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Marche noire de Dynamique unitaire : pluie d’arrestations « arbitraires » de la police gabonaise !


Société
  • Marche noire de Dynamique unitaire : pluie d’arrestations « arbitraires » de la police gabonaise ! © 2018 D.R./Info241
Publié le 28 août 2018 à 12h07min

Prévue pour ce tenir ce matin à Libreville, la marche dite « noire » de la Confédération syndicale Dynamique unitaire n’a pu avoir lieu. La veille, le ministre de l’Intérieur Lambert Matha avait pondu une déclaration lapidaire interdisant pour la seconde fois la manifestation syndicale. Comme il fallait s’y attendre, les autorités gabonaises ont procédé à des dizaines d’arrestations jugées « arbitraires » des premières personnes arrivées sur les lieux de la manifestation.

La marche noire de protestation contre les mesures d’austérité du gouvernement a été une nouvelle fois empêchée par les autorités gabonaises. Après l’avoir interdit la veille, le gouvernement gabonais a déployé au rond point de la Cité de la démocratie, point de départ de cette marche, un important dispositif policier pour empêcher les fonctionnaires de s’y rassembler.

« Une preuve que le Gabon n’est pas une démocratie », a déclaré en colère Jean Remy Yama, président de Dynamique unitaire, arrivé sur lieux après l’arrestation de la dizaine de fonctionnaires qui ont tenté d’investir les lieux tôt ce matin. Parmi les syndicalistes arrêtés et immédiatement conduit au commissariat centrale de Libreville, figurent aussi un journaliste d’un média en ligne arrivé pour couvrir la manifestation qui se voulait pourtant pacifique.

C’est la deuxième fois que les autorités gabonaises interdisent cette marche syndicale de protestation contre les mesures dégainées contre les fonctionnaires depuis le 21 juin dernier. Initialement prévue pour se tenir le 13 août dernier, Dynamique unitaire avait dû renoncer à l’organisation simultanée de sa marche en raison d’un premier refus essuyé des gouverneurs de province et du ministre gabonais de l’Intérieur pour celle prévue à Libreville.

Les manifestations publiques sont pourtant libres en République gabonaise mais celles organisées par des centrales syndicales vindicatives sont systématiques interdites par les autorités gabonaises. Autorités qui ne motivent toujours pas leur refus, comme l’exige la loi. Des interdictions perçues comme un défaut de démocratie du pouvoir de Libreville qui veut certainement s’éviter de voir dans la rue des citoyens reprouvant ses décisions.


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