Acquittement

Un père accusé de viol sur sa fille de 13 ans, acquitté après avoir passé 5 ans en prison !

Un père accusé de viol sur sa fille de 13 ans, acquitté après avoir passé 5 ans en prison !
Un père accusé de viol sur sa fille de 13 ans, acquitté après avoir passé 5 ans en prison ! © 2022 D.R./Info241

Toutes les affaires portées devant la cour criminelle de Port-Gentil ne se ressemblent pas. Un père d’une quarantaine d’années, Alain Fabrice Mbina Mbina, accusé de viol et d’inceste sur sa fille âgée de moins de 15 ans, a été acquitté ce lundi des faits graves pesant sur lui. Ce, après avoir passé 5 ans de prison pour des accusations levées contre lui au bénéfice du doute. En cause, les nombreuses incohérences dans le récit des faits par la victime.

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Après 5 ans passés à l’université du Château, la prison centrale de Port-Gentil, la cour a prononcé à l’encontre d’un père aujourd’hui âgé de près de 40 ans, son acquittement au bénéfice du doute. En effet, le prévenu était poursuivi pour les faits de viol. Ils ont eu lieu le 25 décembre 2015, a raconté l’avocat général représentant la défense de la victime âgée de 18 ans aujourd’hui. Elle s’était éclipsée durant un laps de temps le soir de noël de cette année avec des voisins.

Sexuellement active

Sommée de questions de la part de sa mère dès son retour une heure après, elle passera aux aveux précisant avoir eu des rapports sexuels avec Jérémy, le fils de leur voisin. Vatty Luissiana Nzagoudiambila, la mère de la victime, engagea des poursuites contre le jeune voisin âgé de 15 ans lors des faits, avant d’emmener sa fillette chez un gynécologue au centre hospitalier régional de N’tchéngué. Ce dernier conclut que l’adolescente était sexuellement active.

Stupéfaction totale pour la famille mais surtout pour la mère qui ira en profondeur dans ses investigations. En effet, selon la victime, il ressort, que c’était un an auparavant qu’elle fut déflorée par son propre père : Alain Fabrice Mbina Mbina, la quarantaine révolue. D’où la plainte de la mère. Après multiples investigations, le pot aux roses a été connu. Renvoyé par un arrêt de la chambre d’accusation, l’accusé était ainsi face à la juridiction.

L’audience

Le ministère public représenté par l’avocat général, a révélé la constance de la victime dans son récit. Et que le certificat médical joint au dossier prouvait la matérialisation des faits de viol. Il a requis la culpabilité de l’accusé et la prise en compte de sa situation de délinquant primaire et sa condamnation à la peine de 30 ans de réclusion criminel. De son côté la défense représentée par Me Lin-Joël Ngandu, s’est appuyé sur les incohérences révélées en lien avec les procès-verbaux dressés contre l’accusé et le rapport de l’examen gynécologique.

Ce qui amènent à se poser la question de la fiabilité des enquêtes préliminaires dans la procédure pénale au niveau de la victime. En l’occurrence le fait d’avoir dit qu’après l’acte au quartier Santa Barbara, son père était allé se reposer dans l’autre chambre. Or, à l’audience elle dira que la maison n’avait qu’une seule pièce à coucher. De rajouter qu’au domicile de Mini Prix, où ils eurent trois fois des rapports, elle avait trouvé son père seul alors que sa sœur Chelsea était à l’école. À la barre, elle a affirmé que la précitée était à la maison.

Incohérences

Elle a ainsi fait naître un véritable doute dans la véracité des déclarations. Me Lin-Joël a indiqué que le certificat médical à été établi un an après le forfait pendant qu’elle entretenait malicieusement des rapports sexuels avec Jérémy. Un acte médical contesté du fait qu’il a été dressé après le viol du voisin avec qui elle couchait, soit en 2016. La défense de rajouter que cette pièce ne peut pas être retenue comme un élément important en la cause. Par ailleurs, le médecin ayant ausculté la victime n’est pas inscrit à l’ordre des médecins.

L’avocat s’est surtout basé sur l’article 26 de l’ordonnance N⁰ 34/75 du 18 juin 1975, régissant la confrérie des hommes en blouses blanches. Il a plaidé l’acquittement de son client au bénéfice du doute. Subsidiairement, il a invité la cour a reconnaître Alain Fabrice le sursis en cas de condamnation. In fine, les déclarations de la victime ainsi que celle de son père, que ce soit chez le juge instructeur, ou à la barre, ont toutes été opposées, puisque dans la traçabilité des lieux du crime, la version des faits et bien d’autres, des incompréhensions persistent du côté de la victime qui s’est mêlée les pinceaux.

Verdict

Rien n’a pu être fixé contre l’accusé en ce qui concerne les faits. Dans cet état de fait, il existe un doute. Et en droit, le doute bénéficie toujours et forcément à l’accusé. C’est ainsi qu’il a été déclaré non-coupable du crime de viol sur mineure de moins de 15 ans et d’inceste. Fort de cela, son acquittement au bénéfice du doute a été prononcé par la cour criminelle de Port-Gentil. En somme, ce père sort libre après avoir passé 5 ans à la maison d’arrêt de la capitale économique.

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