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L’invité de la rédaction

Bruno Ben Moubamba : « Ali Bongo n’a pas sû diriger durant 7 ans, on ne va pas lui accorder 7 ans de plus ! »


L’invité d’Info241
  • Bruno Ben Moubamba : « Ali Bongo n’a pas sû diriger durant 7 ans, on ne va pas lui accorder 7 ans de plus ! » © 2016 D.R./Info241
Publié le 28 janvier 2016 à 12h24min

L’invité de la rédaction d’Info241 est cette semaine Bruno Ben Moubamba président d’une aile dissidente de l’Union du peuple Gabonais (UPG, opposition).

A l’orée de la présidentielle gabonaise prévue pour le second semestre de cette année, ce leader politique revient notamment sur les tensions au sein de l’UPG, la filiation controversée d’Ali Bongo et esquisse deux schémas pour parvenir, selon lui, à l’alternance politique au Gabon, pays marqué par une hégémonie quasi demi-centenaire du seul Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1967).


[ATTENTION >>> La présente retranscription a été tronquée pour faciliter sa lecture et sa publication web. Merci de vous référer à la version audio, plus exhaustive et plus fidèle à cet entretien accordé à notre rédaction.]

Pourquoi avez-vous rallié l’UPG plutôt que de créer un parti après votre passage à l’union nationale ?

Bruno Ben Moubamba : Au sortir de l’élection présidentielle du 30 août 2009, je m’étais réconcilié avec André Mba Obame le 7 août 2009. Cette réconciliation m’avait permis de devenir l’un des 5 co-fondateurs de l’Union nationale tout de suite après la prestation de serment d’octobre 2009 de M. Ali Bongo. Je l’ai fait sans états d’âmes, parce que cela correspondait au besoin de l’heure. Je fais partie de ceux qui rêve d’un rapprochement politique entre l’Union nationale (UN) et l’Union du peuple gabonais (UPG).

Le président Pierre Mamboundou étant décédé, ses amis français (…) m’ont demandé de tenter une opération de sauvegarde des données de l’œuvre politique".

Après mon célèbre voyage d’Addis-Abeba en plein sommet de l’Union africaine en 2011 lorsque le gouvernement alternatif d’André Mba Obame était assiégé au programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD). J’ai pris des risques sur ma propre sécurité. En revenant de ce voyage, je n’ai pas compris pourquoi je devais désormais prendre mes ordres chez M. Bandega Lendoye alors que j’étai vice-président et co-fondateur du parti.

Je me suis retiré de la vie politique un temps. Malheureusement le président Pierre Mamboundou étant décédé, ses amis français, parce qu’il en avait beaucoup en France notamment à Gauche, m’ont demandé de tenter une opération de sauvegarde des données de l’œuvre politique du président Pierre Mamboundou. C’est dans ce cadre que je suis reparti au Gabon pratiquement un mois après son décès à la demande d’un certain nombre d’acteurs français proche du président Pierre Mamboundou. Alors oui, je savais en y arrivant que cela serait extrêmement difficile puisque j’ai été accueilli par le groupe dit des loyalistes conduit par M. Moukagni Iwangou pour qui j’ai du respect mais qui n’a pas compris le bien fondé de mon arrivée.

J’ai été accueilli sur une pluie d’insultes et de crachats… mon chemin n’a pas été parsemé de fleurs mais je savais que je devais être présent à cet endroit-là, à ce moment décisif. C’est ainsi que M. Mathieu Mboumba Nziengui qui était affaibli également face à Moukagni Iwangou, a jugé bon de s’appuyer sur moi tout en étant déjà en train de comploter avec le pouvoir. J’étais là pour empêcher Mathieu Mboumba Nziengui d’emmener l’UPG vers le pouvoir. Nous avons empêché, autant que faire ce peu, que les 13 fédérations de l’UPG ne basculent du côté d’Ali Bongo.

Quelle est la situation juridique et politique de l’UPG scindé en 3 factions ?

Bruno Ben Moubamba : La situation juridique est simple. Vous savez que celui qui active le glissement de l’UPG vers le pouvoir, ce que les loyalistes ont justement qualifié de liquidation de l’œuvre du président Pierre Mamboundou, ce n’est autre que Yves Fernand Manfoumbi et à certains égards, l’ancienne procureure Sidonie flore Ouwé, bien connue des gabonaises et des gabonais pour son action juridique discutable.

Nous sommes toujours en bataille pour le contrôle juridique du parti devant le tribunal administratif".

La situation juridique est très simple, vous parlez de trois tendances si on ne tient pas compte de la tendance qu’a essayer de créer notre frère David Mbadinga. Quelles sont ces tendances ? Vous avez le groupe Moukagni Iwangou Jean de Dieu, constitué d’un certain nombre de cadres du parti qui n’ont pas accepté à juste titre le management de Mathieu Mboumba Nziengui, soupçonné de collusion. Ils ont donc choisi un moment de s’allier avec le président Jean Ping à partir de 2014. Un procès a été intenté contre eux.

Evidemment les manœuvre au tribunal, nous les connaissons. C’est monsieur Yves Fernand qui a manœuvré auprès des magistrats au tribunal de Libreville pour que Moukagni Iwangou soit débouté. Il n’en demeure pas moins que sur le plan moral et éthique tout Upégiste soit Upégiste. La plupart n’ont pas de carte, sont des sympathisants. M. Moukagni Iwangou est un Upégiste et il le restera jusqu’à la fin. Personne ne peut le lui contester.

En ce qui concerne l’aile dite Bruno Ben Moubamba, elle est essentiellement composée de 13 fédérations avec des fédéraux, des communaux des élus… moi-même je suis un élu municipal de la ville de Ndendé. Ces fédérations ont destitué M. Mboumba Nziengui de son statut de secrétaire exécutif à partir du moment ou la preuve a été faite qu’il complotait avec le PDG, parce qu’il estimait que la famille Mamboundou s’était enrichie sous Omar Bongo et qu’il était temps qu’eux, les parents de feu Doukakas Nziengui s’enrichissent maintenant. C’était le temps de manger et je cite là Mathieu Mboumba Nziengui.

Ces fédérations ont destitué Mathieu Mboumba Nziengui qui lui-même avait convoqué le congrès. Nous avons tous les papiers. Les autorités ont toutes les preuves de cela. Le congrès a été organisé mais Mathieu Mboumba Nziengui activé par Yves Fernand Manfoumbi, sa famille et un certain nombre de réseaux craignant que l’UPG ne soit plus une source d’enrichissement, n’ont pas voulu participé au congrès. Les fédérations ont élu un nouveau président légitime que je suis, une nouvelle direction a été désignée.

Nous avons contesté devant le tribunal administratif la suspension du secrétaire général que j’étais alors, sur laquelle s’appuie Mathieu Mboumba Nziengui pour dire que je ne pouvais pas, ayant été suspendu par lui qui n’a jamais été élu, ni simple conseiller municipal, ni président du parti, et bien je ne pouvais pas être le dirigeant du parti. Nous sommes toujours en bataille pour le contrôle juridique du parti devant le tribunal administratif.

Entre temps Mathieu Mboumba Nziengui, Sidonie Flore Ouwé avant de quitter le parquet, Yves Fernand Manfoumbi ont fait intervenir 200 policiers au siège du parti pour en expulser tous les militants. Moi je n’étais pas présent. C’était moi qui était recherché. Ils ont expulsé les militants. Ils ont installé leur famille Doukakas Nziengui aux commandes.

Awendjé (siège historique de l’UPG à Libreville, ndlr) est devenu le 2e bureau du ministre Mathieu Mboumba Nziengui qui seule sa conscience le jugera avec ceux qui le soutiennent c’est-à-dire une poignée de gens, sans aucun militant sans aucune fédération, se sont installé à Awendjé par la force des policiers.

Et c’est là que je voudrai conclure, alors que la cour constitutionnelle a tous les documents du congrès d’Avril, le ministère de l’intérieur a tous les dossiers qui démontrent que les 13 fédérations… Nous sommes étonnés de voir que la cour constitutionnelle qui s’en réfère au gouvernement pour trancher soit disant le problème des partis à trois têtes. Mais Mathieu Mboumba Nziengui pour être dirigeant du parti, il doit organiser un congrès. Il n’a jamais organisé de congrès qui le désigne responsable.

Mais nous nous avons fait un congrès en bonne et due forme avec des représentations diplomatiques dont le représentant de l’ambassadeur de France, le représentant de l’ambassadeur des Etats-Unis… Ce n’est pas rien !

La paix des bras est-elle en cours avec les loyalistes ?

Bruno Ben Moubamba : Nous n’en savons rien, chacun est libre. M. Moukagni Iwangou et les siens nous disons que ce sont des Upégistes. Ce sont d’ailleurs des Upégistes historiques. Nous avons le plus grand respect pour eux. Les attaques ne vinrent jamais de Bruno Ben Moubamba.

Si j’ai fait ce pas de venir dans un parti qui était en crise, qui a beaucoup souffert c’est par devoir".

Les attaques sont venues des amis de Moukagni Iwangou qui au lieu de s’appuyer sur un nouveau-venu qui venait sauvegarder l’œuvre comme l’on bien compris un certain nombre de leaders historiques je citerai Roger Mouloungui, ancien directeur de cabinet de Pierre Mamboundou. Il est derrière moi. Je citerai Brant Kombila, l’actuel secrétaire général de l’aile dite Moubamba. C’est un ancien collaborateur de Pierre Mamboundou. Ils ne sont ni complexé devant Ben Moubamba ni e dessous de Bruno Ben Moubamba.

Si j’ai fait ce pas de venir dans un parti qui était en crise, qui a beaucoup souffert c’est par devoir. Ce n’est pas pour autre chose. C’est l’erreur que les loyalistes ont fait de pas le comprendre. Maintenant les circonstances ont changé. Moi je leur tends la main à travers vous. Je dis que l’œuvre politique doit être sauvegardée au-delà des ambitions des uns et des autres.

Quelle lecture faites-vous des divisions de l’opposition à l’orée de la présidentielle gabonaise à un tour ? A quand l’union sacrée de l’opposition ?

Bruno Ben Moubamba : Les divisions de l’opposition gabonaise sont un drame. Vous savez le pouvoir gabonais depuis Omar Bongo a toujours excellé dans l’alimentation des divisions dans l’opposition. Donc ce n’est pas une nouveauté. La famille Bongo ne règne au Gabon que par la division de l’opposition. Ils prennent contact avec les uns pour les pousser contre les autres. Ils essaient d’utiliser l’argent du pays, les menaces, les réseaux… pour diviser afin de mieux régner.

Ali Bongo doit perdre le pouvoir parce que 7 ans avec Ali Bongo, ce serait 7 ans de trop".

L’opposition gabonaise en doit pas se diviser parce qu’en 2016, Ali Bongo doit absolument perdre le pouvoir. Il doit perdre le pouvoir pourquoi ? Pas, parce qu’il est Biafrais ou qu’il serait Nigérian. Il doit perdre le pouvoir parce que c’est un mauvais président. Ali Bongo doit perdre le pouvoir parce que 7 ans avec Ali Bongo, ce serait 7 ans de trop. Nous pouvons encore rebondir.

L’opposition doit s’unir sur deux schémas. Si nous voulons aller aux élections, alors oui nous devons choisir un candidat unique. Ce président doit être le président de la transition gabonaise. Peut-être même qu’il doit y avoir un accord entre deux têtes d’affiches qui pourraient se partager un mandat pour deux. Si Jean Ping veut être président du Gabon et qu’il est sérieux et si Casimir Oye Mba veut être candidat et qu’il est sérieux… et si Zacharie Myboto veut être président et s’il est sérieux… ils doivent comprendre qu’ils sont sur la fin de la carrière. Leur rôle est un rôle de transmetteur, de transition… de transmettre le bâton à une nouvelle génération donc le prochain mandat doit être un mandat de transition.

Si nous n’acceptons pas le schéma de la transition, et bien nous devons aller vers la révolution. Cette révolution n’est pas la guerre civile ni de faire couler le sang. Moi, j’appelle au blocage du pays. C’est-à-dire une multiplication des grèves dans tous les secteurs d’une façon sans précédent. Il faudrait bloquer tous les secteurs allant de l’éducation, la santé, les ports, les douanes, la fonction publique, le transport aérien, le transport terrestre, le transport maritime pour obtenir une chose : le départ d’Ali Bongo. Les gabonais et les gabonaises doivent être prêts à faire un sacrifice pour qu’Ali Bongo s’en aille. Ça c’est le second schéma forcement sur une transition politique.

C’est maintenant aux plus anciens d’être plus responsables que nous la nouvelle génération. S’ils veulent se racheter des erreurs du passé qu’ils ont commis parce qu’ils en ont fait, ils doivent être suffisamment sérieux pour ne pas gâcher les chances d’un changement et d’une restauration du pays.

Je rappelle que Pierre Mamboundou avait lancé en 2009 ces deux concepts au HCR (Haut conseil de la Résistance, ndlr) le changement et la restauration. Je suis toujours sur cette optique. Je ne suis pas un obsédé des présidentielles de la famille Bongo. Je voudrai juste que l’on s’entende mais surtout que nos aînés soient responsables.

Depuis 1990, L’opposition a toujours contesté les résultats de chacune des présidentielles, a t-elle réellement des chances de l’emporter en 2016 ?

Bruno Ben Moubamba : Ecoutez, le président Omar Bongo que Dieu est son âme puisqu’il faut prier pour les morts, disait qu’on n’organise pas une élection pour la perdre. On le sait bien et on l’a constaté. Mais pire encore, le ministre de l’Intérieur d’Ali Bongo, M. Moubelet Boubeya, a dit ceci à Léon Paul Ngoulakia, que lui vivant aucun opposant ne gagnera l’élection de 2016. Même si l’opposant en question s’appelait Léon Paul Ngoulakia.

Personnellement, je ne n’exclus pas les élections ou de soutenir un candidat crédible".

Il est clair qu’avec un ministre de l’intérieur qui manœuvre déjà en ce moment contre Bruno Ben Moubamba in situ personæ dans l’affaire de la cour constitutionnelle qui veut régler le problème des partis à trois têtes. C’est bien Moubamba qui est visé. Tout le monde sait, tous les services de renseignement savent celui qui a le parti et la base : il s’appelle Bruno Ben Moubamba, il n’y a personne d’autre.

A mon fort interne, nous devons bloquer le pays parce que ces élections ne se passeront pas bien. Et comme la biométrie, est une biométrie ridicule, il n’y a pas d’interconnexion des données, il n’y a pas de reconnaissance de celui qui vote et bien on veut passer en force. C’est un coup électoral qui se prépare. Pers onnellement, jen’exclus pas les élections ou de soutenir un candidat crédible, sérieux rassembleur qui accepte la transition qui ne soit pas pour la dictature et qui veut en finir avec le système Bongo. Cela n’est pas exclu que ce soit Jean Ping, Myboto, Casimir Oye Mba ou un autre mais il faut qu’il soit sérieux. Qu’ils comprennent que leur temps est passé.

Il faut transmettre les choses comme un sage. André Mba Obame me disait que le problème du Gabon est que nous avons de mauvais vieux. Et je voudrai encore répéter ça : André Mba Obame me disait que le problème du Gabon est que nous avons que des mauvais vieux. Voici l’occasion pour ces aînés-là de nous démontrer le contraire. Qu’ils s’entendent et nous montre la voie à nous qui suivons. Sinon nous allons prendre nos responsabilités.

La filiation d’Ali Bongo est remise en cause par une frange de l’opposition. Quel est votre position sur cette question ?

Bruno Ben Moubamba : Vous savez, je ne me suis pas suffisamment engagé dans ce débat et on nous l’a suffisamment reproché. Mais vous me donnez là l’occasion d’expliquer notre position. Ayant moi-même des enfants binationaux, comme vous le savez certainement, je suis très gêné par les débats nationaux, nationalistes, les débats sur l’identité nationale.

Ali Bongo n’a pas su diriger pendant 7 ans, on ne va pas lui accorder 7 ans de plus".

Voilà pourquoi je pense que ce que nous devons reprocher à Ali Bongo c’est d’être un mauvais président… qui n’a pas amélioré le pouvoir d’achat, qui a installé les crimes rituels comme jamais, qui a détruit le budget du pays, qui n’a pas anticipé, qui n’a pas développé, qui n’a pas rassemblé tant bien même qu’il a fait un coup d’état électoral… il aurait pu faire une perestroïka à la gabonaise.

Il aurait pu faire dans l’humilité, se mettre à genoux devant les gabonais et dire que j’ai fait ce que j’ai fait et je demande pardon. Aidez-moi sinon je n’y arriverai pas. Mais non il a passé son temps à voyager, à faire le malin, à essayer d’assassiner quelque acteurs politiques. Moi-même, j’ai échappé à plusieurs tentatives d’assassinats sur lesquels je ne voudrai pas insister pour ne pas être accusé d’être un affabulateur.

Voilà ce que ça a donné le pouvoir d’Ali Bongo. C’est acheter toujours les gens. Tenter de les corrompre, essayer de les assassiner, les empoisonner. Alors si Ali Bongo n’a pas su diriger pendant 7 ans, on ne va pas lui accorder 7 ans de plus. Moi je partage le point de vue de l’ancien Premier ministre Ntoutoume Emane qui a dit qu’il faut refondre toutes les institutions du pays parce que toutes les institutions appartiennent à la famille Bongo.

Et quand on voit les divisions entre les Bongo, les Bongo Ondimba, les Asselé, les Dabany et les Ngoulakia on a l’impression que s’il y a la guerre civile, elle viendra du Haut-Ogooué d’abord. Ce pays n’appartient pas aux Altogovéens. Ce pays appartient aux Altogovéens et aux autres gabonais.

Je dirai qu’un demi-siècle sous le joug d’une seule famille c’est du jamais vu ! C’est du jamais vu ! Si Blaise Compaoré est parti du pouvoir, ce n‘est pas Ali Bongo qu’on ne pourrait pas faire partir du pouvoir. Ali Bongo a surtout la chance d’avoir une opposition pas suffisamment déterminée à le faire partir. Et je vous le dis et je vous le répète, s’il faut il faut paralyser le pays. Faisons des sacrifices nécessaires pour qu’Ali Bongo s’en aille. Il n’y pas besoin d’une guerre civile pour cela.

Seriez-vous candidat à la présidentielle de 2016 ?

Bruno Ben Moubamba : La question de la candidature de Bruno Ben Moubamba n’est pas une question prioritaire. Bruno Ben Moubamba ne fait pas partie du sérail ni du microcosme. Notre candidature de 2009 était une candidature pour l’histoire, une candidature pour la mémoire.

Ma candidature n’est pas obligatoire, mais elle n’est pas exclue".

Nous savons pourquoi M. Moubelet Boubeya a été placé là au nom du Mogabo (Mouvement gabonais des amis d’Ali Bongo, ndlr). Ils sont prêts à tout à tuer à faire couler le sang, à tricher, à déployer des mercenaires. Les mêmes armes chimiques qu’ils ont utilisées devant les gens qui pleuraient Mba Obame sont prêtes. Nous sommes au courant de tout ça.

Mais encore une fois, un moment la patience a des limites. J’ai toujours dit à Ali Bongo depuis 2008-2009 que la puissance ne suffit pas. Ali bongo est allé voir l’église en décembre 2008 lors que j’ai publié ma lettre ouverte pour demander ma peau. On a envoyé un camion de militaires dans la mission catholique de Sindara pour tuer Bruno Ben Moubamba, les gabonais ne le savent pas. Mais il ne m’a jamais eu et il ne m’aura jamais ! Donc ça montre que la puissance ne suffit pas.

En juillet, ils ont voulu me faire embastiller pendant 6 mois, ils n’ont pas réussi à m’avoir parce que e ne fais pas partie de leur monde, que je suis innocent. Je n’ai pas bu le sang humain, ni voler ni tuer ni fait les 400 coups avec eux… ils ne m’auront jamais, je ne suis coupable de rien. Je suis innocent, je suis un agneau.
Ma candidature n’est pas obligatoire mais elle n’est pas exclue. Cela déprendra des circonstances et de la responsabilité des aînés.


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