11:19

In Memoriam

L’hommage au défunt ingénieur des Travaux publics gabonais, Michel Nziengui qui a tiré sa révérence !


Société
  • L’hommage au défunt ingénieur des Travaux publics gabonais, Michel Nziengui qui a tiré sa révérence ! © 2018 D.R./Info241
Publié le 8 février 2018 à 07h17min

Nziengui Ibounda Michel était le père de notre confrère Rostano Mombo Nziengui, Rédacteur en chef d’Info241 et fondateur project manager du groupe de communication Continental Com Corporate. Cet homme de Foi et du sens du service à la nation patriotique et républicaine, a été fortement engagé dans la promotion des valeurs chrétiennes au Gabon et en Afrique. Le natif de la Dola, médaillé du travail a servi l’Etat gabonais avec exemplarité toute sa vie est décédé le 28 janvier dernier au centre de cancérologie d’Agondjié des suites d’une longue et curieuse maladie dont les médecins gabonais n’ont pas pu diagnostiquer ni catégoriser le stade. Que notre confrère et toute la famille Nziengui trouve dans ces lignes nos condoléances et notre soutien moral et spirituel fraternel.

Deux choses nous ont singulièrement attristées dans cette séparation. Primo, que la mort du regretté Nziengui Ibounda né le 1er janvier 1959 à Ndendé (Département de la Dola-Ngounié sud du Gabon), en dehors du fait qu’il était malade, a été causée par l’absence criarde des soins adaptés et d’un véritable protocole médicalisé dans le service où il était interné au CHU d’Agondjé. Et deuxio, que son état, depuis des mois, nécessitait une évacuation sanitaire en Europe ou dans une structure hospitalière avec un plateau technique aux normes et un personnel médical au fait de la plastique afin qu’il puisse bénéficier de soins plus poussés. A cela, il a régulièrement été répondu aux siens que l’Etat ne disposait pas de moyens pour son évacuation.

Michel Nziengui Ibounda a eu une carrière mémorable dans l’administration des Travaux publics, où il a gravi tous les échelons avant terminé en qualité d’ingénieur avec le statut de haut cadre administratif. Cette carrière l’a consacré Directeur régionale en charge du matériel pour la zone Sud-Ouest. Artiste musicien, Sydney comme l’appelait chaleureusement ses fidèles amis, est parti du Lycée d’Etat de Ndendé pour devenir mécanicien au sortir de l’école des Travaux publics (TP) de Fougamou. Le défunt qui meurt à 59 ans seulement a fait partie de la première cuvée, où il sortira bardé du diplôme de technicien mécanicien des Travaux publics. Ayant à cœur à servir l’Etat gabonais où besoin se faisait sentir, son premier poste d’affectation en qualité de mécanicien maintenance dans le ministère des TP dans la subdivision du Nord a été à Mitzic, une ville située dans la province septentrionale gabonaise du Woleu-Ntem, chef-lieu du département de l’Okano.

Après avoir servi le ministère des TP dans le nord autour des années 80, on se souviendra qu’il supervisera dans la subdivision de l’Estuaire des travaux routiers publics pour l’ouverture des voies dans les PK, en Ntoum et en Kango. Après avoir démontré son professionnalisme dans la maintenance mécanique au service du secteur routier dans la capitale gabonaise, en 1991 il sera affecté dans son village natal à Ndendé. En qualité de chef d’atelier dans la subdivision de Ngounié-Sud. Le retour de ’’Mwane Dimbu’’, l’enfant du village Dola, dans sa terre natale de la Ngounié à laquelle il était fortement attaché étant originaire du village Ferra de part son père feu Ibounda Jean-Marie et de la rive droite de Mouila de part sa mère Clémentine Milébou Ngoma.

Puis, en 1995, feu Nziengui Michel va poursuivre ses services dévoués à l’Etat toujours en tant que chef d’atelier mécanicien dans la subdivision sud-ouest de Tchibanga dans la province du sud-ouest de la Nyanga où il a supervisé durant plus de 15 ans les travaux routiers. Il repartira servir l’Etat dans le sud profond, cette fois-ci dans le département de la Boumi-Louétsi à Mbigou toujours en tant que chef d’atelier avant de revenir dans la Nyanga à Tchibanga.

Féru de mécanique et passionné par les travaux publics et ayant une vision du développement et de la modernisation du réseau routier gabonais, le regretté Michel Nziengui ne va pas lésiner à renforcer ses connaissances dans le domaine. En effet, bien qu’ayant femme, enfants et petits enfants, au péril d’un sacrifice osé le fonctionnaire de l’Etat va repartir sur les bancs de l’école pour 2 ans d’apprentissage à L’École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie de Yaoundé au Cameroun, où il soutiendra un mémoire d’expertise pour le diplôme d’ingénieur BTP. Un an plus tard, il fût réaffecté directeur régional Ngounié-Nyanga du matériel des Travaux publics où il supervisera notamment et la construction du pont de la Basse-Banio qui permet désormais la traversée vers Mayumba en toute quiétude.

C’est dire que ce fût un travailleur acharné et dévoué pour son pays doté d’une conscience professionnelle patriotique et républicaine. Comment en retour, l’Etat gabonais pour lequel il a consacré tant d’énergie dans l’abnégation la plus totale, n’a pas pu le soutenir prétextant une absence de moyens financiers ? Comment l’Etat remercie de la sorte un agent qui a servi la nation gabonaise avec une dextérité modèle durant toute sa vie ? La famille Nziengui éplorée comme beaucoup de cellule familiale gabonaise avant elle n’a-t-elle pas été soumise à la non-assistance à personne en danger, l’Etat ayant déserté ? Les hôpitaux gabonais ne sont-ce pas devenus aujourd’hui des véritables mouroirs pour les citoyens qui n’ont pas de moyens de s’expatrier à l’étranger pour des soins médicaux ?

Et pourtant, il y a un peu plus d’un mois, on a assisté à des scènes de débauches de moyens des tenants du même Etat lorsqu’il s’est agi d’organiser une forfanterie à Paris en guise de soutien au tyran de service. Là il y avait des moyens colossaux pour des actes corruptibles. Et il y aura toujours des moyens pour servir la futilité, la propagande médiatique à l’international, la politique spectacle, l’événementiel despotique. Le père Nziengui Ibounda qui laisse la veuve et toute une famille désemparée a simplement souhaité que les siens ne le pleurent pas mais qu’ils louent le Saint nom de Dieu et de lui rendre grâce. Que Sa paix repose sur lui et les siens. Une pensée pieuse, à toute la descendance Nziengui et à toute sa famille que le Seigneur puisse réaliser le vœu cher de Pardon et d’Amour du défunt patriarche arraché brutalement pour que l’unité familiale perdure ad vitam aeternam !

Avec Echos du Nord


Laissez un commentaire
© 2013-2018 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile