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Crise post-électorale

Quand la crise post-électorale gabonaise se déporte aux Etats-Unis !


Politique
  • Quand la crise post-électorale gabonaise se déporte aux Etats-Unis ! © 2017 D.R./Info241
Publié le 8 juin 2017 à 07h17min

La crise post-électorale gabonaise semble s’être déplacée toute cette semaines aux Etats-Unis. Après avoir été conspués par ses compatriotes qui se refusent toujours à le reconnaître comme « président » du Gabon, Ali Bongo s’est entretenu mercredi avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en marge de de la conférence qui se tient jusqu’à demain à New-York sur les océans.

Il en rêvait depuis sa réélection toujours controversée à la tête du Gabon, Ali Bongo a enfin eu hier son tête à tête avec le tout nouveau secrétaire général de l’ONU. Même si rien d’officiel n’a filtré du contenu de cette audience, Ali Bongo et sa communication en ont fait leur choux gras, comme pour montrer que malgré les hués et les contestations de son régime, il restait le président « officiel » du Gabon.

Le directeur de cabinet d’Ali Bongo pris à partie par des manifestants gabonais dimanche à New-York

Une poignée de main diplomatique entre les deux hommes que l’équipe présidentielle a vite fait de survendre depuis hier après-midi aux opposants d’Ali Bongo qui lui, a succédé à son père Omar Bongo, mort au pouvoir après 42 ans de règne sans partage. Selon un communiqué de la Présidence gabonaise parvenu à Info241, Antonio Guterres se serait félicité de la tenue du dialogue politique d’Ali Bongo qu’il aurait fortement encouragée, conclu le communiqué officiel.

Une habile façon pour Ali Bongo et sa galaxie présidentielle de re-marteler que la crise post-présidentielle et sa réélection controversée selon dans 3 des 9 provinces que compte le pays, étaient close. Et malgré les quolibets, il était le président « reconnu » par les institutions internationales comme les Nations-Unies qui, rappelons-le, avait appelé dernièrement à une médiation entre les deux vainqueurs présumés de la présidentielle d’août 2016 (Jean Ping et Ali Bongo) qui se disputent toujours le fauteuil présidentiel au Gabon.

Une chose est plus sûre, lors de cet entretien, Antonio Guterres a félicité l’administration d’Ali Bongo pour la ratification de l’Accord de Paris ainsi que la création du réseau de 20 aires marines protégées dans les eaux gabonaises. Des promesses qu’Ali Bongo semble plus prompt à lancer pour tenter de rallier à son pouvoir controversé les institutions internationales.


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