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Françafrique

58 ans que le Gabon est indépendant de la France ! Vive l’hégémonie des Bongo !


Analyse
  • 58 ans que le Gabon est indépendant de la France ! Vive l’hégémonie des Bongo ! © 2018 D.R./Info241
Publié le 18 août 2018 à 10h57min

Le Gabon était en fête hier, ou plutôt les héritiers de l’administration coloniale française. Le 17-Août marquant leur arrivée aux affaires. Une « indépendance » obtenue sans heurts, sans guerre d’indépendance qui montre bien combien celle-ci s’est faite en totale compromission avec la pseudo élite politique de l’époque, d’ailleurs mise en place par elle. Depuis le 17 août 1960, rien ou presque n’a changé sur le plan politique. C’est toujours la France qui soutient le « dictateur politique » gabonais appelé à régner sur son protectorat africain : la famille Bongo ! 50 ans que cet habile manège dure en toute quiétude !

Le Gabon est indépendant voilà 58 ans depuis hier. 58 ans où les préférences politiques de la métropole ont toujours plus de crédit sur l’avenir de cet émirat pétrolier d’Afrique centrale. Après avoir placé Léon Mba au pouvoir, les réseaux français continuent de faire la santé politique du Gabon en soutenant habilement la famille Bongo de père en fils dans des victoires électorales réprimées dans le sang. Un Omar Bongo placé à la tête du pays parce que la pièce-maîtresse françafricaine de l’époque Léon Mba, qui d’ailleurs n’a jamais voulu de l’indépendance du pays, flirtait de plus en plus avec la mort.

Des accords d’indépendance

Depuis cet historique arrangement politique, la famille Bongo se perpétue inlassablement de père en fils à la présidence du pays sans discontinuité avec la bénédiction de la France depuis 1965. Malgré les années et la couleur politique des différents présidents français qui se sont succédés à l’Elysée, les Bongo sont toujours en odeur de sainteté. Voilà que 50 ans que ça dure ! Même le jeune président français Emmanuel Macron qui avait promis un « jugement circonstancié » suite à la énième élection présidentielle frauduleuse remportée par la famille Bongo en août 2016, a préféré faire de ce dictateur françafricain son protégé.

Au contraire, on le voit se pavaner avec un Ali Bongo fier de diriger un pays après un père qui y a érigé un régime de gouvernance qui allie détournements massifs de deniers publics à la corruption des moindres opposants d’importance. Pendant ce temps, le pouvoir familial Bongo contrôle tous les leviers d’une république aux mains des affidés d’un régime qui peuvent s’offrir les merveilles du monde sur le dos d’un peuple mené à la baguette, comprimé par des institutions dites « républicaines » aux mains des tenanciers de l’hégémonie de la famille Bongo.

Les discours, rien que des discours !

Pendant ce temps, les discours pleuvent sur un meilleur avenir pour les populations qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Le dernier discours à la nation prononcé le 16 août par le président « élu » par la Cour constitutionnelle dirigée par la belle-mère d’Ali Bongo, a encore un moment pour apprécier cette décadence. Ali Bongo y a accusé ses détracteurs d’être visiblement plus fort que lui. Cette « infime minorité », comme il l’a désigné porte à elle-seule la responsabilité de l’échec de ses promesses à venir et passé.

Se refusant de voir l’échec retentissant d’une politique festive sans résultats sur le terrain, Ali Bongo est même allé jusqu’à accusé les médecins-fonctionnaires et autres magistrats en grève de ne suivre que leurs intérêts. Lui, Ali Bongo, suivrait donc surtout pas ses « intérêts » et ceux de son clan. C’est donc au nom de l’intérêt général que les Bongo se succèdent depuis 1965 à la tête du Gabon. C’est donc pour cela que la Cour constitutionnelle et la garde républicaine se doit de tout mettre en œuvre pour que cette famille présidentielle continue de faire la pluie et surtout le mauvais temps à tout un peuple opprimé avec l’aide technique et opérationnelle de la France.

Cette France qui continue de tirer les ficelles d’une république en papier, sans espoir de tirer pleinement des ressources de son sous-sol pour se construire des routes, des écoles, une république où il la méritocratie serait érigée en règle. Indépendance alors que le blanc-seing du pouvoir est toujours octroyé à une seule famille, là même que Jacques Foccart a mis au pouvoir au lendemain des indépendances gratuitement consenties aux anciennes colonies d’Afrique.


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