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Insalubrité à Port-Gentil : quand l’ennemie publique numéro 1 refait surface !

Insalubrité à Port-Gentil : quand l’ennemie publique numéro 1 refait surface !
Insalubrité à Port-Gentil : quand l’ennemie publique numéro 1 refait surface ! © 2021 D.R./Info241

Difficile de circuler dans la capitale économique gabonaise et ses environs. La situation est préoccupante. La question de la collecte des ordures ménagères, refait surface dans les quartiers populaires. Des montagnes d’immondices ornent à nouveau les rues, à un rythme effréné. On ne peut arpenter une voie ou des ruelles secondaires de la ville sans être assailli par des odeurs nauséabondes et des tas d’immondices déposés çà et là. Port-Gentil se meurt un peu plus chaque jour.

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En effet, le ramassage des ordures, le dépotage à la décharge communale de Ntchenguè, le balayage des rues, les services de base ne sont pas assurés convenablement depuis quelques temps dans la capitale économique du pays. D’où les montagnes d’ordures observées çà et là, avec tous les risques que cela comporte sur le plan sanitaire.

Un service public à repenser

La gestion de l’insalubrité au sein de la capitale économique gabonaise ne s’améliore guère. On est tenté de dire que la situation a considérablement empiré. Cette problématique relève, notamment, de la reconstitution rapide des dépôts sauvages et des tas d’immondices, la prolifération et l’envoi des déchets légers constitués en grande partie de sachets plastiques, le jet systématique sur les voies et places publiques des ordures légères par les piétons et les automobilistes et l’occupation anarchique du domaine public tels que les trottoirs et espaces verts.

D’autres amas d’immondices dans la capitale économique du Gabon

« Vous allez de Massuku, Ngadi, Subi, Ntchenguè vous constaterez que le constat est le même. Les poubelles sont débordées d’ordures. Et on est là ,on se regarde », nous a laissé entendre Gastien Moumbamba, habitant du quartier Matiti 1.

La coexistence avec des sites insalubres et l’inhalation de leurs odeurs nauséabondes, ont même fini par déteindre sur les comportements des populations, de la ville du sable en particulier. Le civisme et l’hygiène ont foutu le camp dans certains de nos quartiers, on y voit des enfants jouer dans des lieux insalubres. La nourriture est vendue souvent dans de mauvaises conditions d’hygiène. Cela a de lourdes conséquences sur la santé avec l’émergence des maladies virales telles que les hépatites, la fièvre typhoïde, le paludisme, etc.

L’impuissance généralisée

« Voir ça chaque jour nous donne la peur au ventre à cause de notre santé. On peut tout choper là comme maladies et infections rien qu’en passant par là. C’est triste, mais Port-Gentil était mieux avant », a ajouté Laurent Ikapy au quartier Matanda.

Une autre vue de cette insalubrité galopante

Constatant l’insalubrité chronique qui sévit à Mandji, il y a donc urgence à changer de comportement. Et la municipalité ainsi que Gabon Propre Services (GPS) sont interpellés dans ce sens. La lutte contre l’insalubrité doit être le cœur de cible des collectivités locales, du ministère de l’Intérieur et de la Présidence de la République, pour l’amélioration de la qualité de l’habitat des villes.

L’avenir des générations futures dépend d’une prise de conscience de ces questions urgentes par les autorités de l’Etat, des mouvements associatifs, des organismes non gouvernementaux capables de concevoir une éducation populaire et mener une mobilisation sociale de masse. Il ne faut pas se limiter à la sensibilisation, mais aller au-delà de celle-ci. Il faut à la base rapprocher les infrastructures des populations par l’installation de bac à ordures dans les rues, la construction de latrines, le curage régulier des caniveaux et la collecte régulière des ordures.

« Lors des concerts de casseroles, quand les populations sont sorties de chez elle, elles ont brûlé la majorité des poubelles. Et la ville n’a plus assez pour contenir tout ça », a affirmé un autre riverain Jean-Pierre Evangui. Les collecteurs d’ordures doivent être organisés et formés au tri, de même que les ménages. Une brigade de salubrité dynamique et non corrompue est indispensable. C’est lorsque toutes ces dispositions seront prises et soutenues pour le suivi rigoureux des activités d’assainissement initiées, que l’État pourra chercher à jouer sur les mentalités par des actions de sensibilisation pour le changement de comportement.


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