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Controverse

Le retour d’Accrombessi au Gabon, « l’amant-marabout d’Ali Bongo » perçu par l’opinion


Analyse
  • Le retour d’Accrombessi au Gabon, « l’amant-marabout d’Ali Bongo » perçu par l’opinion © 2017 D.R./Info241
Publié le 1er juillet 2017 à 16h37min

Le natif d’Abomey et de Ouidah (Benin), Maixent Accrombessi, l’abhorré « DC tout puissant » d’Ali Bongo qui a cristallisé toute l’expression de la haine des « Omariens » durant le dernier septennat est de retour depuis le 26 mai 2017, dans « sa terre marchande du Palais présidentiel du bord de mer ». Plusieurs réactions dans l’opinion gabonaise ont fusé, d’aucuns ont salué « le retour de l’enfant prodigue » et d’autres ont dénoncé « le retour de l’amant-marabout » et « pilleur friand du Trésor public de la République ». Celui qui a été nommé haut représentant du BOA demeure un personnage controversé, pièce centrale de « l’émergence tropicale ».

Le 20 août 2016 au moment où la campagne présidentielle battait son plein, le camp d’Ali Bongo avait été plongé dans une panique généralisée avec l’absence inquiétante du « manitou » directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi. La raison officielle de son absence orchestrée par le palais du bord de mer, fût sont état de santé alarmant. En effet, le puissant omnipotent Raspoutine béninois-gabonais, avait été interné selon une source proche du palais interrogée par Info241 à Casablanca, précisément à l’hôpital Cheikh Khalifa Ibn Zaid.

Mais avant ce prétendu accident vasculaire cérébral (AVC), le DC de la présidence selon une autre source proche de la garde républicaine aurait détourné plusieurs milliards en cash planqués dans le domicile de sa maîtresse. Ce n’est pas tout, une folle rumeur avait enflé prétextant ce simulacre d’AVC, afin de permettre à Ali Bongo voyant son pouvoir l’échappé avec sa défaite cuisante à l’élection présidentielle du 27 août, de sécuriser tout le butin financier pillé au Trésor public gabonais dans des paradis fiscaux. D’où, selon la même source, après le Maroc celui qui est qualifié par l’opinion gabonaise comme « l’amant-marabout d’Ali Bongo » avait pris ses quartiers à Londres, où son « amoureux Ali » lui rendait constamment visite officieusement.

Après presque une année d’absence notoire, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi, remplacé par le tristement célèbre Boguikouma et Jean Valentin Leyama, son adjoint, natifs tous deux de la province du Haut-Ogooué, a foulé le sol gabonais le 26 mai en milieu d’après-midi, à bord du Gulfstream G650, avion spécial de la présidence gabonaise. Pour un proche de la garde républicaine, il a été accompagné de Pacôme Yamadjako, son cousin, curieux gérant de la société de droit marocain Excel Compta, qui gère le patrimoine immobilier de la présidence gabonaise dans le pays de Mohammed VI. Et pas que…

La toile gabonaise n’a pas manqué de commenter ce retour du mal aimé du Gabon. Qui est réellement Maixent Accrombessi ? s’est interrogé un enseignant gabonais « comment comprendre qu’un tel personnage sulfureux est considéré par le personnel du Palais du mer comme étant le tout puissant vrai chef de l’exécutif de la Présidence gabonaise, difficile de répondre. Tant le mystère qui entoure son arrivée au Gabon est jalonné de zones d’ombres. Avec la récurrence de sa pratique du vaudou l’ayant permis d’être au cœur du pouvoir d’Ali Bongo ».

Un internaute visiblement remonté, commentant cette actualité s’est exprimé sur un ton d’humour satirique en ces termes :« Vu qu’Ali Bongo semble follement amoureux de son bien aimé marabout béninois Maixent Acrombessi qu’il impose aux Gabonais. Qui plus est, il s’acharne à dire qu’il est Gabonais, qu’il se plie alors à nos traditions. Nous revendiquons dès lors la dot de l’enfant de Bongoville et d’Akiéni. Il faut qu’Acrombessi puisse doter le fils chéri de Josephine Nkama (Patience Dabany), nous appelons les Dabany-Assélé à revendiquer ce droit qui nous est cher. Et qu’il paye tous les services rendus, l’enrichissement colossal sur le dos du contribuable gabonais qui perdurent déjà plus d’une décennie. Trop c’est trop ».

Pour le commun des Gabonais, a ajouté un étudiant de l’UOB « c’est un illettré bardé de faux diplômes, débarqué à Libreville dans les valises d’André Mba Obame, tout fraîchement rentré de ses études en France, nanti d’un doctorat en Sciences politiques. C’est d’ailleurs un fait savamment distillé par le défunt secrétaire général de l’Union Nationale, véritable vainqueur de la Présidentielle de 2009, lors de ses nombreuses interventions publiques. Féru de fétichisme, Ali Bongo est tombé amoureux de ce mythomane Raspoutine afin de lui permettre d’accéder au pouvoir en éliminant les tenanciers du pouvoir d’Omar Bongo. En commençant par l’élimination par empoisonnement de Georges Rawiri (le Joe, ami fidèle d’Omar), puis Edith Lucie Bongo qui mènerait Omar à la mort  ».

Dans un pays où le pouvoir et le mystique, les crimes rituels à répétition ne forment qu’un, la légende enfle, selon un haut cadre de l’administration gabonaise « Maixent Accrombessi est reconnu comme étant le maître spirituel et amant très complice d’Ali Bongo, faisant des aller-retours entre son pays d’origine le Bénin, berceau du vaudou et le Gabon pour acquérir des pouvoirs surnaturels. C’est selon ce cadre, pour mieux envoûter Ali, pour d’autres, protéger ce dernier de ses ennemis qui consultent marabouts et autres ngangas pour le neutraliser mystiquement ».

Mba Obame affaibli par une maladie effroyable d’une sorcellerie de Tartare, enfoncera le clou, lorsqu’après un temps prolongé en exil médical effectué en Afrique du Sud et en France, il déclara publiquement être victime d’attaque mystique tout en promettant à son tour de consulter des guérisseurs pour rendre la pareille au commanditaire Maixent Accrombessi. Ce qui fait que ce dernier est pour l’opinion gabonaise l’auteur de la mort prématuré de celui qui est considéré comme le réel vainqueur de la présidentielle de 2009 au Gabon.

Rappelons qu’en novembre 2011, le Gabon a été frappé par un déshonneur diplomatique jamais égalé, l’avion présidentiel estampillé République gabonaise a été muré cacheté à l’aéroport de Porto-Novo (Benin) par un contrôleur rigoureux pour des raisons de sécurité. Suite à une agitation féérique dans un avion d’Etat. Vlan, à l’intérieur de l’avion se trouvait Maixent Accrombessi et ses convives shootés à la drogue. Entre le Gabon et le Bénin, on frôle la crise diplomatique, la présidence béninoise se fend en excuse dans un communiqué lu en direct sur les plateaux de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTBN).

Invraisemblable ! La rumeur se répand dans tout Libreville, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi était à bord d’un avion transportant de la drogue, des valises bourrées de FCFA, et en compagnie de prostituées. Dans les bureaux du palais ou dans les bistrots, les Gabonais crachent leur haine sur Accrombessi. Est-ce à tort ou à raison ? Peut-on imaginer voir un Gabonais ou une Gabonaise être accusé de telles frasques à Cotonou ?


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