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Diaspora

TropCtrop : un déterminisme patriotique pour la restauration de la démocratie au Gabon


International
  • Les membres du GDDHR, de l’association TropCtrop, un représentant du CGR Canada au Département d’Etat américain , à Washington © 2019 D.R./Info241
Publié le 25 février 2019 à 06h50min

L’association TropCtrop est un mouvement né spontanément suite aux événements tragiques post-électoraux. Selon les membres du Bureau exécutif, « c’est la manifestation d’une prise de responsabilité citoyenne face au silence de la Communauté internationale, aux injustices sociales criantes et aux violations scandaleuses des Droits de l’Homme par un pouvoir inique : celui de la famille Bongo et de ses amis de l’ombre ».

Après deux ans de soulèvements populaires, de sit-in en Europe et outre-Atlantique, de marches, d’opérations spontanées de démystification, l’Association TropCtrop a expliqué Grace Djenno du Bureau exécutif de l’Association TropCtrop « a voulu aller plus loin encore, pour faire entendre les cris de SOS de chaque Gabonais épris de liberté et de changement réel ».

De façon inédite, précise une note d’information de l’association, «  une opération de « crowfunding » (levée de fonds) a été organisée pour faire participer le peuple Gabonais dans une action juridique et de lobbying intensif. Il était urgent de créer un nouvel élan d’espoir pour ce peuple qui se sent abandonné de tous, malgré ses maintes supplications ».

L’association TropCtrop «  a la particularité d’être composée de Gabonais, de binationaux et d’amis du Gabon de nationalité française pour la plus part. Cela fait d’elle une force indéniable et lui donne une nouvelle image de la Résistance gabonaise décriée par certains conservateurs et pessimistes ».

Les membres de L’Association TropCtrop, un représentant du CGR Canada et M. DIENG ADAMA, conseillé spécial du Secrétaire général des Nations-Unies,chargé de la prévention du génocide, à New-York

L’objectif de cette mission aux Etats-Unis expliquent les membres du Bureau exécutif «  était de remettre, sur la table internationale la question du Gabon et de son peuple, en grande souffrance. Cette urgence s’accompagnait d’une action juridique dont le défi est de faire stopper l’incurie institutionnelle, qui sévit au Gabon, ainsi que la situation chaotique dans lesquelles le Peuple gabonais est plongé ».

L’Association TropCtrop a décidé « d’œuvrer pleinement à l’essor du Gabon via une bonne gouvernance, au respect du vote de son Peuple, pour la défense des Droits de l’homme, pour une Démocratie éclairée, le respect de la Concorde et de sa spécificité multi-ethniques. Ce sursaut patriotique a permis d’obtenir des rendez-vous importants à New-York aux Nations Unies, à l’Union Africaine, au HCR et à Washington DC au Département d’Etat américain, pour obtenir des actions ciblées du fait des actes pris en illégalité, pour la prise en compte de la situation des victimes du 31 août 2016 et des prisonniers politiques ».

Pour les membres de l’association TropCTrop, « La détermination et le ras-le -bol ont porté des gabonais, conscients d’un enjeu à dimension humaine, à prendre des risques calculés avec une forte ambition à faire cesser la violation manifeste et permanente de la Convention ratifiée par l’Etat gabonais, sur la protection et la défense des Droits humains et la lutte contre les traitements dégradants ».

En outre, ont-il martelé, «  la violation de la Loi fondamentale constitutionnelle face à l’absence de M. Ali BONGO ONDIMBA par Marie-Madeleine MBORANTSUO, a définitivement convaincu l’Association TropCtrop d’agir de façon efficace et pragmatique. En effet, ce président « déclaré » laisse un pays dans un état ingouvernable, à la solde d’une bande d’opportunistes, au profil suspect de par leurs actes irresponsables et un contentieux électoral non soldé, malgré les deux résolutions européennes, fait inédit, votées au Parlement européen dont celle du 14 septembre 2017 qui instruit clairement à la France, au point 9, de prendre toute sa part dans la résolution de la crise gabonaise ».

Les membres de l’association TropCtrop «  sont convaincus de la légitimité de leur action, basée sur la Constitution, qui leur donne le droit de s’exprimer, en leur nom propre, pour la sauvegarde de leur patrie. Cette lutte est devenue un combat de survie contre l’oubli, l’omerta face à un drame humain, la programmation d’un crime contre une population à faible densité, une dénonciation de tortures avérées, des arrestations arbitraires en cascade et la déshumanisation de tout un peuple ».

Cette action aux Etats-Unis « est également le défi de faire changer des relations Nord-Sud, de faire installer un nouveau paradigme entre un pays dit pauvre et des Etats occidentaux qui n’ont cessé de se servir, sans ménagement au détriment d’une population laissée pour compte. A travers cette nouvelle génération, il y a une réelle volonté de faire dire le droit et rétablir la vérité démocratique d’un choix éclairé, sans ambages. Il est devenu inadmissible qu’au nom d’intérêts économiques, le message du monde soit un silence complice et le maintien de dictatures féroces ».

« Le Gabon, aussi petit pays soit-il mais hautement puissant, de par ses richesses, la force et la foi de son peuple, hautement déterminé, fera l’histoire de l’Afrique centrale et créera un précédent non négligeable : devenir un état souverain et démocratique » a conclu, Grace Djenno du Bureau exécutif de l’Association TropCtrop


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