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Enfumage Politique

Utopies politiques gabonaises : les enfumages grandiloquents des programmes du PDG


L’œil du citoyen
  • Utopies politiques gabonaises : les enfumages grandiloquents des programmes du PDG © 2015 D.R./Info241
Publié le 22 mai 2015 à 14h21min

Le Peuple Gabonais s’interroge depuis près de 50 ans sur la gestion autonome et parfois souveraine du clan Bongo-PDG, « criminels maçonniques », pourquoi, les deniers du Trésor public Gabonais ne financent jamais le minimum vital des citoyens ? Pourquoi les populations de l’intérieur du pays ne bénéficient pas d’une couverture en eau et en électricité efficientes ? Pourquoi la délocalisation des programmes de santé publique n’est toujours que chimères ? Pourquoi les politiques de décentralisation tardent à voir le jour ?

L’œil du citoyen qui, marqué par une amertume énonce une diatribe-alerte rouge faisant écho aux cris d’alarme de toutes les couches populaires gabonaises. Ces dernières sont exténuées par de beaux programmes de sociétés mais dont l’exécution dans les faits appartient au domaine de l’enfumage politique grandiloquent. Dont le PDG s’est fait maître depuis sa création. Avec son appétit démesuré à demeurer au pouvoir, même quand les résultats promis ne sont pas toujours au rendez-vous. .

Omar Bongo, expert des poses des premières pierres sans réalisations effectives

Les programmes politiques au Gabon : une évangile coloniale

D’entrée de jeu, depuis Léon Mba, en passant par Omar Bongo, jusqu’à Ali Bongo, tous les programmes politiques sont une véritable dope médiatique pour manipuler les masses populaires en perte de repères. L’œil du citoyen tient à souligner que nombreux foyers dans les villes et villages au Gabon s’éclairent au XXIe siècle à travers des lampes tempêtes (à pétrole procurer via des dettes financières auprès des épiciers, la plupart étrangers immigrés). Dans un pays qui est bordé par 800 kilomètres de cotes atlantiques et plusieurs cours d’eau dans l’Ogooué et ses affluents.

Des milliers des citoyens Gabonais meurent du paludisme, sans qu’aucune politique de santé publique puisse résoudre dans les faits, cette lancinante épidémie, maladie parasitaire meurtrière. Affaiblis par la précarité grandissante au sein de la société gabonaise, L’œil du citoyen observe accablé comment ses pairs meurent du paludisme. Vivants dans une insalubrité inhumaine où ils s’abreuvent au quotidien d’eau des rivières achalandées derrières les cases (exposer à toutes sortes de maladies tropicales).

D’ailleurs, voici un fait patent que les fanatiques émergents ne pourront me reprocher, l’Ambassade de France, notre premier pays partenaire de coopération économique, sur son site officiel interdit formellement à tous les ressortissants Français de s’alimenter en eau de notre dame SEEG (Société d’électricité et d’eau du Gabon, filiale du groupe Veolia France) qui est sensée alimenter en eau potable, toutes les populations vivantes au Gabon.

Les populations rurales abandonnées à leur propre sort et les fonctionnaires n’arrivent plus pas à joindre les deux bouts. Les couches sociales appauvries sont de plus en plus démunies. Si bien qu’ils ne se soignent pas décemment, malgré l’argent du pétrole qui coule à flot. Face à cette fracture sociale évidente, Bongo père puis, Ali Bongo changent leurs parcs automobiles de luxe et aériens chaque année. La cerise sur le gâteau, les membres de la famille présidentielle vivent dans une opulence en Angleterre. Et la grande sœur d’Ali Bongo, les privilégiés du clan Bongo se sont découverts une expertise en achat compulsif, des factures onéreuses facturées à la présidence de la République gabonaise.

Ali Bongo avait promis 30.000 logements en 6 ans, seules 6.370 pourraient être réalisées (une promesse réalisée à seulement 21,23%)

La dernière diatribe de l’enfumage des promesses d’Ali Bongo a été faite par "l’amnésique’’ Idriss Ngari, 2e vice-président de l’Assemblée nationale, député de Ngouoni (Haut-Ogooué), cadre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), ex-Général d’armée, ancien ministre de la Santé, ancien ministre des Travaux publics, de l’Equipement et de la Construction. Et au passage, oncle de l’actuel président du Gabon. Malgré son honteux rétropédalage qui effrite son audacieuse intervention dans l’hémicycle de l’assemblée nationale, du haut du perchoir, Ngari a montré en détail les limites de l’exécution du fameux "Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE)" qu’il qualifie de pirouette et de mascarade (tourner autour du pot). Or, les Gabonais ne voient pas leur quotidien changé. Et ils attendent toujours la concrétisation des projets annoncés.

Le général ’’Tonnerre éphémère’’, a affirmé ceci : « On n’a pas besoin de cours de finances, macro, micro, les termes pompeux des ministres. Les Gabonais veulent du concret, des actes : l’eau, l’électricité, l’école, le logement, la santé.. Les Gabonais ne comprennent pas vos discours livresques qui ne sont que du vent. Pourquoi le budget de fonctionnement ne tourne pas ? Il n’y a plus d’argent ? Mais dites-le nous… Gabon service pour tourner, il faut un budget, même maintenant, les services de sécurité et de défense, y a rien… Là encore personne ne peut me tromper parce que je sais. Gabon industriel..les Gabonais veulent savoir le nombre d’entreprises que nous avons construits depuis 6 ans...Où sont les entreprises ?..On parle trop de politique, mais on ne réalise jamais ce que la politique veut..Il y a 3.000 milles milliards de budgets/an, il faut dire aux Gabonais ce que le Gouvernement fait de cet argent..[...] ».

L’œil du citoyen qui est parfois taxé de myopie chronique par les dogmatiques fidèles conseillers du BOA royal, se brocarde souvent à la lecture des interventions de certains doctrinaires des maquettes. Ces derniers constatent avec leurs loupes haute définition que le Gabon émerge, avance. Surement, dans la mystification bouffonne et dans les milliers des détournements abusifs. Car à bien y regarder, Ali Bongo, lui-même se pend chaque jour du propre chef de ses annonces trompeuses. Il s’est mué en ’’hyper président’’, ayant le don d’ubiquité avec la machiavélique aide de son directeur de cabinet, son maître vaudou, Maixent Accrombessi et sa légion étrangère.

L’heureux pilleur dans sa communication de propagande. Où sont les réalisations budgétisées promises depuis 2009 ?

Sans oublier, la mise en place des agences pompes à sous du BOA royal, qui ont entaché les missions régaliennes du Gouvernement de la République. C’est en décriant cette incongruité que la Coalition des Partis politiques pour l’Alternance (CPPA, opposition) dénonçait le 27 avril dernier en ces termes : « Le véritable gouvernement de la République, celui qui tient les cordons de la bourse se trouve malheureusement ailleurs : c’est à la présidence de la République, par le biais de ses multiples agences qui ne sont responsables ni devant le Parlement, ni devant la Cour des comptes. De plus, ces agences empiètent sur les champs des compétences des départements ministériels et fonctionnent dans l’opacité la plus totale. On peut s’interroger en effet sur la capacité d’un gouvernement, privé de tous ses moyens, à mettre en œuvre un programme politique. »

Leçon de patriotisme des larbins fanatiques du pouvoir corrupteur d’Ali Bongo

La toute dernière leçon de patriotisme, qui nous semble très trouble est celle de l’ancien animateur radio, producteur de groupes et artistes de Rap, mué en conseiller jeunesse du BOA royal, tristement célèbre mené d’un commun accord avec l’ensemble des affidés instrumentalisés. Ils affirment que : "l’émergence doit absolument passée par l’émergence d’une nouvelle mentalité nationale. Et c’est le plus grand problème du pays en ce moment, la mentalité. Sauf que comme Martin Luther King le disait : "on ne peut pas légiférer sur la moralité des gens".

De quelle moralité s’indigne nos anciens jeunes révoltés, les très chers excellents rappeurs, animateurs radio, mués en rossignol conseillers de la cour royale ? Celle de son maître BOA royal qui en pleine crise et conjoncture sociale s’offre le luxe d’assouvir ses rêves refoulés d’héritier despotique sur le dos des deniers publics gabonais. Ali Bongo s’est encore acheté, un nouveau biréacteur onéreux après l’achat compulsif des Gulfstream G2 TR-KHB (127), G3 TR-KHC (326) et G4 TR-KSP (1327). Avec un seul désir volé le plus loin et le plus rapidement possible. Sans ce soucier des urgences sociales. Sans se soucier si l’ensemble de son peuple arrive à se nourrir, se soigner, s’éclairer, s’éduquer convenablement.

La nouvelle gâterie aérienne d’Ali Bongo au mépris des aspirations du Peuple Gabonais

Messieurs les jeunes moralistes conseillers du président pilleur, L’œil du citoyen vous prie de savonner premièrement votre bébé gâté royal, qui ne pense qu’assouvir à tous ses rêves d’héritiers du roi Bongo. Nous sommes d’accord avec vous que le Peuple Gabonais doit changer et enterrer ses mentalités caverneuses. Les citoyens doivent apprendre à se battre dignement pour le rayonnement de la Nation. Ils doivent s’invertir dans l’agriculture, le commerce, dans la formation, dans la culture d’entreprise, dans le sport, dans la recherche, dans l’innovation technologique, dans la création artistique, dans la mode...Et j’en passe..

Toutefois, il y a un fait concret auquel votre pilleur chronique, ’’roi imaginaire infini’’ et ses affidés feignent d’ignorer : le quotidien du citoyen lambda gabonais sombre dans une mendicité et indigence criardes. 42 ans après ajoutés aux 6 ans et demi consommés, où sont les projets concrets réalisés sous l’ère Bongo, de la ‘’Rénovation’’’, ‘’Mon projet les actes pour le Gabon’’. Et pourtant nos milliards sortent chaque année pour le financement, toujours de grands travaux infrastructures, de constructions qui ne voient jamais le jour au profit de l’enrichissement illicite des pilotes de ces projets futuristes.

Et dites-vous bien très chers conseillers avides, sous l’ère de l’ambiancé Ali Ben, votre président qui feins de travailler, ils n’y a que vous qui avanciez. Et tout le peuple recule avec son idéal républicain et démocratique. Le BOA royal a pu enrôler certains absorbés avec son ‘’Agir ensemble pour un Gabon émergent’’, et ses trois piliers (vert, services, industriel). Pour ne citer que ceux-là avant de me suicider, par étranglement des promesses non tenues. Où sont les réalisations pragmatiques ? Il faut un tant soit peu être habité par une quiétude réaliste. Depuis toujours le Gabon s’enlise dans les chantiers faramineux chèrement budgétisés, sans une avancée réelle du pays.

D’Omar à Ali Bongo le pays est toujours en chantiers. Où passent alors nos milliards ponctionnés chaque année dans les caisses publiques ?

L’œil du citoyen procède à ce constat d’échec patent. Car, depuis l’ère Omar Bongo où nous avons connu le paroxysme de notre santé économique glorieuse (le boom pétrolier des années 60-70-80), les secteurs et missions régaliennes de base tels que la santé, l’éducation, l’emploi, l’industrialisation, l’autosuffisance alimentaire, le partage des richesses demeurent toujours des montagnes russes, des secteurs primaires auxquels aucun président de la République n’arrive à résoudre.

Ali Bongo en visite de ces énièmes chantiers entamés et financés par les caisses de l’Etat depuis 2009.

Décentralisation en chantier. Industrialisation en chantier. Les constructions de grands travaux d’infrastructures en chantier. La construction des écoles modernes en chantier. Le tourisme pour la promotion du fameux ‘’Gabon vert’’, en chantier (Le Gabon n’est pas devenue une destination touristique en Afrique, malgré nos parcs nationaux). Les centres culturels, les bibliothèques, les centres et complexes de divertissement, les musées historiques, pures rêveries citoyennes.

Tous les grands travaux en arrêts, faute de paiement du Trésor public Gabonais. Un pouvoir de chantiers qui ponctionnent tout de même des caisses de l’Etat chaque année, des budgets pour la réalisation des projets opérationnels et non pour le lancement des divers chantiers.

Ainsi, les logements pour les couches sociales à faible revenues en chantiers depuis 6 ans. Soulignons que les montants onéreux pour bénéficier de ces habitations sont très au-delà de la bourse des nécessiteux à faibles revenus. Les grandes universités spécialisées annoncées à coup de pompe médiatique sur Gabon Télévision (RTPDG), plus grande caisse de résonance et de propagande des enfumages politiques made in Gabon, sont toutes à l’étape de maquettes infographiques.

Des milliards de FCFA de l’Etat empochés par Richard Attias pour un événement illusoire sans retombées concrètes

Toutes les années académiques ont toujours été émaillées de grèves répétées. Faute de paiement des primes des enseignants-chercheurs. Les retours sur investissement du New Forum Africa (NYFA, pompe à sous où s’enrichissent affablement Richard et Cécilia Attias), « le Davos africain, financé par l’Etat Gabonais, pour environ 30 millions d’euros les trois première éditions tardent à être visibles.

Omar Bongo et Ali Bongo ont promis vents et merveilles aux Gabonais. Et rien ne se réalisent concrètement. Aujourd’hui, la jeunesse gabonaise s’adonne à des raccourcis illicites pour survivre. En légalisant la prostitution, la vente de cannabis, le braquage via des armes blanches, l’abandon de la scolarité, blanchissements d’argent, commerces illicites des organes humains (crimes rituels). Ceci, toujours afin de pouvoir se nourrir, se loger et de joindre les deux bouts d’une vie où la misère et la pauvreté règnent en maître. Seuls les affidés et fidèles serviteurs de la cour royale vivent dans l’aisance et la richesse du pays.

Avec l’achat de conscience de certains jeunes animateurs de radio et rappeurs désœuvrés et sans convictions, la jeunesse gabonaise a été sacrifiée à l’autel des achats et de divertissements compulsionnels d’Ali Bongo et de sa légion étrangère. En fait, l’œil du citoyen fini par se convaincre que tous les présidents de la République Gabonaise sont des experts, génies des lanceurs de chantiers et d’éléphants blancs qui s’enrichissent à travers l’argent du contribuable.

Illustration honteuse qui résume la réalité du quotidien du Peuple Gabonais

De Léon Mba en passant par Omar Bongo jusqu’à son fils adoptif Alain Bongo, le Gabon n’a pas eu la grâce de connaitre des Hommes d’Etat qui tente de réaliser leurs programmes politiques. C’est bien normal relève L’œil du citoyen, aucun de ces hommes tous imposteurs que despotes n’ont jamais été élus par le suffrage universel. Et donc ne sont pas des Hommes d’Etat, mais des agents secrets au service du tristement célèbre pays des droits de l’homme, la République Française et ses lobbys mafieux françafricains.

En conclusion, L’oeil du citoyen s’accorde avec Verschave et Pierre Péan que de Léon Mba, en passant par Omar bongo jusqu’à Ali Bongo, le Gabon a hérité malheureusement des « bébés Foccart ». Le Gabon est dirigé par des « gouverneurs noirs coloniaux » comme les nomment François-Xavier Verschave dans son ouvrage "Au mépris des peuples. Le néocolonialisme franco-africain".

Le Gabonais lambda peut encore continuer à rêver, cars ses aspirations ne seront respectées par le pouvoir politique françafricain en place depuis un demi-siècle. Tous les hommes enrôlés agissent sous les ordres cupides des lobbys élyséens français, grands patrons du CAC40. Et dont l’unique intérêt est l’enrichissement de la vieille France, personnel et familial au détriment du Peuple Gabonais. D’où l’unique voie qui s’ouvre au Peule semble sans nul doute : une Révolte Populaire, à l’image de celle des valeureux Burkinabés Africains.


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