonais avait alors accusé le principal challenger d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août, d’être un « génocidaire » et d’incitation à la révolte. Ce qui l’aura valu d’être poursuivi en correctionnel par le ministère public d’une part et par les avocats d’Ali Bongo au civil pour les chefs de diffamation et d’injures publiques.

L’audience de fixation de provision de ce 17 juin où les différentes parties étaient représentées par leur avocat, a renvoyé l’affaire à une date ultérieure en attendant que les parties plaignantes, le gouvernement gabonais et le justiciable Ali Bongo, s’acquittent de la provision financière d’un demi-million de francs CFA exigée par le tribunal.

Il faut savoir que dans les procès pour diffamation, ce qui était le cas hier, la première audience porte sur la fixation de la provision à payer par la partie civile. Tant que cette provision n’est pas fixée et payée, le procès ne peut se poursuivre ou avoir lieu.

De plus, les plaignants s’étant constitués partie civile, ils ne pourront régler la provision exigée qu’après avoir reçu la notification écrite du jugement de ce même tribunal. Or, il n’y a aucun délai légal obligeant la rédaction de ce jugement rendu hier. Il pourrait donc s’écouler de longues semaines, des mois voire des années avant de voir les deux parties à nouveau à la barre. A moins que...

Affaire à suivre donc...


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