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Crise à la FEGABOXE

Encore un Bongo Ondimba contesté après une élection jugée frauduleuse


Sports
  • Alfred Bongo Ondimba, nouveau président controversé de la Fegaboxe © 2017 D.R./Info241
Publié le 1er avril 2017 à 11h49min

Les quiproquos électoraux seraient-ils devenus l’apanage de la famille "présidentielle" Bongo Ondimba ? La question est toute posée car l’élection d’Alfred Bongo Ondimba samedi dernier, à la tête de la Fédération gabonaise de boxe (Fegaboxe) continue d’alimenter la controverse. Le Comité national olympique gabonais (CNOG) a d’ailleurs suspendu hier cette fédération de son comité, le temps d’y voir plus clair.

L’AG ordinaire du CNOG hier

Après Ali Bongo dont la réélection à la tête du Gabon continue d’être contestée, le tour revient désormais à Alfred Bongo Ondimba. Samedi dernier alors que la commission d’homologation des candidatures avait appelé au report de l’élection du président de la Fegaboxe, contre toute attente celle-ci s’est tout de même tenue. Alfred Bongo Ondimba aura été finalement porté au sommet du noble art gabonais.

Une élection contestée

Une situation dénoncée par ses deux challengers Achille Nziengui (secrétaire général sortant) et Dickson Anguinga qui ont boudé l’assemblée élective en retirant leur candidature respective à ce scrutin. Mais Alfred Bongo Ondimba ne s’est pas privé de se faire élire par les 8 fédérations présentes. Ce, sans avoir le moindre rival en face. Il a ainsi été élu à 100% !

Premier problème, la commission d’homologation avait appelé à un report de cette élection car elle n’avait pas pu valider les candidatures des 3 prétendants conformément aux statuts qui régissent la Fegaboxe et l’élection de son président. En clair, Alfred Bongo Ondimba a donc été élu sans s’être assuré de la conformité de sa candidature, lui ce notaire passionné de boxe mais un parfait inconnu des arcanes institutionnelles de la boxe gabonaise.

Une candidature non-statutaire

Le second problème découle des statuts encadrant l’élection du président de la Fegaboxe. L’article 60 des statuts stipule sans ambages que notre Bongo Ondimba, bien que s’étant acquitté des 500.000 F.CFA de frais de candidature, ne peut légalement postuler au poste de président de cette structure sportive. Celui-ci impose aux candidats d’avoir préalablement exercé au moins durant 4 ans comme membre du comité exécutif fédéral. Une condition éliminatoire que ne remplit aucunement le notaire Alfred Bongo Ondimba.

Résultats des courses, le président controversé est toujours en place et ses rivaux ont saisi les instances internationales du monde de la boxe pour faire cesser son imposture. Au plan national, les sanctions sont déjà au rendez-vous. Vendredi, le comité Olympique gabonais, réuni en assemblé générale ordinaire sous la présidence de Léon-Louis Folquet, a suspendu le bureau fraîchement élu d’Alfred Bongo Ondimba de son comité exécutif, le temps d’y voir plus clair.

Affaire à suivre...


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