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Santé d’Ali Bongo

Crise institutionnelle : le Gabon refuse poliment la mission de l’Union africaine !


Politique
  • Le ministre des Affaires étrangères lisant hier son communiqué © 2018 D.R./Info241
Publié le 20 novembre 2018 à 13h23min

La crise institutionnelle liée à l’absence d’Ali Bongo n’en finit plus d’exaspérer les autorités gabonaises. Après l’annonce le 17 novembre de la commission de l’Union africaine de dépêcher une mission au Gabon, le gouvernement gabonais a poliment décliné l’offre de l’institution africaine. Signe d’un malaise, le Gabon par la voix de son ministre des Affaires étrangères jugent inopportune cette mission pour le moment car la bonne santé des institutions ne serait plus « à prouver ».

Le communiqué de la commission de l’UA appelant au respect de l’ordre constitutionnel après la modification controversée de la Constitution que s’est permise la Cour constitutionnelle, ne semble pas du goût des autorités gabonaises.

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Dans un communiqué lue hier soir à la télévision, le gouvernement a dépêché le ministre des Affaires étrangères prêcher la bonne nouvelle de la bonne santé des institutions du pays malgré l’hospitalisation prolongée d’Ali Bongo et le transfert de certaines de ces prérogatives au Vice-président et au Premier ministre.

Le communiqué du ministre des Affaires étrangères Régis Immongault

Après avoir pris soin de remercier Moussa Faki Mahamat (président de la commission de l’UA) et le président en exercice de l’UA Paul Kagame pour leurs vœux de prompt rétablissement à Ali Bongo, le gouvernement gabonais dit avoir eu connaissance de l’arrivée de cette mission africaine « par des voies étonnement inhabituelles ». Pour le ministre des Affaires étrangères Régis Immongault : « la solidité des Institutions gabonaises n’est plus à prouver ».

Répondant ainsi à la critique à peine voilée de l’institution sur le non respect de l’ordre constitutionnel contenu dans le communiqué de la commission de l’UA. Régis Immongault justifie la bonne santé de ces institutions gabonaises par « la décision de la Cour Constitutionnelle rendue le 14 novembre 2018 et le Conseil des Ministres tenu le 16 novembre 2018 ». Deux événements querellés pour leur constitutionnalité controversée.

Pour ne pas paraître totalement hermétique à la proposition de l’UA, le gouvernement gabonais dit rester toutefois « ouvert à toute initiative de l’Union Africaine qui vise le maintien et la consolidation de la paix au Gabon ». Mais celle-ci devra intervenir « le moment venu, et en tant que de besoin ». Cette mission ne saurait débarquer dans le pays qu’"à une date qui sera convenue d’accord parties". Voilà qui est dit !


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