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Rumeurs

Mis en cause dans l’affaire du Kevazingogate, Maganga Moussavou enlève le corps !


Société
  • Le VPR, Pierre-Claver Maganga Moussavou © 2019 D.R./Info241
Publié le 18 mai 2019 à 09h07min

L’affaire du Kevazingogate continue de faire trembler la république ou plutôt les personnalités publiques potentiellement impliquées. C’est le cas du Vice-président gabonais, Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui a tenu à battre en brèche toutes les rumeurs sur sa supposée implication dans ce dossier explosif. Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction d’Info241, le VPR se lave de tous les soupçons portés contre lui dans cette affaire notamment sur les réseaux sociaux. Pierre-Claver Maganga Moussavou dit être « reste serein et silencieux ».

Le scandale des 353 containers dérobés aux mains de la justice au port d’Owendo fait réagir la Vice-Présidence du Gabon. A travers un communiqué de presse daté du 16 mai, le cabinet de Pierre-Claver Maganga Moussavou a tenu à s’étonner « de l’insinuation faite nommément sur les réseaux sociaux que le Vice-Président de la République serait la personnalité qui aurait signé, en lieu et place du Président de la République, le document autorisant cette opération ».

Pour le cabinet de l’ancien maire de Mouila, un tel acte « s’apparente à un acte de trahison à l’égard du Chef de l’Etat qui l’a nommé d’une part, et de la nation gabonaise d’autre part ». Chose que le VPR ne saurait se permettre visiblement. Le communiqué profite pour rappeler « la procédure pouvant amener le Vice-Président de la République à signer tous textes en l’absence du Président de la République et engageant l’Etat et la Nation ».

Le VPR brandissant son communiqué sur sa page Facebook

On n’y apprend que le VPR ne peut recevoir une telle habilitation que des soins du "Directeur de Cabinet du Président de la République ou du Secrétaire Général de la Présidence de la République, après avis préalable du Chef de Département Juridique". En clair, Pierre-Claver Maganga Moussavou n’aurait pu recevoir une telle mission que des mains de Brice Laccruche Alihanga ou de Jean-Yves Teale. Il ne saurait prendre de lui-même une décision d’une telle nature. Voilà qui en dit long sur les attributs et l’utilité de la Vice-Présidence.

Pour se dédouaner totalement de ces accusations d’implication, le communiqué martèle que même pour présider le conseil des ministres du 16 novembre 2018, ce fut à la Cour constitutionnelle gabonaise qui lui avait attribuer ce pouvoir. Et que « même en cas d’habilitation, le Vice-Président de la République ne signe que les dossiers qui lui sont soumis par les membres du Cabinet présidentiel instruits du dossier ». Renvoyant ainsi la balle au cabinet présidentiel d’Ali Bongo.

Pour conclure, le communiqué de la Vice-Présidence est formel : « le Vice-Président de la République qui ne s’est jamais senti concerné par cette affaire car nullement informé de la saisine de ces 353 conteneurs au port ». Par voie de conséquence donc, celui-ci « reste serein et silencieux.Tout en attendant vivement que les auteurs de cette imposture soient sanctionnés avec la plus grande sévérité ». Voilà qui est dit !


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