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Enjeux sociétaux

Quelle jeunesse pour le Gabon de demain ?


Analyse
  • Quelle jeunesse pour le Gabon de demain ? © 2018 D.R./Info241
Publié le 29 mars 2018 à 11h58min

La question mérite d’être posée, car jamais notre pays n’a connu une telle crise morale comme celle d’aujourd’hui. Une crise qui se manifeste sur tous les plans, à tous les niveaux et dont la jeunesse serait principalement la plus touchée.

Abandonnée puis livrée à elle-même, soit par le désistement des familles que par l’incapacité des pouvoirs publics à résoudre le problème de fond en comble, nous assistons avec impuissance à la destruction massive de toute une génération sensée être l’avenir et l’appui de demain pour les générations futures.

Les silences coupables

Depuis quelques années maintenant et, sous silence des forces publiques, nous assistons à une montée en force de la dépravation des mœurs dans notre société. Société dans laquelle la jeunesse gabonaise serait en perte de repères et de modèles sur lesquels s’appuyer afin d’être l’avenir de demain. Les bonnes vertus ont cédé la place aux vices, caractérisées par une délinquance sexuelle avancée au point d’en être un moyen de réussite à l’école avec la fameuse MST (Moyennes sexuellement transmissibles), d’un degré de banditisme et de braquage supervisé par goudronniers et chefs de goudronniers.

Il ne se passe pas une seule journée, sans que l’on ne soit victime, témoin d’actes de banditisme ou que les médias ne nous informent d’une mort d’un jeune, poignardé par un de ses camarades parfois pour des sommes de 50 ou 100 F.CFA. Certains de ces jeunes, ont désisté les bancs de l’école volontairement, ou maltraité et abusé par les membres de leur famille. Ce qui du point de vue humain causerait des blessures du cœur...et favoriserait à devenir délinquants, prostituées ou spécialistes en Kobolos. Cette nouvelle drogue prisée par les adolescents et de l’ensemble de la jeunesse gabonaise.

Les ravages des Kobolos

Un véritable phénomène de surconsommation qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans les 9 provinces du Gabon. Initialement administrés aux malades mentaux, les Kobolos (Tramadol) sont vite devenus une drogue de choix pour la jeunesse gabonaise. Comme nous l’avons dit plus haut, la dépravation des mœurs touche beaucoup plus les jeunes en mal être, en quête d’amour parental et de bien-être social.

Nous pensons que les parents devraient pleinement jouer leur rôle d’encadreurs et d’éducateurs. Ccar quand certains ne démissionnent pas de leurs charges familiales, d’autres encouragent librement leurs enfants (filles ou garçons) à se livrer à la prostitution afin de subvenir aux besoins de toute la famille. Incroyable quand on sait que c’est aux parents d’amasser les revenus pour les enfants et non le contraire !

Et cela est véritablement dommageable pour notre société. Car si aujourd’hui nous assistons à une telle montée de la violence et de dépravation des mœurs c’est parce que plusieurs parents ne jouent plus leur rôle dans le cercle familial. C’est soit YouTube ou la télévision qui éduque maintenant nos enfants et leur apprend comment se comporter dans la société. Il faut donc que les parents reprennent la charge de l’éducation de leurs enfants. Ceux-ci doivent inculquer les valeurs morales aux leurs, au lieu de les laisser s’éduquer soi-même.

Des recommandations...

Nous encourageons également les pouvoirs publics à davantage prendre des mesures pour l’insertion professionnelle des jeunes déscolarisés afin de réduire le risque de banditisme, car un jeune qui ne fait rien dans la société est exposé au risque d’être goudronnier ou prostituée. Bien qu’ils ont montré leurs limites et nous comprenons qu’ils ne peuvent résoudre ce problème, nous interpellons les pouvoirs publics à avoir plus d’intérêt pour la jeunesse, c’est l’avenir de demain, à censurer toutes les œuvres artistiques pouvant inciter les jeunes à la délinquance sous toutes ses formes, à interdire la propagande des stupéfiants etc. Si vous décidez de sacrifier toute cette jeunesse, qui fera le Gabon d’après vous ?

En ces temps, nous voulons voir des jeunes qui ont la crainte de Dieu, responsables des actes qu’ils posent. Nous voulons voir des jeunes manger par le fruit de leurs efforts. Nous voulons voir les jeunes entreprendre afin de participer à la création des richesses de notre pays. Nous voulons voir la jeunesse gabonaise se démarquer en ce siècle présent dans le retour à des valeurs morales. Nous voulons voir la jeunesse gabonaise se lever comme un seul homme et dire non à la dépravation des mœurs, non aux Kobolos, non à la prostitution, non aux moyennes sexuellement transmissibles, non à la délinquance juvénile et non au sacrifice de toute une génération au profit des démons et de la sorcellerie.

Et ceci passe par une prise de conscience et un abandon total des mauvaises actions. C’est dans cet optique que nous encourageons la tenue des Journées de la Jeunesse le vendredi 25 et samedi 26 mai 2018 au gymnase d’Oloumi avec pour thème : Jeunesse Asservie ou au service de la Nation ? Nous encourageons cette initiative et saluons ceux qui en ont saisi l’opportunisme.

À suivre...

Par Jofrid Mayossa


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