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Harcèlement

Une étudiante gabonaise arrêtée pour avoir harcelé le ministre français de l’Economie


International
  • Une étudiante gabonaise arrêtée pour avoir harcelé le ministre français de l’Economie © 2016 D.R./Info241
Publié le 26 février 2016 à 11h06min

Une étudiante gabonaise en droit a été arrêtée hier par la police de Montpellier (France) après une plainte déposée 9 jours plutôt par le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron. La jeune femme aurait harcelé par voie électronique sa victime avec des messages d’amour et des photos érotiques.

Selon le quotidien français Midi Libre qui révèle l’affaire, les faits remonteraient à septembre dernier. Les premiers messages n’ont sans doute pas attiré beaucoup l’attention du ministre. Mais leur répétition et leur nombre ont fini par pousser Emmanuel Macron à déposer plainte le 16 février.

Compte tenu de son rang, l’affaire a été confiée à la police judiciaire, qui a rapidement localisé l’auteur des messages : une habitante de Juvignac, dans l’agglomération de Montpellier, qui a vu débouler hier après-midi à son domicile les enquêteurs. La perquisition menée à son domicile a conduit à la saisie de son ordinateur et de son téléphone portable. Elle a depuis été placée en garde à vue pour "messages réitérés malveillants en vue de troubler la tranquillité d’autrui".

Selon une source judiciaire citée par Midi Libre, "Il s’agissait de messages à caractère érotique, c’étaient des mails dans lesquels elle lui déclarait sa flamme. Il y avait aussi des photos d’elle, dans le détail desquelles nous n’entrerons pas".

Voilà qui devrait faire réfléchir sur ses actes la jeune gabonaise pourtant étudiante en droit. La gabonaise encourt selon la loi française sur "le harcèlement par la voie électronique", jusqu’à un an de prison et près de 10 millions de F.CFA d’amende. Elle devrait subir également une expertise psychiatrique.

[MISE A JOUR DU 26 FÉVRIER A 14H30] La garde à vue de la gabonaise a été levée ce vendredi par le parquet de Montpellier. L’enquête a conclu à des troubles psychologiques et la suite de cette affaire se cantonnerait donc à un simple rappel à la loi. Elle a donc été remise en liberté avec une convocation en justice et ne devrait pas passer par la case tribunal correctionnel.


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