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Décès de Louis Patrick Mombo : l’épais silence du gouvernement gabonais, rancunier à mort !

Décès de Louis Patrick Mombo : l’épais silence du gouvernement gabonais, rancunier à mort !
Décès de Louis Patrick Mombo : l’épais silence du gouvernement gabonais, rancunier à mort ! © 2021 D.R./Info241

La nouvelle du décès de l’enseignant et syndicaliste Louis Patrick Mombo est intervenue tard dans la nuit du mardi 30 novembre au mercredi 1er décembre. Toute la journée d’hier, c’est encore elle qui a occupé l’espace médiatique du Gabon. De toute cette vague d’émotions exprimées, aucune voix officielle n’a daigné s’exprimer, mis à part la déléguée d’académie provinciale de l’Estuaire. Ali Bongo et son gouvernement aux abonnés absents.

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Fait curieux pour ne pas être relevé, le silence des autorités gabonaises après le décès brutal de Louis Patrick Mombo. Agent du ministère de l’Education nationale au sein duquel il avait dédie sa vie à la lutte syndicale pour une plus nette prise en compte des situations administratives de sa corporation, il y avait gagné ses galons. Tenace et fin connaisseur des textes qui régissent le code du travail en général et ceux des conventions collectives entre son administration et ses agents, Louis Patrick Mombo était devenu une star pour ses nombreux collaborateurs et syndiqués.

Un silence mortel

La triste nouvelle de son décès a d’ailleurs surpris plus d’un, d’autant plus qu’il y a seulement quelques jours, il avait été vu dans le nord du pays et à Tchibanga d’où lui et ses compagnons de lutte s’étaient récemment rendus pour y tenir des assemblées générales qui débouchent les unes après les autres au durcissement du mouvement de grève que la Conasysed, syndicat au sein duquel il était délégué général, et le Sena ont lancé depuis la rentrée scolaire de l’année en cours.

Alors que toute la toile était en émoi à l’annonce de la triste nouvelle de ce “soldat qui tombe les armes à la main” comme l’ont déclaré plusieurs de ses compagnons, il est apparu bien curieux que jusqu’à ce jour, ni sa tutelle, encore moins le sommet de l’État n’aient pu prononcé le moindre mot en guise d’hommage à cet illustre compatriote qui aura, comme Martine Oulabou avant lui, lutté pour une justice sociale qui doit renforcer l’État de droit et démocratique que revendiquent souvent les autorités politiques du Gabon.

Une rancœur deshumanisante

Exceptés les hommages rendus par quelques leaders de la société civile tel que Marc Ona Essangui et de l’opposition gabonaise à l’instar de Jean Ping ou d’Alexandre Barro Chambrier, de Paulette Missambo ou encore de Paul Marie Gondjout pour ne citer qu’eux, seule Pétronille Minkoué Mi Dzime epse Nkogo Ovono en sa qualité de directrice d’académie provinciale de l’Estuaire à laquelle appartenait le disparu, ni le ministre de tutelle Patrick Mouguiama Daouda, ni le très controversé secrétaire général dudit ministère, Théodore Koumba, encore moins la primature ou la présidence de la République n’ont daigné dire mot. Comme pour mieux démontrer la terreur et la haine que le gouvernement actuel avait vis-à-vis de ce compatriote qui n’exigeait rien d’autre que le strict respect des textes qui régissent le travail en République gabonaise.

Il est connu qu’au Gabon, selon le bord politique, il est particulièrement gênant d’afficher sa proximité avec untel ou avec untel autre parent si celui-ci avait une trop grande liberté de ton prompt à genre le pouvoir dont on est proche. Mais de là à faire preuve d’une rancune aussi tenace vis à vis d’un simple syndicaliste, il est à craindre que la stigmatisation atteigne des pics dans ce pays pourtant vendu hors de ses frontières comme un de ceux dits démocratiques avec un état de droit qui donnerait du contenu à une égalité des chances qui n’est que vue de l’esprit.

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