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Bilan Septennat

Ali Bongo, ballon d’or de la politique spectacle et des gâteries médiatiques à ciel ouvert


L’œil du citoyen
  • Ali Bongo, ballon d’or de la politique spectacle et des gâteries médiatiques à ciel ouvert © 2015 D.R./Info241
Publié le 29 juillet 2015 à 20h30min

Le bilan du septennat d’Ali Bongo, chef d’Etat gabonais contesté et controversé depuis sa maligne élection secourue par l’Elysée et les lobbys Françafricains se poursuit. Après le regard sur les énièmes effets d’annonces, maquettes hautes définitions non réalisées, des enfumages politiques répétés depuis 1967 par le parti au pouvoir, L’œil du citoyen observe et relève le génie extraordinaire du locataire du Bord de mer à manier avec panache et opiniâtreté la politique spectacle, sans retombées et bénéfices économiques, sans amélioration du bien-être des Gabonais.

Pour L’œil du citoyen le seul souci, du très controversé Ali Bongo est de maximiser la communication et le marketing politique autour de son image et non celle du pays. Le projet politique dénommé ‘’Plan Stratégique Gabon émergent (PSGE)’’ avec lequel il a enrégimenté indignement et fait rêver plusieurs Gabonais désenchantés par les années de ‘’Yaya Omar Bongo’’, n’était que de façade. Malgré sa jeunesse, son engouement à rompre avec le management de son pilleur et criminel de père adoptif, Omar Bongo, sept ans presque plus tard, la montagne à accoucher d’une souris.

Le choix des priorités affabulatrices du management consacré par les affidés d’Ali Bongo

Ali Bongo réalisant une autre gâterie à coté de Léo Messi qui a facturé à coût de milliards une pose de première pierre pour le stade de Port-Gentil

Les Gabonais abasourdis ont assisté tout au long de ce septennat d’Ali Bongo, le foisonnement d’événements festifs et distrayants. Ces derniers chers payés, au prix de la misère du peuple Gabonais visaient sans doute à soigner son image controversée. De fils de dictateur. De dictateur-corrupteur habituel. De pilleur des deniers publics du Trésor Public Gabonais. De faussaire anticonstitutionnel, sans acte de naissance légal. Ce, par le biais des événements médiatiques relayés mondialement. Soldés par le truchement de l’argent du contribuable gabonais.

L’œil du citoyen va preuves à l’appui recenser les projets dits stratégiques et très novateurs pour le Gabon selon la vue de l’esprit d’Ali Bongo et ses colistiers. Toutes ses gâteries, péripéties dignes de rêves d’un enfant gâté sont indubitablement vides de sens. Toutes ses utopies accomplies avec les fonds publics gabonais, lui ont certainement permis de faire connaître son incompétence chronique dans la gestion de la chose publique aux yeux du monde. Malencontreusement, non par son pragmatisme, son dynamisme dans la réalisation des projets innovants et concrets pour le Gabon.

Mais, pour son amour du luxe, des carrosseries, des voyages en yacht, des finales de coupe de Champions League, du mondiale brésilien, de l’arrivée onéreuse du roi Pélé. Projets médiatisés urbi et orbi. Comme la chaîne de télévision de l’épouse de son maître vaudou fétichiste, Maixent Accrombessi, EDAN TV. D’où son attachement aux lobbys mafieux du tristement célèbre couple publiciste Français, exilé depuis l’ère Sarkozy aux États-Unis, Richard et Cécilia Attias.

L’œil du citoyen relève comme tout le peuple Gabonais qu’au cours du mandat présidentiel d’Ali Bongo, dont plusieurs Gabonais ont hâte de tourner la page, il y a eu la réalisation des projets à coups de milliards pour l’organisation de la CAN 2012. Malheureusement, sans retombées financières. Et pourtant le revoilà corrompre à coups de milliards de FCA, avec l’argent du pétrole gabonais, la CAF aux mains du businessman entreprenant Camerounais, le cupide Issa Ayatou, pour l’organisation de l’édition 2017.

Mais aussi, L’œil du citoyen note avec le mal du pays, l’éclat ensoleillé circonspect des réalisations effarement oisives, du carnaval brésilien, des courses nautiques, des motos show. Sans oublier les concerts des stars richissimes Américaines et Françaises. Et des événements aux élans strictement médiatiques comme la finale des trophées des Champions de France, PSG vs Bordeaux. Et la cerise sur le gâteau, récemment, l’arrivée du ballon d’or auréolé 4 fois, Léo Messi, payé aux frais de l’Etat à 3 millions d’euros pour un court séjour insultant.

Parodie de l’accueil de Léo Messi en visite officielle d’Etat, relayée sur les réseaux sociaux

Où l’insouciant Lionel Messi, s’est donné en spectacle irrespectueux pour la nation gabonaise avec un accoutrement décousu. Et pourtant reçu avec les honneurs d’un chef d’Etat, tapis rouge, accueil des ministres de la République, du cabinet de la Présidence de la République. Bain de foule à la gabonaise, avec étonnamment pour chauffeur Ali Bongo lui-même.

Où sont passées, l’exigence de la priorité républicaine au sommet de l’Etat, la probité de l’action politique, la Real politique, la réalisation des programmes annoncés à chaque sortie publique ?

Le festif oisif, le récréatif désopilant, le divertissement ineffable, la publicité grossière, les projets à dépenses faramineuses superfétatoires, tel est credo d’Ali Bongo. L’œil du citoyen va poser son curseur sur certaines actions et pas l’ensemble de peur d’écrire tout un livre pour tenter de démontrer le goût prononcé du délassement énervant et immergent-émergent made in Ali Bongo.

Projets festifs d’un bébé gâté royal drôlement devenu Président de la République du Gabon

L’œil du citoyen va passer en revue les grands projets dits novateurs, ‘’d’infrastructures’’, actions qui rendront le Gabon émergent à l’orée 2025. Mûrement réalisés par Ali Bongo et ses affidés technocrates d’une rare intelligence surdouée pour le chaos. Il y a eu entre autres, et L’œil du citoyen se souvient comme si c’était hier, de ce projet qui a changé formellement le quotidien miséreux des Gabonais : la course internationale motonautique de class 1 offshore, dénommée ‘’Grand prix du Gabon’’. Cette dernière s’élançait le jeudi 12 juillet 2012 sur le front de mer à Libreville.

Durant cette course internationale, les Gabonais affamés, et malheureux par des grèves à répétition de l’administration publique, ont assisté au détachement de douze bateaux bimoteurs de grande puissance. En course sur la côte de Libreville, pour un parcours total de 8 kilomètres. Les Gabonais ont vraisemblablement constatés leurs vies changées et améliorées par les pilotes des machines. Issus majestueusement des pays tels que le Qatar, le Koweït, le Brésil, la Norvège, l’Italie, l’Angleterre ou les USA. Des excellents exemples de développement, invités pour un projet spectacle et non pour le renforcement des coopérations économiques bilatérales et durables.

19 milliards de francs CFA dépensés par l’Etat pour une course de bateau mortelle@Koaci

D’ailleurs, n’ayant aucuns pilotes athlètes et ne sachant aucunement malgré ses 800 kilomètres de côtes, cette pratique sportive exercée sous d’autres cieux par des richissimes milliardaires, les Gabonais avaient été représentés heureusement par l’Italien Guido Cappelini, qui avait piloté le bateau "Esprit du Gabon" sur lequel flottait, le vert-jaune-bleu national. Près de 200 personnes en charge de la logistique. Rémunérées aux frais du contribuable gabonais, ainsi que des médias internationaux avaient eu pour refuge touristique de contingence Libreville.

Une organisation sportive première en Afrique qui s’était, d’ailleurs, soldée par le décès accidentel du pilote, William Nocker, de l’écurie norvégienne, Welmax. Mêmes les eaux gabonaises eurent manifesté leur désarroi devant une telle gabegie. Son bateau s’était retourné, en pleine vitesse, et a percuté l’eau. Il en est, malheureusement, mort. En organisant cette course mondiale de bateaux pour une dizaine de milliards de F CFA (15 millions d’euros), aux frais du contribuable gabonais, Ali Bongo voulait dans sa haute imagination, faire vibrer et mettre sur le même piédestal, Libreville au même diapason avec des États excessivement riches et très développés. Comme Abu Dhabi, Dubaï, sans oublier, Doha, qui devaient accueillir cette épreuve sportive, à la suite de Libreville.

Pour Ali Bongo ce fût une grande et meilleure opportunité d’investissement pour son image discrétionnaire, très tyrannique aux yeux des Gabonais. Car c’était une première course motonautique en Afrique. C’était singulièrement, pour la première fois que cette course de bateaux se tient dans un pays africain. Et il fallut que ça soit le Gabon, cet événement sportif a contribué sans nul doute à faire connaitre davantage le management ignominieux d’Ali Bongo Ondimba. Toutefois, il n’y eut pas de deuxième édition, en 2013, ni même en 2014, le trésor public s’étant, entre temps, asséché.

A ce rythme des dépenses somptuaires du pouvoir, qu’est-ce que les Gabonais pouvaient-ils espérer ? D’autant plus qu’Ali Bongo a une priorité à exister dans tous les rendez-vous internationaux médiatisés sans lien direct avec le Gabon. Nous y reviendrons). Son souci primordial est voyager de par le monde. Avec un cortège, pas moins de 100 personnes dans sa délégation, aux frais du contribuable, pour des résultats toujours attendus.

Une attraction avilissante qui n’a pas de place dans les mœurs culturelles gabonaises

Sous les auspices d’Ali Bongo, Libreville, capitale du Gabon a eu une immortalité particulière d’accueillir pour la première fois de son histoire culturelle, la première édition du carnaval international Brésilien. Les manifestations y relatives hautement symboliques pour le pouvoir du Bord de mer avaient été organisées, le fameux samedi 23 février 2013 au boulevard de l’indépendance. Sur le front de mer de la capitale gabonaise. Le premier Carnaval international de Libreville, en présence de l’école de Samba brésilienne, Beija-Flor de Nilopolis. Coût de la manifestation : plus de 5 milliards de F CFA (7,5 millions d’euros).

L’argent des Gabonais abusivement dilapidé manqua sans doute à Ali Bongo, en 2014, pour tenir la deuxième édition. Les Gabonais n’ont plus eu droit à leur samba brésilienne où les danseuses de Rio et de Brasilia, se pavanant, dans les rues de la capitale, exposant, à moindre frais, où des travestis exposaient ostentatoirement aux vues des enfants mineurs et adolescents, des seins nus et arrières popotins rebondis.


"Le ministre de l’éducation s’offre du cul brésilien à prix d’or, pendant que les enseignants crient famine" titrait Mazleck

L’œil du citoyen se souvient qu’u cours de la conférence de presse donnée pour la circonstance par les responsables du ministère gabonais de la culture, occasion avait été pour le ministre de tutelle de l’époque, très proche agglutiné du BOA royal, l’instituteur, le contrefacteur docteur Séraphin Moundounga d’indiquer étonnamment que « le président de la République, chef de l’Etat, en même temps qu’il prône de faire du Gabon une grande destination de prestations de services intellectuels de haut niveau, veut en même temps faire du Gabon une grande nation sportive et une grande nation artistique. »

Où sont les priorités des Gabonais ? Les Gabonais mangent-t-il à leur faim ? Arrivent-t-ils à s’éduquer, à se soigner ? A voyager en toute sécurité ?

De sources présidentielles, ce carnaval venait en appui aux ambitions du numéro 1 gabonais, qui voulait créer à Libreville une école de danse au Gabon. Sur le modèle des écoles de samba. Et qui rivaliserait chaque année de talent et d’ingéniosité lors du carnaval de Rio de Janeiro. Drôle d’imagination, car la samba brésilienne est ancrée dans les mœurs et coutumes brésiliennes.

S’il se faisait visiter par un songe de lucidité, Ali Bongo n’aurait qu’a jeté un regard objectif sur la créativité et les richesses de nos danses traditionnelles et urbaines. Qu’il ignore étant porté aux rêveries d’un bébé gâté, voulant réaliser tous ses rêves refoulés autrefois. Parlant de la riche créativité artistique des danses gabonaises, chaque année, les jeunes Gabonais l’illustrent par une novation constante de danse « propre et dosée ». Aux contours et couleurs de nos variétés culturelles. On peut citer entres autres, l’Ikokou, l’Elone, l’Igwala, le Tandima, le Tsakidi, le Laka, le Ngozé, l’Oriengo, le Passe Tsande, le Djazzé, le Ndem, la Tcham, le Marteau...

Jeunes talentueux Gabonais en mode Ndem espérant des Fonds et institutions culturelles gabonaises œuvrant dans la danse pour encadrer leurs riches créations chorégraphiques

Mais, aveuglé par la machination médiatique, le ministre gabonais de la culture jadis, justifiait absurdement, la participation d’une école de samba brésilienne, qui selon M. Moundounga « avait pour but d’emmener les Gabonaises et les Gabonais à capitaliser cette expérience et de bénéficier de l’expertise de cette importante école de renommée mondiale ». Et d’ajouter que « cette participation brésilienne vise également à réfléchir après le carnaval, sur les possibilités de créer dans le futur une école de danse gabonaise ».

Qu’en est-t-il aujourd’hui, sept ans presque après ? Où est-passée la construction de cette école de danse de renommée mondiale ? Silence radio chut ! Ali Bongo qui caresse le rêve de rempiler à la présidence gabonaise cogite au prochain spectacle de la samba brésilienne après 2016 manifestement.

Jeunesse gabonaise sacrifiée à l’autel du goût de la perversité festive des dirigeants politiques au pouvoir

Par ailleurs, aidé par une société de communication événementielle, proche du pouvoir, a été organisée en grandes pompes la ‘’Fête des motards à Libreville’’. La jeunesse gabonaise découvrit des précieux talents spéciaux, très inspirants en l’instar de Mlle France Mbazoghé, 18 ans, « aussi belles, sexy et talentueuses », vainqueur du premier Bikini Bike Wash, organisé le 1er juillet 2013. Ce show rocambolesque organisé par la jeune garde assoiffée de prestige, sous l’égide du chef de cabinet de la présidence, le chanteur de charme du BOA royal, Liban Soleyman.

L’absurdité au paroxysme d’un événement populaire vantant les comportements déviants et des dépravations au sein de la société gabonaise

Avec une pluie des jeunes désœuvrés constipés intellectuellement, surement en perte de repères sur les priorités de l’État, de la République, de la formation, de la création d’entreprise et de l’éducation. Ce spectacle populaire inerte, fût organisé au stade de l’Amitié à Libreville. Et ce, comme d’habitude sous l’ère d’Ali Bongo, à l’occasion du premier motocross d’Afrique centrale.

Championne du "LBV Moto Show" déroulé sur l’esplanade du Stade Agondjé à Libreville au Gabon avec l’appui des pouvoirs publics Gabonais

Pionnier dans la réalisation des projets futiles, et de surcroît qui n’apporte aucune plus-value concrète au Gabon. D’ailleurs, l’épreuve qui a fait sensation a été, celle au cours de laquelle les jeunes filles dénudées, lavèrent les motos en maillot de bain. Une telle initiative redore expertement pour Ali Bongo, le blason de la gent féminine gabonaise. Déjà en perdition avec les "Kounabélistes", floraison de groupe d’animation, "déhanchées de fesses et des reins" au rythmes des louanges partisanes à la gloire de "Yaya" Omar Bongo et du tout nouveau BOA royal.

Au cours de la même année, L’œil du citoyen a été auréolé d’une autre gâterie médiatique du bébé royal, sa majesté, Ali Bongo à travers l’organisation par l’État Gabonais, du ‘’Trophée des champions 2013’’. En effet, le Gabon sous l’ère de l’émergence des maquettes a eu l’honneur d’accueillir la 18e édition du Trophée des champions qui a lieu au Gabon le 3 août 2013, dans le stade d’Angondjé (ou stade de l’Amitié) situé à Libreville. Pour marquer le clou, Ali Bongo a financé, une fois de plus, à coup de milliards des FCFCA du Trésor Public Gabonais cette manifestation sportive purement communicationnelle.

Ali Bongo heureux, réalisant un autre de ses rêves médiatiques avec l’argent des Gabonais

Or, cet argent pouvait financer son « Gabon vert, industriel et des services, ». En servant opérationnellement, à la construction d’hôpitaux, d’écoles, d’universités, la rénovation du réseau routier... Ce gâchis financier pouvait aider à solder les dettes publiques, les factures colossales impayées des entreprises privées.

Mais, non, c’était une occasion dorée pour Ali Bongo. Tenez-vous bien, il s’agissait de la cinquième édition consécutive disputée hors de France et de la première en Afrique subsaharienne. En plus, le match opposait deux équipes de renoms très médiatisés. Cadors, anciennes championnes en titres de la Ligue 1 française, le Paris SG version Qataris, aux Girondins de Bordeaux. Rappelons à toutes fins utiles, qu’outre le Gabon, le Brésil ou encore la Chine, pays déjà émergents et bénéficiant d’une santé économique meilleure que le pays amphitryon, furent candidates à cette organisation.

Parmi les chapitres financés par l’État Gabonais, en tant qu’honoré payeur, pays hôte, il y a eu entre autres, le transport et l’hébergement des équipes et de la délégation de la ligue de football professionnel.L’œil du citoyen constate impassiblement qu’au Gabon, une grande partie de la population ne profite pas de la rente pétrolière et d’autres richesses du sous-sol, comme le bois, le manganèse, l’or... La politique de la distraction ou des « jeux du cirque » est de plus en plus dénoncée bien qu’ancrée dans la vision politique d’Ali Bongo.

Les Gabonais ne voulaient pas de la CAN et de sa lourde facture, ils l’ont eue. En fin calculateur, Ali Bongo a profité de sa proximité avec Issa Hayatou, président de la CAF, pour récupérer l’organisation de la CAN 2017 dans un simulacre d’élections dont personne encore aujourd’hui ne connaît le résultat du dépouillement. Vent debout contre ce qu’elle estime être de la dilapidation de deniers publics, l’opposition a ressorti les dossiers comme les matches amicaux organisés contre le Brésil ou le Portugal pour environ 2 millions d’euros... ou encore la visite du roi Pelé pour quelques millions de dollars.

Pendant ce septennat qui s’achève, la priorité d’Ali Bongo est assurément la communication politique événementielle chimérique et le marketing politique avisé. Il oublie les projets de développement du Gabon pour prioriser le traitement de son image moribonde. Dont, même un millions de publicistes, communicants publics ne peuvent faire rayonner. Au regard du génie des casseroles qu’il possède sans conteste. L’œil du citoyen illustre son regard critique par le biais de la nouvelle venue, parmi les « sorciers blancs » de la communication, publiciste au service du président gabonais, Ali Bongo Ondimba.

Anne Hommel ’’nouveau gourou’’ Français de la communication d’Ali Bongo

Il s’agit cette fois-ci, d’Anne Hommel, patronne de l’agence Majorelles PR & Events basée en France. L’information été donnée par la presse française, notamment Le Canard Enchaîné, lors de la dernière visite en France d’Ali Bongo, visite marquée par sa présence aux côtés de François Hollande, le 15 juin 2015, au Salon du Bourget, le Salon international de l’aéronautique et de l’espace. Pour rappel, ce sont Anne Hommel et son agence de communication qui auraient organisé le séjour de 3 jours du président gabonais en terre française.

Dans le programme privé d’Ali Bongo concocté par Anne Hommel, il y avait eu ce dîner très médiatisé avec le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans un hôtel parisien. Ali Bongo avait déjeuné aussi avec des journalistes et des responsables de médias français, notamment les patrons des rédactions de Paris Match, le Journal du Dimanche et Europe 1, appartenant tous au groupe Lagardère Médias.

Puis, apprend-t-on, il y avait eu un tête-à-tête avec Marie Christine Saragosse, la présidente de France Médias Monde qui regroupe la chaîne de télévision France 24 et Radio France International. Ali Bongo avait aussi rencontré la hiérarchie de l’hebdomadaire Le Point. Étaient également prévus des rendez-vous avec des hommes d’affaires, notamment des gestionnaires de fortune sachant qu’Ali Bongo fait l’objet d’une enquête judiciaire dans des présumés « biens mal acquis ».

Anne Hommel et son agence sont donc désormais en charge des relations publiques du président gabonais. Ce dernier a probablement en ligne de mire l’élection présidentielle de 2016. En plus, la polémique se poursuit sur son acte de naissance falsifié contenu dans son dossier de candidature de 2009. Pèsent encore, les supposées origines nigérianes d’Ali Bongo présenté comme le fils adoptif d’Omar Bongo.

Même si, à la surprise générale, après avoir autrefois, mentionné à plusieurs Gabonais et à l’activiste engagé M. Jean Michel Mounguengui, de manière écrite et orale, l’inexistence de l’acte de naissance d’Ali Bongo, les archives de Nantes viennent de produire un extrait d’acte de naissance attestant que l’actuel président du Gabon est né fantastiquement à Brazzaville.

Anne Hommel a certes, une certaine expertise dans la communication de crise pour avoir été aux côtés d’hommes politiques français traversant des moments difficiles. Il s’agit notamment de Dominique Strauss-Kahn et de Jérôme Cahuzac. Mais, L’œil du citoyen est parfaitement au courant de la fin de ses hommes politiques français qu’elle a conseillé. Nous prendrons notre mal en patience et nous assisterons assidûment à la surbrillance des actions et projets innovants de cette communicante.

Dont l’une des actions inaugurales, marquante semblent le site internet las ’’Stop Kongossa’’. Afin de lutter contre les rumeurs gabonaises. En utilisant habilement des données utopistes, des contrevérités, des mensonges ostensibles. Anne Hommel arrive donc au palais présidentiel gabonais avec ses éclats de farfadets. Dans un pays en crise généralisée. Alors qu’Ali Bongo est désormais séparé de Novacom, l’agence conseil en communication et marketing dirigée par Jean-Louis Lesage qui avait assuré une partie de la communication du candidat Ali Bongo pour l’élection présidentielle de 2009.

L’œil du citoyen constate que les quelques Gabonais qui le firent confiance, reconnaissent s’être subornés au sujet du BOA royal (Bongo Ondimba Ali), en 2009. Sept ans presque, après, son bilan est tout simplement, sérieusement funeste. Diligemment 2016 (ou avant) pour qu’il débarrasse le plancher, entend-on dire. Des stratégies à cet effet sont à l’étude. Ballon d’or éternel, en toutes catégories des effets d’annonce.

Les Gabonais ont patienté en vain pour voir réaliser cette maquette : "ce que deviendront les PK grâce à l’émergence d’Ali Bongo"

D’où l’appellation assermentée de « République des maquettes », nullement exécutées, le Gabon avec la présidence BOA royal a perpétué le gaspillage, en très peu de temps, le très riche et envié héritage, légué par Dieu et nos Ancêtres a volé en éclat. Au regard, des ressources naturelles importantes non capitalisées jusqu’à nos jours. C’est, tout simplement, une énième erreur de casting des lobbys élyséens et Françafricains. Comme à l’accoutumée au grand dam des aspirations démocratiques et républicaines du Peuple Gabonais.

L’œil du citoyen se rappelle des titres relayés par la presse gabonaise, « Finances de l’Etat : Le Gabon en récession, en cessation de paiement ou insolvable ? », « Le Gabon est-il en faillite ? ». Le lancement, en septembre 2014, d’un emprunt obligataire de 320 milliards de F CFA (480 millions d’euros), en est la parfaite illustration. In fine, il est vraiment temps et plus qu’urgent pour L’œil du citoyen que l’esprit Patriotique et Républicain se restaure au Gabon avec la fin du scandale étatique du BOA de la famille Bongo-PDG.

Exemple d’un pays voisin, la Guinée Equatoriale longtemps raillé qui capitalise sa récente manne pétrolière : une vue du Centre Commercial de Sipopo

Le Gabon appartient au Peuple Gabonais et non à une famille, à un système des « profito-situationnistes », « de vils personnages », « des olibrius, des tartufes ignorants des réalités » du pays, qui « débitent des âneries écrites par des pseudos mercenaires à courts d’arguments ». Osant soutenir et saluer malicieusement ce septennat calamiteux et chaotique d’Ali Bongo.

Pour reprendre quelques couplets de notre Concorde, hymne national, Citoyens et Citoyennes, Gabonais, le moment est venu « que le temps heureux rêvé par nos ancêtres ; arrive enfin chez nous, réjouisse les êtres. Et chasse les sorciers, ces perfides trompeurs. Qui semaient le poison et répandaient la peur. Afin qu’aux yeux du monde et des nations amies ; le Gabon immortel reste digne d’envie. Oublions nos querelles, ensemble bâtissons. L’édifice nouveau auquel tous nous rêvons ».

Prônons en Agissant, pour le Gabon Revendicateur de nos valeurs d’Unité Républicaine et Patriotique. En rompant avec tous les bébés gâtés de la Françafrique dont la membrane originelle est Jacques Foccart, lieutenant du Général De Gaulle, ennemis de l’Afrique. L’action néo-coloniale perpétuée par la France au Gabon est fondée depuis des siècles, largement autour des intérêts économiques fomentés par l’ensemble des relations, des réseaux d’influence et des mécanismes politiques, économiques et militaires.

N’attendons rien de François Hollande ou je ne sais de quelle Messie Français ou hommes politiques Gabonais. Car la seule action Salvatrice et Libératrice doit se faire par le Peuple, pour le Peuple. Le Pouvoir au Peuple et non à une oligarchie apparatchiks. "L’ignorance du Peuple reste la pire de soumission".


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