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Relance économique

Le Gabon supprime encore plusieurs structures publiques de l’ère Ali Bongo


Economie
  • Le Gabon supprime encore plusieurs structures publiques de l’ère Ali Bongo © 2019 D.R./Info241
Publié le 27 février 2019 à 07h35min

Avec la pile d’emprunts qu’accumule le Gabon depuis deux ans, le gouvernement gabonais cherche toujours des niches d’économie pour se conformer aux exigences dictées par le Fonds monétaire international et à son propre plan de relance économique. Pour y parvenir, le Conseil des ministres de ce mardi a décidé de supprimer 4 agences et structures publiques présentées à l’époque comme la touche personnelle de la présidence d’Ali Bongo. Parmi elles, le comité de Privatisation, le bureau du Plan stratégique Gabon émergent et le Fonds national d’aide sociale. Des entités aux fortunes devenues diverses.

Aveux d’échec de la présidence d’Ali Bongo ou gouffres financiers ? Le conseil des ministres de ce mardi 26 février, le premier présidé par Ali Bongo depuis son AVC, a livré ses conclusions hier soir au lendemain du retour inopiné d’Ali Bongo. Selon le communiqué final ayant sanctionné les travaux, entre autres mesures prises, le ministère de l’Economie a proposé de rationaliser « les établissements publics personnalisés ». Officiellement, pour des raisons « d’efficacité, de productivité et de clarification des compétences ».

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C’est la seconde fois que de telles mesures de suppression d’établissements publics sont prises pour des raisons dites d’efficacité. Lors du dernier conseil tenu le 16 novembre 2018, huit d’entre elles étaient déjà passées à la trappe avec effet immédiat. Il s’agit de l’Agence nationale de la promotion artistique et culturelle (ANPAC), l’Agence nationale de sûreté et sécurité nucléaire, l’Autorité de régulation des produits agricoles du Gabon (ARPAG), du Fonds forestier, de la Commission nationale de développement durable, de l’Agence Nationale des Pêches et de l’Aquaculture et de la Société nationale du logement social (SNLS)...

Cette nouvelle vague de suppression d’entités publiques touche :
- le bureau de Coordination du Plan stratégique Gabon émergent (BCPSGE) rattaché à la Présidence gabonaise et dirigé jusque-là par Liban Soleman ;
- le Fonds national d’aide sociale (FNAS) rattaché au ministère de la Santé ;
- du Comité de Privatisation rattaché au ministère de l’Economie
- du Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC) dont les attributions sont transférées à l’Oprag dont la direction a été confiée hier au colonel Landry Régis Laccruche Lelabou.

Le communiqué final du Conseil des ministres précise que « tous les agents permanents de l’Etat concernés par ces suppressions sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine », ce qui augure encore des soucis de personnels sans affection et potentiellement sans salaire. Car, il reviendra aux départements ministériels concernés d’assurer « la mise en œuvre effective et immédiate de ces différentes mesures dans le respect des textes en vigueur en la matière », conclut le texte.


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