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Modification de la Constitution

La CNR brave l’interdiction des autorités et diffère sa manifestation à samedi matin


Politique
  • Une vue des populations présentes © 2018 D.R./Info241
Publié le 23 novembre 2018 à 19h48min

Bravant l’interdiction d’occuper le carrefour Rio de Libreville pour dénoncer la modification « illégale » de la constitution par la Cour constitutionnelle, le sénateur Jean Eyeghe Ndong à l’initiative de cet appel au rassemblement, a au nom de la Coalition pour la nouvelle république (CNR) de Jean Ping, donné rendez-vous aux populations ce samedi à 11h00 à sa permanence politique située au quartier Nkembo.

Sans surprise, la manifestation de l’opposition prévue à Libreville cet après-midi a été interdite par les autorités gouvernementales gabonaises. Malgré cette déconvenue, le sénateur Jean Eyeghe Ndong s’y est rendu à l’heure indiquée pour délivrer un court message, bravant ainsi l’interdiction du ministère de l’Intérieur.

Jean Eyeghe Ndong arrivant sur le lieu du rassemblement interdit

Dans son adresse, l’ancien Premier ministre a martelé la nécessité que faire fi des intimidations qu’instiguent le régime pour empêcher la tenue des manifestations publiques de l’opposition. Abordant cette interdiction, Jean Eyeghe Ndong a indiqué que le ministère de l’Intérieur lui a opposé un refus à tenir son « rassemblement ». Lambert Matha, le ministre, lui a conseillé de le « tenir dans un lieu privé », a-t-il révélé.

La courte sortie du président de la CNR au carrefour rio

C’est prenant à la lettre cette recommandation que l’actuel président de la CNR a invité les populations à son QG, situé au quartier Nkembo ce samedi matin à 11h00. « C’est samedi qu’il faudra faire l’effort. C’est à cette occasion que l’on délivrera ce qu’on a à dire par rapport à la situation de notre pays », a dit le membre de la CNR évoquant l’absence du Gabon d’Ali Bongo et la décision controversée de la Cour constitutionnelle.

Rappelons que l’opposition gabonaise est vent debout contre la dernière décision de la Cour constitutionnelle prise le 14 novembre, visant à ajouter un alinéa « provisoire » à l’article 13 de la Constitution. La CNR avait appelé à un rassemblement ce vendredi pour dénoncer cette décision et obtenir la démission de Marie Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour et belle-mère d’Ali Bongo.


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