Réaction

Reforme constitutionnelle d’Ali Bongo : « Ce qui se passe au Gabon est inacceptable »

Reforme constitutionnelle d’Ali Bongo : « Ce qui se passe au Gabon est inacceptable »
Reforme constitutionnelle d’Ali Bongo : « Ce qui se passe au Gabon est inacceptable » © 2021 D.R./Info241

L’actualité liée à la nouvelle modification constitutionnelle d’Ali Bongo continue de susciter des réactions. Ce mercredi, le tour est revenu à Francis Hubert Aubame de donner de la voix. Au cours de cet entretien face à la presse, le président de « les Souverainistes écologistes », parti affilié et fidèle à la coalition de Jean Ping a fait un rapide tour d’horizon de la situation socio-politique du Gabon du moment.

Binto Media

Il n’est pas très connu pour être prolixe. Très discret, c’est pourtant Francis Hubert Aubame qui est le président du parti les Souverainistes écologistes. Ayant lui-même, dit-il, fait volontairement le choix de ne se prononcer qu’au travers des discours qui engagent sa famille politique, la CNR, sa sortie médiatique ne semble pas anodine. Elle intervient en plein débat sur le projet constitutionnel de révision de de la loi fondamentale. Pourtant déjà approuvé par les deux chambres du parlement.

Ainsi donc, de ladite révision constitutionnelle à la situation qui prévaut au sein de l’Union nationale en passant en passant par bien d’autres sujets abordés, le fils de l’illustre regretté Jean Hilaire Aubame a abordé avec concision, calme bien sûr, mais avec beaucoup de solennité et de hauteur toutes ces questions importantes.

Le verbe haut par moment, le haut cadre gabonais, au sujet de la révision constitutionnelle d’Ali Bongo et de son gouvernement a martelé : « L’on ne révise pas une constitution dans un État d’urgence ». D’ailleurs, s’est-il exclamé : « pour réformer une Constitution, la légalité ne suffit pas. Il faut être légitime. Or, Ali Bongo et les siens n’en ont pas ».

On l’aura compris. Pour ce proche de Jean Ping qui continue d’espérer que ce dernier soit installé au palais du bord de mer un jour ou l’autre, les 4 ans passés qui séparent 2016 de 2020, ne semblent pas avoir eu d’impact sur sa détermination. « Notre combat, c’est toujours celui de l’alternance. Celui de la vérité des urnes ».

Tout en réaffirmant sa pleine conviction personnelle ainsi que celles des cadres et militants de son parti, cet ancien diplomate a néanmoins déploré le fait que le Gabon soit devenu une sorte de nid géant où sévit le regrettable phénomène de la transhumance politique. « En réalité, nous devons construire avec une constance et une fidélité aux valeurs fondamentales. Mais nous remarquons que c’est le peuple qui est fidèle à l’opposition depuis longtemps. Et cela, malgré les vols à répétition de son vote dans les urnes. Pendant ce temps, c’est plutôt l’élite qui tergiverse à travers des dialogues, des concertations où on se partage le pouvoir sans le peuple. La démocratie sans le peuple profite à l’élite pendant que le peuple croupit dans la misère. Cela doit cesser. Et c’est le sens de notre combat ».

Question d’actualité oblige, Francis Hubert Aubame, en tant qu’ancien cadre militant au sein de l’Union nationale (UN) n’a pas manqué de regretter les tensions qui secouent actuellement ce parti au sein duquel, le défunt André Mba Obame en fit le ministre de la justice de son gouvernement alternatif en 2011. « Nous regrettons naturellement ce qui s’y passe. Nous n’avons pas de leçon à donner à nos amis de l’Union nationale. Toutefois, nous restons optimistes sur l’issue finale de ces divergences de vue. Notre souhait est, bien entendu, que les positions des uns et les autres puissent se rapprocher d’ici leur prochain congrès dans 3 mois, car, ce parti qui est un géant sur l’échiquier national, et partant de l’opposition, aura un rôle important dans tout ce qui va se jouer dans notre pays dans les prochains mois et années ».


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