Mesures gouvernementales

Covid-19 : Quelles vacances de Pâques avec autant de restrictions gouvernementales ?

Covid-19 : Quelles vacances de Pâques avec autant de restrictions gouvernementales ?
Covid-19 : Quelles vacances de Pâques avec autant de restrictions gouvernementales ? © 2021 D.R./Info241

Élèves et enseignants du Gabon s’apprêtent à prendre leurs vacances de pâques. Une occasion pour la plupart d’entre eux de se rendre auprès de leurs familles à travers le pays. Dans le contexte des mesures restrictives gouvernementales anti-covid actuelles, des grincements de dents commencent à se faire entendre.

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Officiellement, c’est le vendredi 19 mars prochain qu’interviennent les vacances de pâques au Gabon. Mais dans la réalité, la plupart des établissements scolaires du pays ont débrayé les cours depuis la semaine dernière. Place au calcul des moyennes et aux conseils de classes, avant la remise des bulletins prévue vendredi et samedi de cette semaine. Mais déjà, des inquiétudes taraudent personnels, enseignants et apprenants. Et pas qu’eux. La cause : le Gabon maintient depuis un an des mesures restrictives contraignantes dans sa lutte contre la Covid-19.

Des vacances sous le signe des restrictions de déplacement

Au moment d’annoncer, le 12 mars 2020, le premier cas de Covid au Gabon, le peuple était loin d’imaginer que de sa liberté d’aller et de venir, il en serait aussi longuement privé. En effet, pourtant un des pays les moins impactés, y compris dans la sous-région de la CEMAC, ils ne sont pas nombreux à comprendre le maintien, sinon, le durcissement permanent des mesures restrictives par le gouvernement.

Economie en lambeaux avec un secteur informel durement pénalisé et de plus en plus d’entreprises qui peinent à atteindre leur chiffre d’affaires tout en maintenant leur personnel, le confinement du Gabon n’a d’égal au monde. Et pour en rajouter une couche, nul ne comprend le choix des ministres de la Santé, Guy Patrick Obiang Ndong et son collègue de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, de restreindre la libre circulation des Gabonais à travers le territoire national pendant que les frontières aériennes, d’où partent pourtant clairement les cas contaminant et potentiellement à risque, notamment de la France dont les vols d’Air France, continuent eux allègrement d’atterrir à Libreville.

La problématique des tests PCR

En circonscrivant le « Grand Libreville », il faut désormais être muni d’une autorisation de circuler et d’un test PCR négatif. Au départ de la capitale, le demandeur a au moins pour 3 ou 4 jours pour leur obtention. À l’intérieur du pays, c’est la catastrophe. Les 60 centres de dépistage promis par Ali Bongo en 2020 n’ayant jamais existé nulle part, les quelques tests qui ont été envoyés dans certaines capitales provinciales n’ont été qu’une goutte dans un océan. Du coup, pour partir d’Oyem, de Makokou ou de Tchibanga aujourd’hui, il est exigé une autorisation signée du gouverneur de province. Pour la signer, celui-ci exigera la présentation d’un test PCR négatif. Or, comment présenter un test indisponible dans les structures sanitaires de ces villes ?

Quelques fois, il n’est pas rare que certains compatriotes en viennent à faire des révélations qui donnent froid dans le dos. "Ossouka a pourtant dit publiquement que les tests étaient redevenus gratuits. Mais le business autour du Covid continue allègrement. Et les autorités le savent. Vous-vous présentez à l’hôpital. On vous signifie qu’il n’ont plus de tests. Effectivement, pour une ville comme Makokou, ils auraient réceptionné qu’à peine 300 kits pour une population évaluée à des milliers d’âmes. Et quand tu te présentes à l’hôpital, officiellement, on te dira qu’il n’y a rien", témoigne un fonctionnaire en service à l’intérieur du pays.

Avant de rajouter : "Mais si tu patientes un peu, le médecin te donnera rendez-vous discrètement, moyennant 5 000, 6 000, 8 000 ou même 10 000 FCFA en te disant qu’il te rend service. Mais quand tu vois bien, tout est question de réseau. Le plus stupide dans tout ce désordre est que nous sommes en période de vacances. Beaucoup ont leurs enfants et leurs époux et épouses séparés. Ils doivent se retrouver. Mais c’est le moment choisi pour notre administration pour exiger jusqu’aux actes de décès et que sais-je encore pour que des déplacements. Mais enfin, c’est quoi ce pays ?".


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