Assemblée générale

Le SNEC crie à l’acharnement « pathologique » du procureur Roponat dans l’affaire Yama

Le SNEC crie à l’acharnement « pathologique » du procureur Roponat dans l’affaire Yama
Le SNEC crie à l’acharnement « pathologique » du procureur Roponat dans l’affaire Yama © 2022 D.R./Info241

Les membres du Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) du Gabon étaient réunis ce mercredi en assemblée générale à Libreville. Occasion pour les syndicalistes de dénoncer l’acharnement « personnel » du procureur de la République près du tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, dans le maintien en détention de leur président Jean Remy Yama, jeté en prison le 2 mars dernier. Le parquet ayant prononcé un second mandat de dépôt contre le leader syndical qui avait pourtant bénéficié d’une mise en liberté provisoire.

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« Il s’est agi de dénoncer le comportement obsessionnel, voire pathologique, du parquet de maintenir Jean Rémy YAMA en détention préventive en dépit de son état de santé inquiétant », a indiqué le SNEC. Les enseignants-chercheurs se sont insurgé contre la procédure rocambolesque qui a débouché sur le deuxième mandat de dépôt délivré par un juge de la cour spéciale criminelle pour détournement de fonds publics sur instigation du procureur de la République André Patrick Roponat.

Une vue des participants à cette assemblée générale d’hier

Un second mandat de dépôt prononcé au moment où une ordonnance de mise en liberté provisoire de Jean Rémy Yama avait été prononcé le 2 juin par le juge d’instruction Charlène Magalie Makioba Oyé dans l’affaire d’abus de confiance qui avait pourtant été classée sans suite par le passé par la même justice gabonaise. Pour le SNEC, Jean Rémy Yama serait ainsi maintenu en détention par la seule volonté d’un homme : celle du procureur André Patrick Roponat.

Pour démontrer l’innocence de son président, le SNEC a de nouveau présenté
de façon circonstanciée, les travaux d’aménagement effectués et l’acquisition d’engins et autres équipements par la SCI Serpentin pour rendre constructible la parcelle attribuée aux enseignants-chercheurs à Angondjé. Deux rapports d’audit en 2015, l’un de la cour des comptes et l’autre de la brigade financière de la police judiciaire, ont même validé la gestion orthodoxe de la subvention ayant permis la viabilisation de ladite parcelle.

Pour le SNEC, les accusations du procureur André Patrick Roponat sont « sans fondement, si ce n’est l’expression de instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes ». Rappelons que le leader syndical maintenu en détention, souffre d’une apnée du sommeil sévère. Une pathologie qui « l’expose à une mort cérébrale si son appareil respiratoire actuellement défaillant n’est pas reparamétré dans les jours », a rappelé le SNEC.

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