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Veolia vs Etat gabonais

Réquisition de la SEEG : Veolia dénonce une spoliation et un « coup de force » du Gabon


Economie
  • Helman Le Pas De Secheval, secrétaire général de Veolia © 2018 D.R./Info241
Publié le 21 février 2018 à 19h40min

La réquisition forcée pour « cause d’intérêt général » de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), n’est toujours pas du goût du groupe français Veolia, écarté vendredi dernier de sa direction. Dans une vidéo publiée ce mercredi le secrétaire général du groupe, Helman Le Pas De Secheval, qualifie la mesure conservatoire de l’Etat gabonais d’acte « gravissime d’expropriation illégale », avant de rappeler l’énorme ardoise de 41 milliards du pays à l’entreprise.

Pour le groupe français qui continue de contester la mesure prise par le ministre gabonais de l’Energie, il s’agit d’un « acte gravissime d’expropriation illégale perpétré, en violation de toutes les règles de droit ». Ce type de mesure étatique n’aurait ainsi peu d’équivalent sauf dans des « pays sous sanctions internationales », explique Le Pas De Secheval.

Et de protester : « Il ne s’agit pas d’une rupture contractuelle normale et encore moins d’une passation entre équipes dirigeantes, mais bien, d’une spoliation avec recours à la force ». Avant de marteler que l’action posée par les autorités gabonaises contre le groupe français aura « des conséquences non seulement pour le Gabon, mais pour l’Afrique toute entière ».

La déclaration officielle de Veolia en vidéo

Et de rappeler que l’Etat est toujours débiteur auprès de l’entreprise : « Veolia qui est créancier de l’Etat Gabonais à hauteur de 41 milliards de francs CFA, soit près de 62 millions d’euros ». Le groupe français précise qu’il entend prendre « toutes les mesures nécessaires pour faire respecter le droit » que le gouvernement gabonais aurait manqué d’observer.

Autant dire que l’affaire n’est pas prête de connaitre une accalmie malgré les déclarations gouvernementales. Le groupe français qui détenait 51% du capital de l’entreprise publique avait vu son contrat prolongé de 5 ans à l’issue d’une concession de 20 ans. Une situation trouble qui n’est pas prête de rassurer les investisseurs étrangers qui peuvent à l’initiative des autorités, être contraints de jeter l’éponge sur de juteux contrats.


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